Greffe de cheveux et maladie chronique : ce qui change vraiment
Diabète, anticoagulants, hypertension, hépatites, VIH : ce que la littérature chirurgicale documente réellement, et pourquoi l'arrêt d'un traitement est souvent plus risqué que le saignement.

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Les formulaires médicaux préopératoires des cliniques capillaires posent presque tous les mêmes questions : diabète, hypertension, traitement anticoagulant, hépatites, VIH. Ce que ces formulaires ne disent pas, c'est ce que chaque réponse change réellement — et les consignes qui suivent sont souvent transmises comme des évidences alors qu'elles contredisent la littérature de chirurgie cutanée. Cette page reprend chaque situation et sépare ce qui est documenté de ce qui relève de l'habitude.
Une maladie chronique empêche-t-elle une greffe de cheveux ?
Le plus souvent non : ce qui compte n'est pas l'existence de la maladie mais son équilibre, et la capacité de l'équipe à adapter la prise en charge. Une greffe de cheveux est une chirurgie cutanée réalisée sous anesthésie locale, prolongée, mais superficielle. Elle n'expose ni à un saignement massif, ni à une réanimation, ni à une anesthésie générale.
La revue publiée en 2026 dans Frontiers in Medicine par Romera de Blas et ses coauteurs, qui recense les complications de l'extraction d'unités folliculaires, formule le principe de manière claire : la survenue des complications dépend de facteurs liés au patient — comorbidités, tabagisme, traitements concomitants — autant que de variables techniques comme le dessin du punch, la manipulation des greffons, la densité et le temps d'ischémie. Autrement dit, l'état de santé est un déterminant du résultat, aux côtés du geste lui-même.
Le diabète est-il une contre-indication à la greffe de cheveux ?
Non, mais il modifie mesurablement le risque d'infection du site opératoire, et ce risque a été quantifié. La méta-analyse de Martin et de ses coauteurs, publiée dans Infection Control & Hospital Epidemiology, établit une association entre diabète et infection du site opératoire toutes chirurgies confondues.
Il existe par ailleurs une donnée capillaire directe, rarement citée. Garg et Garg ont publié le décompte des complications observées sur 2 896 patients opérés sur dix ans. Parmi les événements rapportés figurent explicitement des infections chez deux patients diabétiques. C'est peu en valeur absolue, et cela ne permet aucun calcul de taux — mais c'est la seule mention chiffrée d'une infection associée au diabète dans une série de greffe capillaire de cette taille.
La conséquence pratique n'est pas le refus : c'est l'exigence d'un équilibre glycémique documenté avant l'intervention et d'une surveillance post-opératoire attentive de la zone donneuse comme du site receveur.
Faut-il arrêter son anticoagulant avant une greffe de cheveux ?
La littérature de chirurgie dermatologique dit l'inverse de ce que dit la consigne courante : dans la plupart des cas, il ne faut pas l'arrêter. C'est le point le plus important de cette page, et celui où l'écart entre la pratique commerciale et les données publiées est le plus large.
Palamaras et Semkova, dans une revue du British Journal of Dermatology, sont explicites : l'approche ancienne consistant à interrompre tout antithrombotique, warfarine et aspirine comprises, plusieurs jours avant une chirurgie cutanée doit être abandonnée, parce que le risque de saignement, relativement faible, ne justifie pas le caractère potentiellement mortel d'une thrombose. Ils précisent que la chirurgie doit être évitée si l'INR dépasse 3,5, que l'aspirine ne doit pas être arrêtée, et que dans la plupart des autres situations un traitement antithrombotique au long cours ne doit pas être interrompu. Lorsqu'une interruption paraît nécessaire, la liaison avec le prescripteur est indispensable.
