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Une chute de cheveux qui démarre « sans raison » a très souvent une date de départ précise — celle d'une ordonnance. C'est l'une des causes les plus faciles à identifier et l'une des plus rarement recherchées, parce qu'elle suppose de remonter plusieurs mois en arrière. Cette page décrit les deux mécanismes en jeu, les médicaments les plus souvent cités dans la littérature, les délais caractéristiques, et pourquoi cette forme de chute ne relève presque jamais d'une greffe.
Un médicament peut-il vraiment faire tomber les cheveux ?
Oui, et c'est un effet indésirable décrit pour de très nombreuses classes — cytotoxiques, biothérapies, immunomodulateurs et bien d'autres.
La synthèse de référence sur l'alopécie médicamenteuse insiste sur un point d'organisation plus que sur une liste : la démarche consiste à reconstituer l'historique des traitements et des ajustements de dose survenus un à six mois avant l'apparition de la chute. C'est cette reconstitution, et non un examen sophistiqué, qui identifie le plus souvent le responsable.
Quelle est la différence entre effluvium télogène et anagène ?
Dans le premier, le cheveu tombe ; dans le second, il casse. Ce n'est pas une nuance de vocabulaire : les délais, la gravité et le pronostic diffèrent.
| Effluvium télogène | Effluvium anagène | |
|---|---|---|
| Mécanisme | Bascule prématurée des cheveux en phase de repos | Atteinte toxique du cheveu en croissance, qui se fracture |
| Délai d'apparition | Environ 3 mois | Souvent dans les 14 jours |
| Ce qu'on observe | Cheveux entiers, avec bulbe en massue, sur l'oreiller et dans la douche | Cheveux cassés ; en trichoscopie, fractures effilées |
| Intensité | Éclaircissement diffus | Chute massive, souvent quasi complète |
| Médicaments typiques | Bêta-bloquants, rétinoïdes, anticoagulants… | Chimiothérapies — antimétabolites, alkylants, poisons du fuseau |
Cette distinction a une conséquence directe : devant une chute massive survenue en deux semaines, on ne cherche pas la même cause que devant un éclaircissement diffus installé en trois mois.
Pourquoi la chute apparaît-elle trois mois après ?
Parce qu'un cheveu basculé en phase de repos ne tombe pas immédiatement : il reste en place environ le temps de cette phase.
Sur un cuir chevelu normal, environ 85 % des cheveux sont en phase de croissance et 15 % en phase de repos. Un follicule produit un cheveu en croissance pendant près de quatre ans, puis se repose environ quatre mois ; un nouveau cheveu pousse alors sous l'ancien et l'expulse. Sous l'effet d'un stress métabolique ou d'un médicament, jusqu'à 70 % des cheveux en croissance peuvent basculer prématurément en phase de repos.
C'est le décalage entre la bascule et l'expulsion qui crée l'illusion d'une chute « sans cause » : au moment où le patient s'inquiète, l'événement déclenchant a déjà trois mois. D'où la règle pratique : ne pas chercher ce qui s'est passé cette semaine, mais ce qui s'est passé au dernier trimestre.
Quels médicaments sont le plus souvent en cause ?
De nombreuses molécules ont été reliées à l'effluvium télogène ; les plus fréquemment citées forment une liste courte.
| Classe ou molécule | Statut dans la littérature de synthèse |
|---|---|
| Bêta-bloquants | Parmi les plus fréquemment reliés |
| Rétinoïdes, y compris l'excès de vitamine A | Parmi les plus fréquemment reliés |
| Anticoagulants | Parmi les plus fréquemment reliés |
| Propylthiouracile (antithyroïdien) | Parmi les plus fréquemment reliés |
| Carbamazépine | Parmi les plus fréquemment reliés |
| Vaccinations | Citées parmi les déclencheurs décrits |
| Chimiothérapies (antimétabolites, alkylants, poisons du fuseau) | Mécanisme différent : effluvium anagène |
Deux précisions honnêtes accompagnent cette liste. D'abord, « relié à » ne veut pas dire « provoque chez tout le monde » : la majorité des personnes traitées par ces molécules ne perdent pas leurs cheveux. Ensuite, la liste n'est pas close — de nouvelles molécules, notamment en biothérapie et en immunothérapie, viennent régulièrement s'y ajouter.
