Greffe de Cheveux

Combien de greffons ai-je besoin ? Le calcul réel

Surface à couvrir, densité visée, capacité de la zone donneuse : le calcul qui donne un nombre de greffons, et pourquoi le stade Norwood seul ne suffit pas à le déterminer.

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Infographie présentant le calcul du nombre de greffons — surface en centimètres carrés multipliée par la densité visée — et son plafonnement par la densité de la zone donneuse, de 65 à 85 unités folliculaires par cm² au départ dont 40 à 50 doivent être préservées

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Kaan
Hair Restoration Surgery
Dernière révision : 21 août 2026

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« Il vous faut 3 500 greffons. » Ce chiffre, beaucoup de patients le reçoivent avant même qu'on ait mesuré quoi que ce soit sur leur crâne — parfois à partir d'une simple photo. Cette page explique comment le nombre se calcule réellement, quelles bornes le limitent, et pourquoi deux devis peuvent diverger de plus de mille greffons pour la même tête.

Avertissement de méthode, essentiel ici : les seuils cités proviennent de publications externes. Ils décrivent l'état de la littérature, pas les résultats d'un établissement. Et le calcul illustratif présenté plus bas est signalé comme tel — c'est une arithmétique à partir de seuils publiés, pas un chiffre issu d'une étude.

Combien de greffons faut-il pour une greffe de cheveux ?

Il n'existe pas de réponse valable sans deux mesures : la surface à couvrir et la densité de votre zone donneuse. Le nombre de greffons est le produit d'un calcul, pas une caractéristique de votre calvitie.

La formule est élémentaire, et c'est justement pour cela qu'elle mérite d'être connue du patient :

ÉlémentCe qu'il représente
Surface à couvrir (cm²)Mesurée sur votre crâne, pas déduite d'une photo ou d'un stade
× Densité visée (greffons/cm²)Choix chirurgical, selon la zone et la ressource disponible
= Nombre de greffonsLe résultat — plafonné par ce que la zone donneuse peut céder

Deux patients au même stade de calvitie peuvent avoir des surfaces très différentes : un crâne large et une surface dégarnie étendue ne demandent pas le même nombre de greffons qu'un front étroit avec des golfes modérés. C'est la raison profonde pour laquelle un tableau « stade → greffons » ne peut pas être exact.

Qu'est-ce que l'échelle de Norwood, exactement ?

Une classification du motif de la calvitie masculine en sept stades — pas un outil de mesure. Élaborée par Hamilton en 1951 puis étendue par Norwood en 1975, elle décrit la progression de l'alopécie androgénétique masculine, du recul fronto-temporal jusqu'à la calvitie étendue, avec des variantes dites « type A » pour les profils qui reculent en ligne plutôt qu'en golfes.

Ce qu'elle fait très bien : donner un vocabulaire commun. Deux praticiens qui disent « stade IV » parlent de la même configuration. Ce qu'elle ne fait pas : mesurer une surface, une densité résiduelle ou un calibre de cheveu. Un stade est une forme, et deux hommes au même stade peuvent avoir des surfaces dégarnies franchement différentes selon la taille et la morphologie de leur crâne.

Et pour une femme, quelle échelle utilise-t-on ?

Pas celle de Norwood : elle a été conçue pour la calvitie masculine et ne s'applique pas à l'alopécie féminine de type androgénétique. C'est une distinction clinique, pas une nuance de vocabulaire.

La chute féminine se présente typiquement comme une raréfaction diffuse de la région centrale du cuir chevelu avec conservation de la ligne frontale — un motif que l'échelle masculine, construite autour du recul frontal, ne décrit pas. Trois échelles sont utilisées à la place :

ÉchelleGraduationParticularité
Ludwig3 stadesLa référence historique — raréfaction centro-pariétale, ligne frontale préservée
Sinclair5 stadesPlus fine, donc plus utile pour suivre une évolution
SavinGraduée en densitéIntègre une dimension de densité, pas seulement de motif

La littérature décrit par ailleurs plusieurs sous-types de chute féminine — dont un sous-type de motif masculin. Autrement dit, une femme peut présenter un motif Hamilton-Norwood, mais c'est un cas de figure identifié comme tel, pas la règle. Conséquence directe pour le calcul : chez la femme, les repères de surface et de densité doivent être mesurés sur le motif réel, et un plan chirurgical calqué sur un profil masculin est une erreur de départ.