| Traitement | Ce que la littérature de chirurgie cutanée documente | Décision |
|---|---|---|
| Aspirine en monothérapie | Aucune augmentation des complications hémorragiques dans la revue systématique d'Isted (30 études, > 14 000 patients) | Ne doit pas être arrêtée |
| Warfarine (AVK) | Données discordantes : petite augmentation du taux de complications hémorragiques | Poursuivie ; chirurgie évitée si INR > 3,5 |
| Clopidogrel | Petite augmentation du taux de complications hémorragiques | Décision au cas par cas avec le prescripteur |
| Anticoagulants oraux directs | Trop peu d'études pour conclure de façon fiable | Décision au cas par cas avec le prescripteur |
| Association de plusieurs agents | Données rares ; complications possiblement plus fréquentes en cas de greffe cutanée ou de lambeau | Évaluation individuelle indispensable |
Quel est le vrai danger : le saignement ou l'arrêt du traitement ?
Dans les données disponibles, c'est l'arrêt. La revue systématique d'Isted, Cooper et Colville a rassemblé 30 études représentant plus de 14 000 patients, dont plus de 5 000 sous anticoagulant ou antiagrégant. Les événements thromboemboliques y sont rares — mais ils entraînent une morbidité élevée, voire un décès, et trois de ces événements étaient associés à l'arrêt du traitement.
Les auteurs relèvent aussi qu'aucune augmentation de la déhiscence de plaie, de l'échec de greffe, de l'infection de plaie ou de dégradation du résultat esthétique n'a été observée chez les patients ayant poursuivi leur traitement. Leur conclusion tient en une phrase : privilégier une hémostase méticuleuse plutôt que l'arrêt des agents.
Une nuance de méthode s'impose : ces travaux portent sur la chirurgie cutanée mineure — exérèses, greffes de peau, lambeaux locaux — et non spécifiquement sur la greffe capillaire. La transposition est raisonnable, la profondeur et le type de plaie étant comparables, mais elle reste une transposition. Ce qui ne se transpose pas, en revanche, c'est la conclusion inverse : rien dans la littérature ne soutient un arrêt systématique.
L'hypertension artérielle pose-t-elle un problème ?
Elle est fréquente, généralement compatible, mais elle est la source d'incidents peropératoires documentés. Dans la série de 2 896 patients de Garg et Garg, on relève un cas de crise hypertensive et sept cas de choc vasovagal — des événements liés au déroulement de l'intervention plus qu'à la technique chirurgicale elle-même.
Un cas publié dans Skinmed par Shrestha et ses coauteurs décrit une hypertension labile préopératoire résolue en peropératoire pendant une greffe capillaire : une élévation tensionnelle constatée juste avant l'intervention n'est pas nécessairement le reflet du chiffre habituel du patient. Cela plaide pour une mesure répétée plutôt que pour une annulation sur un seul relevé — comme pour une prise en charge sérieuse plutôt qu'une négligence.
Que change une hépatite B, une hépatite C ou une infection par le VIH ?
Une sérologie positive n'est pas en soi une contre-indication médicale à une greffe de cheveux : ce qu'elle impose relève de l'organisation des soins, pas du refus du patient. Les précautions standard, telles que définies par l'Organisation mondiale de la santé, s'appliquent à tous les patients, quel que soit leur statut sérologique connu ou inconnu — c'est précisément le principe qui les fonde.
Il faut cependant dire les choses telles qu'elles sont : certaines structures refusent ces patients, ou facturent un supplément, en invoquant des contraintes de stérilisation. Cette pratique ne repose sur aucune donnée médicale montrant un surrisque pour le patient lui-même. Le point à vérifier concrètement n'est donc pas « acceptez-vous mon statut » mais « quelles précautions appliquez-vous à tous vos patients », ce qui renseigne bien davantage sur le niveau réel d'hygiène de l'établissement.
Sur le plan individuel, deux éléments méritent d'être discutés avec le médecin traitant : l'état hépatique en cas d'hépatite chronique, qui conditionne la tolérance des médicaments prescrits en post-opératoire, et l'état immunitaire en cas d'infection par le VIH, qui influence le risque infectieux général.
Une maladie thyroïdienne modifie-t-elle le résultat d'une greffe ?