Les médicaments sont-ils la seule cause de ce type de chute ?
Non, et c'est important avant d'accuser une ordonnance : l'effluvium télogène est une réaction, pas une maladie propre.
Les déclencheurs classiques décrits sont une maladie fébrile aiguë, une infection sévère, une chirurgie lourde, un traumatisme sévère, les modifications hormonales du post-partum — en particulier la baisse des œstrogènes —, une hypothyroïdie, l'arrêt d'un traitement contenant des œstrogènes, un régime restrictif, un apport protéique insuffisant, l'ingestion de métaux lourds et une carence martiale.
Le fait qu'une chirurgie et un médicament produisent le même tableau explique une confusion fréquente : après une opération suivie d'une nouvelle ordonnance, il est souvent impossible de trancher entre les deux — et la conduite ne change pas pour autant.
La chute est-elle réversible ?
Dans l'effluvium télogène médicamenteux, oui le plus souvent : la repousse suit l'arrêt ou la réduction de dose du médicament responsable.
La synthèse de référence le formule ainsi : l'effluvium télogène médicamenteux s'améliore fréquemment à l'arrêt ou à la diminution de la molécule en cause. Deux réserves s'imposent toutefois. La repousse suit le même calendrier lent que la chute — elle se compte en mois, pas en semaines. Et l'arrêt n'est pas toujours possible : un traitement anticoagulant ou antiépileptique ne se suspend pas pour un motif capillaire.
Faut-il arrêter le médicament ?
Cette décision appartient au prescripteur, et à personne d'autre — c'est le point le plus important de cette page.
Beaucoup des molécules concernées traitent des situations où l'interruption expose à un risque bien supérieur à une chute de cheveux : anticoagulation, épilepsie, pathologie thyroïdienne, cancer. La bonne démarche consiste à signaler l'effet indésirable, à le dater, et à demander s'il existe une alternative ou un ajustement — pas à arrêter puis à en informer.
Une clinique capillaire n'a aucune légitimité à intervenir dans cette décision. Elle en a une, en revanche, pour dire qu'une greffe n'est pas la réponse à une chute dont la cause est encore active.
Un cas de figure mérite d'être anticipé : lorsque le traitement suspecté est indispensable et sans alternative, la question n'est plus « comment arrêter ? » mais « comment accompagner ? ». Il existe alors des mesures de soutien — traitement d'une carence associée, prise en charge de la gêne psychologique, solutions cosmétiques — qui ne suppriment pas la cause mais rendent la période supportable. Les proposer honnêtement vaut mieux que promettre une correction qui n'aura pas lieu tant que la molécule est en cours.
Comment savoir si c'est le médicament, et pas autre chose ?
Par la chronologie, d'abord ; par l'examen, ensuite.
| À apporter en consultation | Pourquoi c'est déterminant |
|---|---|
| La liste complète des traitements, avec les dates de début et de changement de dose | La fenêtre utile est de 1 à 6 mois avant la chute |
| Les compléments alimentaires, y compris vitamine A et « cures capillaires » | L'excès de vitamine A figure parmi les causes citées |
| Les événements médicaux récents : fièvre, infection, chirurgie, accouchement | Ils produisent exactement le même tableau |
| Un bilan biologique récent si disponible | Hypothyroïdie et carence martiale sont des déclencheurs documentés |
Un point de méthode qui évite des erreurs : la trichoscopie distingue les deux mécanismes, puisque l'effluvium anagène se caractérise par des fractures effilées du cheveu, alors que dans l'effluvium télogène les cheveux sont expulsés entiers.