Le stade Norwood suffit-il à déterminer le nombre de greffons ?

Non — et c'est le point que la plupart des pages sur le sujet passent sous silence. L'échelle de Norwood-Hamilton est un outil de classification du motif de la calvitie androgénétique : elle décrit une forme, pas une surface en centimètres carrés ni une densité résiduelle.

Les tableaux du type « Norwood 3 = 2 000 greffons, Norwood 5 = 3 500 greffons » circulent partout. Ils ne proviennent d'aucune publication : ce sont des ordres de grandeur d'usage commercial, utiles pour donner une fourchette de prix, inutilisables comme plan chirurgical. Quatre variables au moins, absentes de l'échelle, modifient le résultat :

  • La surface réellement dégarnie, qui dépend de la morphologie du crâne autant que du stade.
  • Les cheveux résiduels dans la zone : une zone clairsemée mais peuplée demande moins qu'une zone glabre à couverture égale.
  • Le calibre du cheveu : un cheveu épais couvre visuellement davantage à nombre égal de greffons.
  • Le contraste cheveu / peau : un contraste faible rend une densité modérée bien plus convaincante.

Autrement dit : le stade Norwood sert à se comprendre, pas à chiffrer. Un praticien qui annonce un nombre sans avoir mesuré la surface et évalué la densité donneuse vous donne un tarif, pas un plan.

Schéma d'une barre de densité de la zone donneuse divisée en trois segments : la marge exploitable à répartir sur toute une vie chirurgicale, la densité résiduelle de 40 à 50 unités folliculaires par cm² à préserver, et la zone d'aspect transparent de 20 à 30 FU/cm² à éviter

Quelle densité vise-t-on sur la zone receveuse ?

Autour de 30 unités folliculaires par cm² selon la référence clinique de synthèse — c'est-à-dire nettement moins que la densité d'un cuir chevelu non dégarni. Ce chiffre surprend souvent, et il faut le dire franchement plutôt que de le contourner.

Une greffe ne reconstitue pas une chevelure d'origine : elle redistribue une ressource limitée pour créer une illusion de densité. L'illusion fonctionne — c'est bien pour cela que la technique existe — mais elle repose sur l'implantation, l'angle, la répartition et le contraste, pas sur l'égalité des densités.

La densité visée n'est d'ailleurs pas uniforme d'une zone à l'autre : la ligne frontale, la plus visible, concentre l'effort esthétique, tandis que le vertex — zone plus large, plus consommatrice et à la vascularisation décrite comme relativement moins favorable — reçoit généralement une densité plus mesurée. Répartir uniformément une ressource finie sur toute la surface est le plus sûr moyen de n'obtenir de densité convaincante nulle part.

Le calibre du cheveu compte-t-il autant que le nombre ?

Oui — et une publication professionnelle a formalisé cette intuition en formule. C'est probablement l'élément le plus utile de cette page pour comparer deux devis, parce qu'il explique pourquoi un même nombre de greffons produit des résultats visuellement très différents d'une personne à l'autre.

L'indice de diamètre capillaire (Hair Diameter Index) se calcule ainsi :

FormuleHDI = diamètre moyen du cheveu (µm) × nombre de cheveux/cm² ÷ 100
HDI < 50Aspect perçu comme clairsemé
HDI 60 à 70Densité perçue comme moyenne
HDI > 80Aspect perçu comme fourni

Le point décisif est la nature de la relation : les observateurs classaient les sujets selon le produit du diamètre par le nombre de cheveux — une relation linéaire, et non volumétrique comme on l'avait supposé auparavant. Le désaccord entre observateurs en aveugle restait inférieur à 10 %.

Traduit en langage de patient : le diamètre et le nombre sont interchangeables dans la perception. Un cheveu épais compense un nombre plus faible, et un cheveu fin exige un nombre plus élevé pour le même rendu. C'est la raison pour laquelle deux personnes ayant reçu 3 000 greffons peuvent obtenir l'une une couverture convaincante, l'autre un résultat jugé insuffisant — sans qu'aucune erreur chirurgicale ne soit en cause.

Sur les ordres de grandeur : une étude comparant les méthodes de mesure du diamètre rapporte, en microscopie électronique, une moyenne de 83,01 µm sur le grand axe et 51,51 µm sur le petit axe de la tige. C'est le grand axe qui compte cliniquement, parce que c'est lui qui corrèle avec la couverture perçue du cuir chevelu — un cheveu n'est pas cylindrique, et le mesurer sur sa dimension étroite sous-estime ce qu'il couvre réellement.