Une dysthyroïdie non équilibrée provoque une chute diffuse qui peut faire porter à tort le diagnostic d'alopécie androgénétique — c'est un enjeu de diagnostic, pas d'anesthésie. Le risque n'est pas opératoire : il est de greffer une zone dont la clairsemée est réversible.
Issa et Tosti rappellent, dans un article dédié à la trichoscopie pour le chirurgien capillaire, que l'évaluation préopératoire doit précisément écarter les affections qui miment une alopécie androgénétique et vérifier l'état de la zone donneuse. Une chute diffuse d'origine endocrinienne fait partie de ces situations où l'ordre des priorités est inversé : équilibrer d'abord, réévaluer ensuite.
Une maladie auto-immune du cuir chevelu contre-indique-t-elle la greffe ?
Oui, et c'est la vraie contre-indication de ce dossier — bien plus déterminante que le diabète ou l'hypertension. Les alopécies cicatricielles, comme le lichen plan pilaire ou l'alopécie frontale fibrosante, détruisent le follicule et remplacent le tissu par de la fibrose. Greffer sur un terrain cicatriciel actif expose à perdre les greffons, c'est-à-dire à consommer définitivement une zone donneuse pour rien.
La littérature publiée sur les greffes de sourcils dans l'alopécie frontale fibrosante illustre le mécanisme : la prise initiale peut être excellente à 6-12 mois, puis les greffons sont majoritairement perdus après trois à quatre ans. Un bon résultat précoce ne dit donc rien du résultat durable sur un terrain cicatriciel.
Le corollaire, dérangeant pour le discours commercial : dans ce cas précis, une clinique qui accepte d'opérer rapidement n'est pas plus accommodante, elle est moins prudente. Le tableau ci-dessous distingue les situations qui justifient réellement d'attendre ou de renoncer de celles qui n'appellent qu'une adaptation.
| Situation | Décision que les données soutiennent | Ce qui change concrètement |
|---|---|---|
| Diabète équilibré | Opérable | Équilibre glycémique documenté, surveillance renforcée du site opératoire |
| Diabète déséquilibré | Différer | Le risque infectieux se corrige avant l'intervention, pas après |
| Traitement antithrombotique au long cours | Opérable | Poursuite du traitement, hémostase méticuleuse, décision partagée avec le prescripteur |
| Sérologie virale positive | Opérable | Précautions standard, appliquées de toute façon à tous les patients |
| Dysthyroïdie non équilibrée avec chute diffuse | Différer | La raréfaction peut être réversible : équilibrer, puis réévaluer |
| Alopécie cicatricielle active | Ne pas opérer | Perte attendue des greffons ; la zone donneuse serait consommée sans bénéfice durable |
| Chute diffuse récente inexpliquée | Différer | Le diagnostic précède la décision chirurgicale, jamais l'inverse |
Un traitement par isotrétinoïne impose-t-il d'attendre ?
Le délai historique de six mois est aujourd'hui discuté, et la littérature récente évoque un déplacement du consensus. Raza, Ali et Al-Niaimi posent explicitement la question d'un assouplissement des recommandations de report des gestes dermatologiques sous isotrétinoïne.
Cette page ne tranche pas : la décision appartient au dermatologue prescripteur et au chirurgien, en fonction de la dose, de la durée du traitement et de la nature du geste. Ce qui peut être dit sans ambiguïté, c'est qu'un traitement en cours doit être déclaré, et qu'aucune règle universelle ne s'y substitue.
Le tabac pèse-t-il plus lourd que les maladies chroniques ?
C'est l'un des rares facteurs modifiables identifiés à la fois dans la revue de complications de la FUE et dans la littérature générale de cicatrisation. La revue Frontiers in Medicine nomme le tabagisme parmi les facteurs liés au patient qui influencent la survenue des complications, au même rang que les comorbidités et les traitements concomitants.