Combien de temps faut-il pour que les cheveux repoussent ?
Le calendrier de la repousse est symétrique de celui de la chute : il se compte en mois, et les premiers signes visibles arrivent bien après l'arrêt du déclencheur.
La raison est mécanique. Un follicule qui a basculé en phase de repos doit d'abord terminer cette phase — environ quatre mois — avant de relancer un cheveu, lequel pousse ensuite lentement. Entre l'arrêt du médicament et une densité de nouveau satisfaisante, plusieurs cycles peuvent s'écouler.
| Moment | Ce qui se passe | Ce que voit le patient |
|---|---|---|
| Arrêt du médicament | Le déclencheur disparaît | La chute continue encore quelques semaines |
| Fin de la phase de repos | Le follicule relance un cheveu | Rien de visible |
| Repousse en cours | Cheveux courts, fins, en périphérie | Premiers signes, souvent pris pour des « cassures » |
| Plusieurs cycles plus tard | Densité rétablie hors zones déjà miniaturisées | Retour à l'état antérieur, sauf alopécie associée |
Ce délai explique un malentendu fréquent : beaucoup de patients concluent que « l'arrêt n'a rien changé » alors qu'ils évaluent le résultat trop tôt. À l'inverse, il rend crédible n'importe quel produit acheté dans l'intervalle, puisque la repousse finit par arriver de toute façon. C'est pourquoi la seule façon d'évaluer honnêtement une évolution capillaire est de comparer des photographies standardisées à plusieurs mois d'écart, et non des impressions.
Une chute médicamenteuse peut-elle révéler autre chose ?
Oui : un effluvium peut démasquer une alopécie androgénétique jusque-là discrète.
Les deux mécanismes coexistent fréquemment. L'effluvium fait chuter des cheveux sur l'ensemble du cuir chevelu, ce qui rend soudainement visible une raréfaction préexistante des zones sensibles aux androgènes. Quand l'effluvium se résout, la densité remonte partout sauf là où la miniaturisation était déjà engagée — et le patient a l'impression que « les cheveux ne sont jamais revenus » à cet endroit précis.
C'est une des situations où un avis dermatologique change réellement la conduite : la part réversible et la part chronique n'appellent ni le même traitement, ni les mêmes attentes.
Les cheveux repoussent-ils toujours après une chimiothérapie ?
Le plus souvent oui, mais pas toujours : l'alopécie permanente post-chimiothérapie existe et est définie par une persistance de la perte au-delà de six mois après l'arrêt.
Une étude multicentrique prospective a suivi 77 patients candidats à une chimiothérapie impliquée dans ce phénomène, pendant deux ans, avec trichoscopie et microscopie confocale. Six mois après l'arrêt du traitement, les patients atteints d'alopécie permanente présentaient de nombreux points jaunes diffus, la persistance de cheveux en repousse et une miniaturisation accrue par rapport à l'état initial ; la microscopie confocale montrait la persistance de cellules inflammatoires autour des annexes, aboutissant à une fibrose. Les facteurs prédictifs identifiés incluaient un antécédent de chimiothérapie à base de cyclophosphamide et de taxanes.
Ce résultat a une conséquence pratique : une repousse incomplète à six mois n'est pas un simple retard, c'est un signal qui justifie un avis dermatologique spécialisé plutôt qu'une attente prolongée.
Le casque réfrigérant fonctionne-t-il ?
Oui, c'est l'une des rares interventions de ce champ à disposer d'un essai randomisé, et l'écart est net.
L'essai randomisé multicentrique conduit chez des femmes atteintes d'un cancer du sein recevant une chimiothérapie a comparé un dispositif de refroidissement du cuir chevelu à l'absence de refroidissement. Chez les patientes évaluables, la préservation capillaire était obtenue chez 48 femmes sur 95 (50,5 % ; IC 95 % 40,7-60,4) dans le groupe refroidi, contre 0 sur 47 (0 % ; IC 95 % 0-7,6) dans le groupe témoin — soit une différence de 50,5 points (IC 95 % 40,5-60,6). Parmi les patientes, 36 % recevaient une chimiothérapie à base d'anthracyclines et 64 % à base de taxanes.