La question utile en consultation devient donc : « avez-vous mesuré mon calibre, et pas seulement compté mes unités folliculaires ? » Un patient à cheveu fin qui reçoit un plan calculé comme pour un cheveu épais sera déçu, quelle que soit la qualité du geste.

Combien de cheveux y a-t-il dans un greffon ?

Un greffon est une unité folliculaire, qui contient généralement de un à quatre cheveux. C'est ce qui rend la comparaison de deux devis à « nombre de greffons » égal parfois trompeuse.

Deux interventions de 3 000 greffons peuvent transplanter un nombre de cheveux sensiblement différent selon la composition des unités prélevées. Ce n'est pas un détail comptable : c'est ce qui explique qu'un résultat puisse paraître plus fourni qu'un autre à chiffre annoncé identique. Quand un devis est présenté « au greffon », la question utile est donc : combien de cheveux, et pas seulement combien de greffons ?

Combien de greffons peut-on transplanter en une seule séance ?

Il n'existe pas de plafond universel publié — la limite réelle est fixée par votre zone donneuse et par la durée de l'intervention, pas par un nombre magique.

Le terme de « mégasession » désigne, dans la littérature, une séance comportant plus de mille greffons, et de telles séances sont documentées depuis les années 1990. Depuis, les chiffres annoncés dans le commerce ont beaucoup augmenté. Ce qui n'a pas changé, ce sont les contraintes biologiques :

Ce qui limite une séancePourquoi c'est une vraie limite
Capacité de la zone donneusePrélever au-delà d'un certain seuil laisse la donneuse visiblement clairsemée — de façon définitive
Temps hors du corps des greffonsPlus la séance s'allonge, plus les derniers greffons attendent — la durée hors du corps fait partie des paramètres qui gouvernent leur survie
Dose d'anesthésique localLa lidocaïne a une dose maximale — de l'ordre de 4,5 mg/kg, portée à 7 mg/kg en association avec l'adrénaline
Vascularisation du site receveurUne densité d'implantation excessive concurrence l'apport sanguin nécessaire à la prise
Fatigue de l'équipeUne séance très longue est aussi une séance où la précision du geste décroît

À ces contraintes s'ajoute un élément rarement mentionné dans les argumentaires en faveur des très grandes séances : la revue des complications en FUE identifie les mégasessions dépassant 4 000 greffons parmi les facteurs de risque de folliculite du site receveur — aux côtés d'une densité d'implantation élevée, d'un lavage retardé au-delà du troisième jour et des interventions réalisées en été. La folliculite touche environ 12 % des patients et compte parmi les causes possibles de repousse moindre ou retardée.

Autrement dit, le nombre élevé n'a pas seulement un coût sur la zone donneuse et sur le temps d'ischémie : il figure parmi les facteurs associés à une complication qui peut, elle, dégrader le résultat.

Le nombre annoncé n'est donc pas un indicateur de qualité — il est même parfois l'inverse. Une séance qui transplante beaucoup en épuisant la donneuse et en allongeant l'attente des greffons échange un bénéfice immédiat contre une ressource qu'on ne récupère jamais.

Combien de greffons une zone donneuse peut-elle fournir ?

C'est la question décisive, et elle se pose en densité par cm², pas en total. Les seuils publiés dans le journal professionnel de la spécialité donnent un cadre utilisable :

Repère publiéValeur
Densité donneuse de départ (population caucasienne)65 à 85 FU/cm²
Densité donneuse de départ (population asiatique)61 à 63 FU/cm²
Densité résiduelle à préserver40 à 50 FU/cm²
Densité en dessous de laquelle la donneuse paraît « transparente »20 à 30 FU/cm² — à éviter
Excision sûre en un seul passage (densité de départ 65-75 FU/cm²)10 à 15 excisions/cm²

Ces quatre lignes disent, ensemble, quelque chose que peu de devis énoncent : la marge exploitable d'une zone donneuse est la différence entre sa densité de départ et la densité résiduelle qu'il faut lui laisser — et cette marge n'est pas disponible en une fois.