Le point utile est celui de la temporalité : les recommandations issues de la littérature chirurgicale situent l'arrêt du tabac au moins un mois avant l'intervention, et non la veille. Un arrêt tardif ne reproduit pas le bénéfice d'un arrêt préopératoire prolongé.
Quelles complications ont réellement été comptées dans une série publiée ?
Le décompte de Garg et Garg sur 2 896 patients opérés en dix ans constitue la donnée la plus détaillée disponible en langue anglaise. Il mérite d'être reproduit tel quel, sans arrondi ni interprétation.
| Événement rapporté | Nombre de patients (sur 2 896) |
|---|---|
| Folliculite stérile | 203 |
| Œdème du visage | 18 |
| Engourdissement | 18 |
| Choc vasovagal | 7 |
| Hoquet | 6 |
| Délogement de greffon | 8 |
| Petites zones de nécrose du site receveur | 3 |
| Effluvium du site receveur | 3 |
| Infection chez des patients diabétiques | 2 |
| Crise hypertensive | 1 |
| Chéloïde | 1 |
| Effluvium de la zone donneuse | 1 |
| Perte partielle des cheveux implantés | 5 |
| Patients insatisfaits du résultat | 26 |
| Complications majeures ou vitales | 0 |
Les auteurs résument leur série par un taux global de complications mineures de 0,10 % et concluent que la clé de la réduction des plaintes et des complications tient à trois éléments : une information détaillée, un interrogatoire médical et allergologique soigneux, et un examen correct du patient. Il faut noter que ce chiffre de synthèse est difficile à rapprocher du décompte reproduit ci-dessus ; nous publions les deux, l'un et l'autre étant issus de la même publication.
Que faut-il surveiller après l'intervention selon le terrain ?
Le terrain ne modifie pas seulement la préparation : il oriente ce qu'il faut regarder dans les jours qui suivent. Les événements listés ci-dessous proviennent des complications effectivement rapportées dans la série publiée et dans la revue de 2026, non d'un protocole maison.
| Terrain | Ce qu'il faut surveiller en priorité | Signal qui doit faire recontacter l'équipe |
|---|---|---|
| Diabète | Signes infectieux du site receveur et de la zone donneuse | Rougeur qui s'étend, écoulement, douleur croissante, fièvre |
| Traitement antithrombotique poursuivi | Saignement des sites de prélèvement au-delà des premières heures | Saignement qui reprend ou ne cède pas à la compression |
| Hypertension artérielle | Céphalées inhabituelles, saignement peropératoire prolongé | Céphalée intense, malaise |
| Antécédent de chéloïde | Aspect des cicatrices de la zone donneuse | Bourrelet cicatriciel qui s'épaissit au-delà de la ligne d'incision |
| Tabagisme actif | Vitalité du site receveur | Zone pâle ou noirâtre, croûtes qui ne se détachent pas |
| Tous terrains | Folliculite : c'est l'événement le plus fréquemment rapporté | Pustules multiples, douloureuses ou fébriles |
Quels examens préopératoires sont réellement utiles ?
Il n'existe pas de bilan universel publié pour la greffe capillaire : les examens utiles découlent du terrain, pas d'une liste standard. Le tableau ci-dessous distingue ce qui répond à une question clinique de ce qui relève du réflexe.
| Examen | À quelle question il répond | Quand il est utile |
|---|---|---|
| Glycémie à jeun / HbA1c | Le diabète est-il équilibré ? | Diabète connu ou facteurs de risque |
| INR | Le seuil de 3,5 est-il dépassé ? | Traitement par antivitamine K |
| Numération, plaquettes, hémostase | Existe-t-il un trouble de la coagulation ? | Antécédent hémorragique, traitement à risque |
| Sérologies VHB, VHC, VIH | Organisation des soins ; état hépatique et immunitaire | Selon la politique de l'établissement et le terrain |
| Bilan thyroïdien | La chute diffuse est-elle réversible ? | Chute diffuse récente, signes cliniques évocateurs |
| Trichoscopie | S'agit-il vraiment d'une alopécie androgénétique ? La zone donneuse est-elle saine ? | Systématiquement : c'est l'examen qui change la décision |
Pourquoi ne faut-il rien omettre dans le questionnaire médical ?