Les auteurs précisent eux-mêmes la limite : des travaux supplémentaires sont nécessaires sur l'efficacité à long terme et les effets indésirables. Une conclusion honnête serait donc : efficace chez environ une patiente sur deux, inefficace chez l'autre — ce qui reste incomparablement mieux que zéro.
L'immunothérapie fait-elle tomber les cheveux ?
C'est un effet indésirable rare mais réel, et parfois définitif.
Une revue systématique a réuni 19 études décrivant des alopécies non cicatricielles ou cicatricielles apparues sous inhibiteurs de points de contrôle immunitaire. L'événement était rare (n = 26), survenait dans l'année suivant l'initiation du traitement, et un peu plus de la moitié des patients concernés rapportaient une repousse au moins partielle après traitement dirigé contre l'alopécie.
Une seconde revue systématique a par ailleurs porté spécifiquement sur les pelades induites par des médicaments — un mécanisme encore différent, auto-immun, à ne pas confondre avec l'effluvium.
Un traitement contre la chute peut-il faire tomber les cheveux ?
Oui — et c'est une possibilité que le secteur capillaire mentionne rarement.
Trois cas d'effluvium anagène survenus après mésothérapie au dutastéride ont été publiés. L'effectif est minuscule et un rapport de cas ne démontre pas de causalité, mais l'information est utile pour deux raisons : elle rappelle qu'une injection vendue comme traitement capillaire n'est pas dépourvue d'effets indésirables, et elle illustre que le mécanisme anagène — celui de la chimiothérapie — n'est pas réservé à l'oncologie.
Un phénomène différent et bien plus fréquent mérite d'être distingué : le shedding observé au début d'un traitement efficace comme le minoxidil, qui correspond au remplacement de cheveux en repos par de nouveaux cheveux. Il est transitoire et attendu, alors que l'effluvium décrit ici ne l'est pas.
Peut-on faire une greffe si la chute est médicamenteuse ?
Non, tant que la cause est active — et le plus souvent, il n'y a rien à greffer.
Une chute d'origine médicamenteuse est diffuse et réversible : elle ne crée pas de zone définitivement dégarnie sur laquelle implanter, et elle n'épargne pas la zone donneuse. Opérer dans ce contexte revient à prélever un capital folliculaire limité pour traiter un phénomène qui allait s'améliorer seul.
Le raisonnement change dans un seul cas : celui d'une alopécie permanente post-chimiothérapie, dont le caractère fibrosant est documenté par la microscopie confocale. Là encore, la démarche commence par un diagnostic dermatologique — pas par un devis — et le délai minimal de six mois après la fin du traitement fait partie de la définition même de cette forme permanente.
Que ne faut-il pas faire ?
Trois réflexes fréquents aggravent la situation ou retardent le diagnostic.
| À éviter | Pourquoi |
|---|---|
| Arrêter seul un traitement en cours | Le risque de l'interruption dépasse souvent largement celui de la chute |
| Multiplier les compléments « anti-chute » à forte dose | L'excès de vitamine A figure parmi les causes décrites d'effluvium télogène |
| Demander un devis de greffe avant tout diagnostic | Une chute diffuse et réversible n'est pas une indication chirurgicale |
Ce qu'il faut retenir
Quand une chute de cheveux démarre sans explication apparente, la première question utile est chronologique : qu'avez-vous commencé, arrêté ou modifié entre un et six mois auparavant ? Les molécules les plus souvent citées — bêta-bloquants, rétinoïdes et excès de vitamine A, anticoagulants, propylthiouracile, carbamazépine — provoquent une chute qui apparaît vers trois mois et régresse le plus souvent à l'arrêt, décision qui appartient au seul prescripteur. Les chimiothérapies agissent par un mécanisme distinct, plus brutal, contre lequel le casque réfrigérant a démontré un bénéfice chez environ une patiente sur deux. Dans presque tous les cas, la bonne réponse est un diagnostic et du temps — pas une intervention.