Illustration arithmétique, à partir des seuils ci-dessus (ce n'est pas un chiffre issu d'une étude, mais le calcul que ces seuils impliquent) : une zone donneuse à 80 FU/cm² à laquelle on doit laisser 45 FU/cm² offre une marge de l'ordre de 35 FU/cm² pour l'ensemble d'une vie chirurgicale. À 10-15 excisions/cm² par passage, cela représente deux à trois passages — pas dix. Multiplier cette marge par votre surface donneuse réellement mesurée donne un plafond personnel, et c'est ce plafond, jamais un catalogue, qui devrait cadrer un plan.

Pourquoi deux cliniques annoncent-elles des chiffres différents ?

Parce qu'elles ne répondent pas toutes à la même question. Il faut distinguer trois nombres qu'on présente souvent comme un seul :

  • Le nombre souhaitable — ce qu'il faudrait pour la couverture demandée, calculé sur la surface.
  • Le nombre disponible — ce que votre donneuse peut céder sans se dégarnir visiblement.
  • Le nombre vendu — celui qui figure sur le devis, et qui correspond souvent à un forfait tarifaire.

Quand ces trois nombres coïncident, le devis est cohérent. Quand le nombre vendu dépasse le nombre disponible, quelqu'un paie la différence — et c'est la zone donneuse. Quand le nombre vendu est inférieur au nombre souhaitable sans que personne ne le dise, la déception se produira à douze mois, sur une couverture jugée insuffisante.

C'est pourquoi la question la plus utile en consultation n'est pas « combien de greffons me proposez-vous ? » mais « quelle surface avez-vous mesurée, quelle densité donneuse avez-vous relevée, et que se passe-t-il si les deux ne permettent pas la couverture que je demande ? ».

Faut-il demander le maximum de greffons possible ?

Non — et c'est probablement le réflexe le plus coûteux du patient qui compare des devis. Le raisonnement « plus de greffons pour le même prix, donc meilleure affaire » ignore trois faits.

D'abord, la zone donneuse ne se régénère pas. Ce qui est prélevé aujourd'hui n'est plus disponible pour une éventuelle reprise dans dix ans — or la calvitie androgénétique, elle, continue d'évoluer autour de la zone greffée.

Ensuite, une densité d'implantation excessive concurrence la vascularisation du site receveur : au-delà d'un certain point, ajouter des greffons ne fait pas pousser davantage de cheveux, cela fait courir un risque à ceux qui sont déjà posés.

Enfin, un nombre élevé rallonge la séance, donc le temps passé hors du corps par les derniers greffons implantés — l'un des paramètres qui gouvernent leur survie.

Que se passe-t-il si la demande dépasse la ressource ?

C'est le scénario le plus fréquent chez les calvities étendues, et la réponse honnête est qu'il faut alors choisir une priorité plutôt que répartir.

Concrètement, cela signifie généralement concentrer la ressource sur les zones à plus fort rendement visuel — la ligne frontale et la partie antérieure, qui encadrent le visage et déterminent l'essentiel de la perception — et assumer une couverture partielle au-delà, ou l'accompagner par un traitement médical destiné à ralentir la progression de la calvitie native.

Un praticien qui, face à une demande dépassant la ressource, propose simplement « plus de greffons » sans évoquer ce choix ne résout pas le problème : il le reporte. Et c'est précisément ce report qui produit, quelques années plus tard, une ligne frontale correcte au-dessus d'une zone qui a continué de se dégarnir.

Comment vérifier qu'un chiffre annoncé est sérieux ?

Trois vérifications suffisent à distinguer un plan d'un tarif :

  1. La surface a-t-elle été mesurée ? Un plan sérieux s'appuie sur une surface en cm², pas sur un stade ni sur une photo envoyée par messagerie.
  2. La densité donneuse a-t-elle été relevée ? C'est ce relevé qui détermine le plafond ; sans lui, le nombre annoncé n'a pas de dénominateur.
  3. Le plan dit-il ce qu'il ne fait pas ? Un plan qui identifie explicitement la zone laissée de côté, et pourquoi, est plus fiable qu'un plan qui promet une couverture intégrale sans mentionner la ressource.

Un dernier repère, utile parce qu'il est contre-intuitif : le devis le plus prudent est souvent le plus compétent. Annoncer moins de greffons que le confrère, en expliquant qu'il faut préserver la donneuse pour l'avenir, n'est pas un argument commercial — c'est exactement l'inverse. Cela mérite d'être entendu comme un signal, pas comme une réticence.

