Effluvium télogène : danger, durée et repousse
L’effluvium télogène est une chute diffuse et réactionnelle, le plus souvent réversible en 6 à 12 mois. Comprendre ses causes, sa durée et la frontière avec une alopécie définitive.

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Vous perdez vos cheveux par poignées depuis quelques semaines, vous les retrouvez sur l’oreiller, dans la douche, sur la brosse, et la panique monte. Avant tout : respirez. Cette chute diffuse, brutale et impressionnante porte un nom — l’effluvium télogène — et dans son cas le plus fréquent, elle est réactionnelle et réversible. Elle traduit une réaction de votre cuir chevelu à un événement survenu, le plus souvent, deux à quatre mois plus tôt.
Cette page fait le point, de façon strictement informative, sur l’effluvium télogène : ce qu’il est exactement au regard du cycle pilaire, ses déclencheurs habituels, le danger réel (rassurant le plus souvent), sa durée et le délai de repousse, et surtout la question qui inquiète le plus : quand cette chute « réversible » masque-t-elle, en réalité, une alopécie définitive ? Car c’est là que se joue toute la nuance — et la frontière entre « patienter sereinement » et « consulter pour un diagnostic ».
L’effluvium télogène est une chute réversible qui relève d’un médecin ou d’un dermatologue : son diagnostic, le bilan biologique éventuel et sa prise en charge ne se décident pas seuls. Cette page est un contenu d’information scientifique. Renaissance Clinique ne traite pas l’effluvium télogène (chute réversible relevant d’un médecin/dermatologue) ; la greffe n’est envisagée qu’en cas d’alopécie androgénétique définitive confirmée. Aucune décision ne doit être prise sans consultation médicale.
Qu’est-ce que l’effluvium télogène ?
Pour comprendre l’effluvium télogène, il faut connaître le cycle pilaire. Chacun de vos follicules vit de façon autonome, en alternant trois phases : la phase anagène (croissance active, qui dure 2 à 6 ans et concerne normalement 85 à 90 % de vos cheveux), la phase catagène (transition brève, quelques semaines), puis la phase télogène (repos, environ 3 mois), au terme de laquelle le cheveu tombe pour laisser place à un nouveau. En temps normal, perdre 50 à 100 cheveux par jour est parfaitement physiologique.
L’effluvium télogène survient lorsqu’un événement perturbateur fait basculer prématurément un grand nombre de follicules de la phase anagène vers la phase télogène, de façon synchronisée. Comme la phase télogène dure environ trois mois, la chute massive ne devient visible que 2 à 4 mois après le facteur déclenchant — ce décalage explique pourquoi tant de personnes ne font pas le lien avec l’événement initial. La chute est diffuse (sur l’ensemble du cuir chevelu, pas en plaques ni en golfes), et l’on peut en perdre 200 à 300 par jour, voire davantage, sur plusieurs semaines.
Effluvium télogène aigu ou chronique : une distinction capitale
Toute la nuance — et tout l’enjeu de cette page — tient dans la durée. On distingue deux formes :
- L’effluvium télogène aigu. C’est la forme la plus fréquente et la plus rassurante. Il fait suite à un déclencheur identifiable, dure moins de 6 mois, et se résout spontanément une fois la cause corrigée. Le capital folliculaire n’est pas détruit : les follicules sont seulement passés en repos de façon temporaire.
- L’effluvium télogène chronique. Lorsque la chute diffuse persiste au-delà de 6 mois, parfois pendant des années, sans plaque ni golfe, on parle de forme chronique. Elle touche surtout la femme d’âge moyen. Elle nécessite un bilan plus poussé et, surtout, un examen attentif pour ne pas passer à côté d’une autre cause sous-jacente.
C’est précisément cette deuxième situation qui justifie de consulter : un effluvium qui ne s’arrête pas, ou qui s’installe insidieusement, peut révéler ou accompagner une pathologie différente — au premier rang desquelles l’alopécie androgénétique, qui, elle, n’est pas réversible. Nous y reviendrons en détail.
Une chute diffuse qui démarre brutalement après un événement, puis s’atténue d’elle-même en quelques mois, plaide pour un effluvium aigu et réversible. Une chute diffuse qui dure, s’accompagne d’un éclaircissement visible du sommet du crâne ou d’un recul de la ligne frontale, doit faire évoquer une autre cause et conduire à une consultation.
Les causes de l’effluvium télogène
L’effluvium télogène est, par définition, réactionnel : il répond à un stress subi par l’organisme. Le facteur déclenchant agit comme un signal qui synchronise le passage en télogène. Les causes les plus documentées sont :
- Un stress physique ou psychologique majeur : choc émotionnel, deuil, burn-out, période d’anxiété intense.
- L’accouchement (effluvium du post-partum) : la chute hormonale brutale après la grossesse en est la cause la plus classique, typiquement 2 à 4 mois après la naissance.
- Une carence martiale : un déficit en fer, mesuré par la ferritine, est souvent associé, en particulier chez la femme.
- Un trouble thyroïdien : hypo- comme hyperthyroïdie peuvent déclencher une chute diffuse.
- Un régime restrictif ou une perte de poids rapide : carences protéiques, en zinc, en vitamine D.
- Une fièvre élevée, une infection sévère (dont les suites de certaines infections virales).
- Une intervention chirurgicale, une anesthésie générale, une hospitalisation.
- Certains médicaments (cette question relève de votre médecin, qui seul peut évaluer le lien et ne jamais arrêter un traitement sans avis).