Sources et références
- 1Alhanshali L, Buontempo M, Shapiro J, Lo Sicco K — Medication-induced hair loss: An update. J Am Acad Dermatol. 2023;89(2S):S20-S28Autorité
Synthèse consacrée à l'alopécie médicamenteuse : de très nombreuses molécules sont impliquées, dont les agents cytotoxiques, les biothérapies et les immunomodulateurs. L'article détaille le diagnostic et la prise en charge, en insistant sur la reconstitution de l'historique des nouveaux traitements et des ajustements de dose survenus 1 à 6 mois avant la chute, et sur le fait que l'effluvium télogène médicamenteux s'améliore fréquemment à l'arrêt ou à la réduction de dose de la molécule en cause.
- 2Hughes EC, Syed HA, Saleh D — Telogen Effluvium. StatPearls Publishing (NCBI Bookshelf), mise à jour continueAutorité
Alopécie non cicatricielle caractérisée par une chute diffuse, souvent aiguë. Sur un cuir chevelu normal, environ 85 % des cheveux sont en phase anagène et 15 % en phase télogène ; un follicule produit un cheveu anagène pendant près de 4 ans puis se repose environ 4 mois. Sous stress persistant, environ 70 % des cheveux anagènes peuvent basculer en phase télogène. Déclencheurs : maladie fébrile aiguë, infection sévère, chirurgie majeure, traumatisme sévère, modifications hormonales du post-partum (notamment baisse des œstrogènes), hypothyroïdie, arrêt d'un traitement contenant des œstrogènes, régime restrictif, apport protéique insuffisant, ingestion de métaux lourds, carence martiale. Médicaments les plus fréquemment reliés : bêta-bloquants et rétinoïdes (dont excès de vitamine A), anticoagulants, propylthiouracile, carbamazépine, et vaccinations.
- 3Saleh D, Nassereddin A, Saleh HM, Cook C — Anagen Effluvium. StatPearls Publishing (NCBI Bookshelf), mise à jour continueAutorité
Alopécie non cicatricielle dont la forme dystrophique est le plus souvent associée à la chimiothérapie, mais aussi à la dénutrition protéino-énergétique, au pemphigus, à la pelade et aux intoxications par métaux lourds. Le cheveu anagène subit une agression toxique ou inflammatoire aboutissant à une fracture de la tige. Forme la plus fréquente : l'alopécie induite par la chimiothérapie, liée aux antimétabolites, aux alkylants et aux inhibiteurs mitotiques. La chute survient souvent dans les 14 jours suivant l'administration. La trichoscopie révèle des fractures effilées des cheveux anagènes. Contrairement à l'effluvium télogène où les cheveux sont expulsés, ils sont ici cassés.
- 4Nangia J, Wang T, Osborne C, et al. — Effect of a Scalp Cooling Device on Alopecia in Women Undergoing Chemotherapy for Breast Cancer: The SCALP Randomized Clinical Trial. JAMA. 2017;317(6):596-605Autorité
Essai randomisé multicentrique (7 sites, États-Unis), 182 femmes randomisées entre refroidissement du cuir chevelu (n = 119) et absence de refroidissement (n = 63) ; 142 participantes évaluables à l'analyse intermédiaire ; âge moyen 52,6 ± 10,1 ans ; 36 % sous anthracyclines, 64 % sous taxanes. Préservation capillaire réussie chez 48 femmes sur 95 (50,5 % ; IC 95 % 40,7-60,4) dans le groupe refroidi contre 0 sur 47 (0 % ; IC 95 % 0-7,6) dans le groupe témoin ; différence de taux de succès 50,5 % (IC 95 % 40,5-60,6). Les auteurs soulignent que des recherches supplémentaires sont nécessaires sur l'efficacité à long terme et les effets indésirables. NCT01986140.