Sources et références

  1. 1
    Keene SA, Rassman WR, Harris JA — Determining Safe Excision Limits in FUE. Hair Transplant Forum International. 2018;28(1):1-11Autorité

    Seuils de la zone donneuse : densité de départ de 65 à 85 FU/cm² (population caucasienne) et 61 à 63 FU/cm² (population asiatique) ; densité résiduelle cible de 40 à 50 FU/cm² pour une couverture esthétique ; aspect « transparent » à éviter en dessous de 20-30 FU/cm² ; excision sûre en un passage de 10 à 15 excisions/cm² pour une densité de départ de 65-75 FU/cm², avec répartition uniforme des prélèvements.

  2. 2
    StatPearls — Hair Transplantation (NCBI Bookshelf)Autorité

    Densité cible du site receveur d'environ 30 unités folliculaires/cm² ; zone donneuse sûre située dans la région mi-occipitale entre les protubérances occipitales, contenant typiquement 65 à 85 FU/cm², densités optimales au-delà de 80 FU/cm² et inadaptées en dessous de 40 FU/cm² ; doses maximales d'anesthésiques locaux : lidocaïne 4,5 mg/kg, portée à 7 mg/kg en association avec l'adrénaline.

  3. 3
    Review of Factors Affecting the Growth and Survival of Follicular Grafts — PMC2956960Autorité

    Revue des paramètres opératoires influençant la survie des greffons : durée hors du corps, hydratation et conservation, traumatismes de manipulation, angle et profondeur d'implantation, vascularisation du site receveur et densité d'implantation retenue.

  4. 4
    Uebel CO — Micrograft and minigraft megasession hair transplantation results after a single session. PubMed 9385967Autorité

    Définition et documentation de la mégasession en transplantation capillaire : séance comportant plus de mille micro- et minigreffons réalisée en un seul temps opératoire.

  5. 5
    Romera de Blas C, Vega Díez D, Ricart Vayá JM, Gómez Zubiaur A — Complications in follicular unit excision hair transplantation: current evidence and practical approaches. Front Med. 2026Autorité

    Revue des complications en FUE : taux global de 1,2 à 4,7 % ; folliculite du site receveur chez environ 12 % des patients, avec pour facteurs de risque les mégasessions dépassant 4 000 greffons, une densité d'implantation élevée, un lavage retardé au-delà du 3e jour et les interventions estivales ; importance de minimiser le temps hors du corps et de maintenir l'hydratation constante des greffons.

  6. 6
    Harris JA — The Development and Application of the Hair Diameter Index (HDI). Hair Transplant Forum International. 2021;31(1):1-8Autorité

    Indice de diamètre capillaire : HDI = diamètre moyen de la tige (µm) × nombre de cheveux par cm² ÷ 100. Valeurs inférieures à 50 perçues comme clairsemées, 60-70 comme moyennes, supérieures à 80 comme fournies. La densité visuelle corrèle avec le produit linéaire diamètre × nombre — et non avec un calcul volumétrique —, avec moins de 10 % de désaccord entre observateurs en aveugle.

  7. 7
    Hair diameter measurement methods: micrometer caliper versus phototrichogram. Arch Aesthetic Plast Surg. 2022Autorité

    Mesure du diamètre de la tige capillaire : moyenne de 83,01 µm sur le grand axe et 51,51 µm sur le petit axe en microscopie électronique à balayage ; le grand axe est cliniquement plus significatif car il corrèle avec la couverture perçue du cuir chevelu, ce que la mesure du petit axe ne reflète pas.

  8. 8
    Differences in Demographic and Clinical Characteristics Among Subtypes of Female Pattern Hair Loss — PMC10417682Autorité

    Classification de l'alopécie féminine de type androgénétique : sous-types Ludwig, Olsen et Hamilton-Norwood ; le sous-type Ludwig se caractérise par une raréfaction diffuse centro-pariétale avec conservation de la ligne frontale, gradué par l'échelle de Ludwig en 3 stades et l'échelle de Sinclair en 5 stades.

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Cette page (version Belgique) tient compte des spécificités locales : devise EUR, organisme de référence INAMI / mutualité, fuseau Europe/Brussels. Les protocoles cliniques sont identiques à la version France de référence.