Parce que les deux incidents peropératoires les plus fréquemment rapportés dans la série publiée — malaise vagal et crise hypertensive — sont précisément ceux qu'une information complète permet d'anticiper. Garg et Garg écrivent qu'un interrogatoire incomplet, notamment sur les antécédents allergiques, augmente le risque pendant la chirurgie.
Il existe une raison plus prosaïque de tout déclarer : une intervention réalisée loin de son domicile suppose que l'équipe qui prendra en charge une éventuelle complication au retour dispose d'un dossier exact. Une omission au moment de la consultation devient un problème au moment du suivi.
Que retenir, et quelles sont les limites de ces données ?
Retenir trois choses : une maladie chronique équilibrée n'est presque jamais un obstacle ; l'arrêt réflexe des antithrombotiques est contredit par la littérature ; la vraie contre-indication est cicatricielle, pas métabolique.
Les limites doivent être posées avec la même netteté. Les données sur les antithrombotiques proviennent de la chirurgie cutanée mineure, pas de la greffe capillaire : la transposition est plausible mais non démontrée. La méta-analyse sur diabète et infection du site opératoire porte sur toutes chirurgies confondues, majoritairement des interventions bien plus invasives. La série de Garg et Garg est monocentrique, rétrospective, et son chiffre de synthèse s'accorde mal avec son propre décompte. Enfin, aucune de ces publications n'émane d'une équipe française. Aucune information de cette page ne remplace l'avis du médecin qui vous suit : elle sert à poser les bonnes questions, pas à décider à sa place.
Sources et références
- 1Palamaras I, Semkova K. Perioperative management of and recommendations for antithrombotic medications in dermatological surgery. Br J Dermatol. 2015;172(3):597-605. PMID 25142961Autorité
Revue des données disponibles sur les antithrombotiques anciens et nouveaux en chirurgie dermatologique. L'approche antérieure consistant à arrêter tout antithrombotique, warfarine et aspirine comprises, plusieurs jours avant une chirurgie cutanée doit être modifiée : le risque de saignement, relativement faible, ne justifie pas le caractère potentiellement mortel d'une thrombose. Chez les patients sous warfarine, la chirurgie doit être évitée si l'INR est supérieur à 3,5 ; l'aspirine ne doit pas être arrêtée ; dans la plupart des autres situations, un traitement antithrombotique au long cours ne doit pas être interrompu. En cas de situation complexe, la liaison avec le prescripteur est indispensable même pour une interruption de courte durée.
- 2Isted A, Cooper L, Colville RJ. Bleeding on the cutting edge: a systematic review of anticoagulant and antiplatelet continuation in minor cutaneous surgery. J Plast Reconstr Aesthet Surg. 2018;71(4):455-467. PMID 29233507Autorité
Revue systématique de 30 études représentant plus de 14 000 patients, dont plus de 5 000 sous anticoagulant ou antiagrégant, en chirurgie cutanée mineure (greffes de peau et lambeaux locaux inclus). Les événements thromboemboliques sont rares mais associés à une morbidité élevée et parfois à un décès ; trois de ces événements étaient associés à l'arrêt du traitement. Aucune augmentation des complications hémorragiques n'est observée sous aspirine en monothérapie ; les données sont discordantes pour la warfarine et le clopidogrel en monothérapie, qui montrent une petite augmentation du taux de saignement. Aucune augmentation de la déhiscence de plaie, de l'échec de greffe, de l'infection ou de dégradation du résultat esthétique n'est observée. Les données sur les anticoagulants oraux directs sont trop rares pour conclure. Conclusion : privilégier une hémostase méticuleuse plutôt que l'arrêt des agents.