- 5Starace M, Mandel VD, Ardigo M, et al. — Defining Predictive Factors for Permanent Chemotherapy-Induced Alopecia: Trichoscopy, Reflectance Confocal Microscopy and Histopathology Study on 77 Patients. Dermatol Ther (Heidelb). 2025;15(4):869-887Autorité
Étude observationnelle prospective multicentrique : 77 patients candidats à une chimiothérapie impliquée dans l'alopécie permanente, suivis deux ans. Six mois après l'arrêt de la chimiothérapie, les patients atteints d'alopécie permanente présentaient en trichoscopie de multiples points jaunes diffus, la persistance de cheveux en repousse et une miniaturisation accrue par rapport à l'état initial ; la microscopie confocale montrait la persistance de cellules inflammatoires, notamment autour des structures annexielles, aboutissant à une fibrose. Facteurs prédictifs identifiés : antécédent de chimiothérapie à base de cyclophosphamide et de taxanes, points jaunes diffus en trichoscopie.
- 6Park M, Suh S, Kincaid C, Yale K, Atanaskova Mesinkovska N — Alopecia as an Adverse Event of Immune Checkpoint Inhibitor Therapies: Clinical Evidence and Outcomes. J Drugs Dermatol. 2025;24(3):255-260Autorité
Revue systématique de 19 études décrivant des alopécies non cicatricielles ou cicatricielles apparues sous inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (anti-PD-1, anti-PD-L1, anti-CTLA-4). L'alopécie était un effet indésirable rare (n = 26), survenant dans l'année suivant l'initiation du traitement. Un peu plus de la moitié des patients concernés rapportaient un certain degré de repousse après traitement dirigé contre l'alopécie. Les auteurs soulignent le caractère potentiellement permanent de cet effet et le manque de données diagnostiques et pronostiques dans les essais cliniques.
- 7Ezemma O, Devjani S, Jothishankar B, Kelley KJ, Senna M — Drug-induced alopecia areata: A systematic review. J Am Acad Dermatol. 2024;90(1):133-134Autorité
Revue systématique consacrée aux pelades induites par des médicaments — mécanisme auto-immun distinct de l'effluvium télogène et de l'effluvium anagène, à ne pas confondre dans la démarche diagnostique devant une chute de cheveux survenant sous traitement.
- 8Mir-Bonafé JF, Mir-Bonafé M, Piquero-Casals J, Mir-Bonafé JM — Three Cases of Anagen Effluvium Secondary to Dutasteride Mesotherapy. Actas Dermosifiliogr. 2026;117(9):104670Autorité
Trois cas publiés d'effluvium anagène survenus après mésothérapie au dutastéride — c'est-à-dire après un acte proposé comme traitement de la chute de cheveux. Série de cas : l'effectif ne permet pas d'établir de causalité, mais l'observation documente que le mécanisme anagène n'est pas limité aux chimiothérapies.
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Cette page (version Canada (Québec)) tient compte des spécificités locales : devise CAD, organisme de référence RAMQ (Régie de l'assurance maladie), fuseau America/Montreal. Les protocoles cliniques sont identiques à la version France de référence.
Questions fréquentes
Quels médicaments font le plus souvent tomber les cheveux ?
Combien de temps après le début du traitement la chute apparaît-elle ?
Faut-il arrêter le médicament responsable ?
La chute de cheveux due aux médicaments est-elle réversible ?
Quelle différence entre effluvium télogène et effluvium anagène ?
Les cheveux repoussent-ils toujours après une chimiothérapie ?
Le casque réfrigérant est-il efficace contre la chute liée à la chimiothérapie ?
L'immunothérapie peut-elle provoquer une chute de cheveux ?
Un traitement contre la chute peut-il lui-même faire tomber les cheveux ?
Peut-on faire une greffe de cheveux quand la chute est due à un médicament ?
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