Questions fréquentes

Comment calcule-t-on le nombre de greffons nécessaires ?
En multipliant la surface à couvrir, mesurée en cm², par la densité visée sur cette surface, exprimée en greffons par cm². Le résultat est ensuite plafonné par ce que la zone donneuse peut céder sans devenir visiblement clairsemée. La densité cible du site receveur est de l'ordre de 30 unités folliculaires par cm² selon la référence clinique de synthèse, ce qui est nettement inférieur à la densité d'un cuir chevelu non dégarni.
Le stade Norwood permet-il de savoir combien de greffons il faut ?
Non. L'échelle de Norwood-Hamilton classe un motif de calvitie, elle ne mesure ni une surface en cm² ni une densité résiduelle. Les tableaux « Norwood 3 = 2 000 greffons » ne proviennent d'aucune publication : ce sont des ordres de grandeur commerciaux. À stade égal, la surface dégarnie, les cheveux résiduels, le calibre du cheveu et le contraste avec la peau modifient sensiblement le nombre nécessaire.
Combien de greffons peut-on transplanter en une seule séance ?
Aucune publication ne fixe de plafond universel. La littérature définit la « mégasession » comme une séance de plus de mille greffons, documentée depuis les années 1990. Les vraies limites sont la capacité de la zone donneuse, le temps passé hors du corps par les greffons — qui influence leur survie —, la dose maximale d'anesthésique local (de l'ordre de 4,5 mg/kg de lidocaïne, 7 mg/kg avec adrénaline) et la vascularisation du site receveur.
Combien de greffons ma zone donneuse peut-elle fournir ?
Cela se raisonne en densité par cm². La densité donneuse de départ est de 65 à 85 FU/cm² en population caucasienne et de 61 à 63 FU/cm² en population asiatique ; il faut lui laisser 40 à 50 FU/cm² pour qu'elle reste couvrante, une densité de 20 à 30 FU/cm² donnant un aspect « transparent ». En un seul passage, l'excision sûre est de 10 à 15 excisions/cm² pour une densité de départ de 65-75 FU/cm².
L'échelle de Norwood s'applique-t-elle aux femmes ?
Non : elle a été conçue pour la calvitie masculine, autour du recul fronto-temporal. La chute féminine se présente typiquement comme une raréfaction diffuse de la région centro-pariétale avec conservation de la ligne frontale. Trois échelles sont utilisées à la place — Ludwig en 3 stades, Sinclair en 5 stades (plus fine pour suivre une évolution) et Savin, qui intègre une dimension de densité. La littérature décrit par ailleurs un sous-type féminin de motif masculin, identifié comme tel.
Le calibre du cheveu change-t-il le nombre de greffons nécessaires ?
Oui, et la relation a été formalisée. L'indice de diamètre capillaire se calcule comme le diamètre moyen de la tige en microns multiplié par le nombre de cheveux par cm², divisé par 100 : en dessous de 50 l'aspect est perçu comme clairsemé, entre 60 et 70 comme moyen, au-dessus de 80 comme fourni. La densité perçue suit le produit linéaire du diamètre par le nombre — diamètre et nombre sont donc interchangeables dans la perception. Un cheveu épais compense un nombre plus faible ; un cheveu fin exige davantage de greffons pour le même rendu.
Une très grande séance présente-t-elle un risque particulier ?
La revue des complications en FUE identifie les mégasessions dépassant 4 000 greffons parmi les facteurs de risque de folliculite du site receveur, aux côtés d'une densité d'implantation élevée, d'un lavage retardé au-delà du troisième jour et des interventions estivales. La folliculite touche environ 12 % des patients et compte parmi les causes possibles de repousse moindre ou retardée. S'y ajoutent le temps d'ischémie allongé pour les derniers greffons implantés et la dose maximale d'anesthésique local.
Combien de cheveux y a-t-il dans un greffon ?
Un greffon est une unité folliculaire, contenant généralement de un à quatre cheveux. Deux interventions annonçant le même nombre de greffons peuvent donc transplanter un nombre de cheveux sensiblement différent selon la composition des unités prélevées. Quand un devis est exprimé en greffons, il est utile de demander également le nombre de cheveux correspondant.
Est-il préférable de demander le plus de greffons possible ?
Non. La zone donneuse ne se régénère pas : ce qui est prélevé aujourd'hui ne sera pas disponible pour une reprise ultérieure, alors que la calvitie continue d'évoluer autour de la zone greffée. Une densité d'implantation excessive concurrence par ailleurs la vascularisation du site receveur, et un nombre élevé allonge la séance, donc le temps passé hors du corps par les derniers greffons implantés.

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