- 3Martin ET, Kaye KS, Knott C, et al. Diabetes and risk of surgical site infection: a systematic review and meta-analysis. Infect Control Hosp Epidemiol. 2016;37(1):88-99. PMID 26503187Autorité
Revue systématique et méta-analyse établissant une association entre diabète et risque d'infection du site opératoire, toutes chirurgies confondues.
- 4Garg AK, Garg S. Complications of hair transplant procedures — causes and management. Indian J Plast Surg. 2021;54(4):477-482. PMID 34984088Autorité
Série de 2 896 patients opérés sur dix ans. Événements rapportés : folliculite stérile chez 203 patients, choc vasovagal chez 7, crise hypertensive chez 1, hoquet chez 6, œdème du visage chez 18, délogement de greffon chez 8, infection chez 2 patients diabétiques, petites plaques de nécrose du site receveur chez 3, chéloïde chez 1, engourdissement dans 18 cas, effluvium de la zone donneuse dans 1 cas et du site receveur dans 3 cas, insatisfaction du résultat chez 26 patients, perte partielle des cheveux implantés dans 5 cas. Aucune complication majeure ou vitale. Les auteurs résument par un taux global de complications mineures de 0,10 % et concluent que la clé de la réduction des plaintes tient à une information détaillée, un interrogatoire médical et allergologique soigneux et un examen correct du patient ; un interrogatoire incomplet augmente le risque pendant la chirurgie.
- 5Romera de Blas C, Vega Díez D, Ricart Vayá JM, Gómez Zubiaur A. Complications in follicular unit excision hair transplantation: current evidence and practical approaches. Front Med (Lausanne). 2026;13:1750989. PMID 41709896Autorité
Revue de la littérature jusqu'en septembre 2025. Le développement des complications après extraction d'unités folliculaires est influencé par des facteurs liés au patient — comorbidités, tabagisme, traitements concomitants — et par des variables techniques : dessin du punch, manipulation des greffons, densité des unités folliculaires et temps d'ischémie.
- 6Issa NT, Tosti A. Trichoscopy for the hair transplant surgeon — assessing for mimickers of androgenetic alopecia and preoperative evaluation of donor site area. Indian J Plast Surg. 2021;54(4):393-398. PMID 34984075Autorité
L'évaluation préopératoire par trichoscopie a deux fonctions : écarter les affections qui miment une alopécie androgénétique et évaluer l'état de la zone donneuse avant prélèvement.
- 7Shrestha S, Kc D, Pradhan BB, Subedi K, Sharma A. Preoperative labile hypertension with a perioperative resolution during hair transplant surgery. Skinmed. 2024;22(1):72-78. PMID 38494621Autorité
Observation d'hypertension labile constatée en préopératoire et résolue en peropératoire au cours d'une greffe capillaire : une élévation tensionnelle mesurée juste avant l'intervention ne reflète pas nécessairement les chiffres habituels du patient.
- 8Raza SA, Ali FR, Al-Niaimi F. Delaying dermatological procedural interventions in the context of isotretinoin use: is there a shift in the consensus? Clin Exp Dermatol. 2022;47(1):240-241. PMID 34546575Autorité
Discussion du déplacement du consensus concernant le report des gestes dermatologiques chez les patients traités par isotrétinoïne, longtemps fixé à six mois.
- 9Audickaite A, Alam M, Jimenez F. Eyebrow hair transplantation in frontal fibrosing alopecia: pitfalls of short- and long-term results. Dermatol Surg. 2020;46(7):922-925. PMID 31652229Autorité
Greffe de sourcils dans l'alopécie frontale fibrosante : résultat excellent chez 80 % des patientes à 6-12 mois et satisfaisant à moins de deux ans, mais la majorité perd les greffons après trois à quatre ans ; une seule patiente sur dix conserve le résultat au-delà de quatre ans.
- 10Organisation mondiale de la santé — Standard precautions in health careAutorité
Les précautions standard constituent le socle de la prévention des infections associées aux soins et s'appliquent à tous les patients, quel que soit leur statut infectieux connu ou supposé.
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