Dans bon nombre de cas, plusieurs facteurs se cumulent (par exemple un accouchement + une carence en fer), et il arrive qu’aucune cause ne soit retrouvée — on parle alors d’effluvium idiopathique. L’identification du déclencheur, lorsqu’elle est possible, est essentielle, car corriger la cause est la clé de la repousse.
Le décalage temporel mérite d’être bien intégré, car il déroute de nombreuses personnes. Le follicule poussé en phase de repos ne tombe pas immédiatement : il reste « accroché » environ trois mois avant d’être expulsé. C’est pourquoi une grippe sévère en janvier, un régime drastique en février ou une opération au printemps peuvent se traduire par une chute spectaculaire plusieurs mois plus tard, à un moment où l’on se sent par ailleurs rétabli. Reconstituer cette chronologie avec son médecin, en remontant deux à quatre mois en arrière, est souvent la clé pour mettre un nom rassurant sur ce qui ressemble, sur le moment, à une chute inexplicable et angoissante.
Effluvium télogène : un danger réel ou une fausse alerte ?
La question revient sans cesse, et la réponse mérite d’être posée clairement. Dans sa forme aiguë et réactionnelle, l’effluvium télogène n’est pas dangereux pour vos cheveux à long terme : il ne détruit pas les follicules, ne crée pas de zone glabre définitive et n’entraîne pas de cicatrice. La chevelure retrouve sa densité une fois le déclencheur passé. Le « danger » est avant tout psychologique : l’angoisse de voir tomber ses cheveux peut elle-même entretenir un stress qui prolonge le phénomène.
Le véritable enjeu n’est donc pas le risque de l’effluvium lui-même, mais ce qu’il pourrait cacher. Deux situations doivent inciter à consulter sans tarder :
- La chute persiste au-delà de 6 mois ou récidive : il faut écarter un effluvium chronique et ses causes sous-jacentes.
- La chute s’accompagne de signes localisés — éclaircissement du vertex (sommet du crâne), recul des golfes temporaux, élargissement de la raie — qui ne correspondent plus à une simple chute diffuse, mais évoquent une alopécie androgénétique que l’effluvium est venu démasquer.
Dans tous les cas, si la chute est sévère, prolongée, ou associée à d’autres symptômes (fatigue, prise ou perte de poids, troubles du cycle), un avis médical s’impose : ces signaux peuvent orienter vers une cause générale (thyroïde, carence, etc.) qu’il faut traiter pour elle-même.
Il faut aussi distinguer l’effluvium télogène d’autres formes de chute qui, elles, ne sont pas réversibles de la même façon. La pelade (alopécie areata) provoque des plaques nettes et bien circonscrites, à l’aspect très différent d’une chute diffuse. Les alopécies cicatricielles détruisent le follicule et laissent un cuir chevelu lisse et brillant, sans orifice pileux : leur prise en charge est urgente car la perte y est définitive. L’effluvium anagène, lui, survient typiquement lors de certains traitements lourds et touche les cheveux en pleine croissance. Cette diversité explique pourquoi un diagnostic médical, et non une autoévaluation, est la seule façon fiable de nommer correctement une chute de cheveux — et donc d’y répondre de façon adaptée.
Combien de temps dure un effluvium télogène ?
C’est la question la plus posée, et la réponse est globalement rassurante. Dans la forme aiguë, la chronologie typique est la suivante : un déclencheur survient, puis la chute massive démarre 2 à 4 mois plus tard, s’étale sur quelques semaines à quelques mois, puis s’arrête d’elle-même. La phase de chute active dure rarement plus de 3 à 6 mois lorsque la cause est corrigée.
La repousse, elle, est progressive. Une fois la chute stoppée, les follicules repassent en phase de croissance et de nouveaux cheveux apparaissent — d’abord courts et fins, comme un duvet sur les tempes et le front, puis ils s’allongent et s’épaississent. La récupération d’une densité comparable à l’état antérieur prend généralement 6 à 12 mois, le cheveu poussant d’environ 1 cm par mois. Cette patience est souvent la principale « difficulté » de l’effluvium aigu : il faut du temps, et le voir repousser rassure rétrospectivement sur sa réversibilité.
Le bilan : ce que votre médecin pourra explorer
Face à une chute diffuse, le médecin ou le dermatologue commence par un interrogatoire (recherche du déclencheur, antécédents, médicaments, alimentation) et un examen du cuir chevelu, parfois complété par une trichoscopie (examen du cuir chevelu sous grossissement) pour différencier une chute diffuse réversible d’une miniaturisation androgénétique. Un test de traction des cheveux peut aussi être réalisé.
Un bilan biologique est fréquemment proposé, à discuter avec le médecin selon le contexte. Il peut comporter, notamment :
- La ferritine, reflet des réserves en fer, particulièrement chez la femme.
- La TSH, pour dépister un trouble de la thyroïde.
- Une numération formule sanguine (NFS) et, selon le contexte, d’autres dosages (vitamine D, zinc, etc.).
Ces examens ne sont mentionnés ici qu’à titre informatif : leur prescription, leur interprétation et toute correction (supplémentation, traitement d’une cause) relèvent exclusivement d’un médecin. Renaissance Clinique ne réalise pas ce bilan et ne prescrit aucun traitement de l’effluvium télogène. L’objectif de ce bilan est double : confirmer le caractère réactionnel de la chute, et ne pas passer à côté d’une cause traitable ou d’une autre forme d’alopécie.
Effluvium télogène ou alopécie androgénétique : le diagnostic différentiel
Voici le cœur du sujet, et la raison pour laquelle un avis médical est si important. L’effluvium télogène est réversible ; l’alopécie androgénétique (la calvitie commune, héréditaire et hormonale) est progressive et définitive. Or les deux peuvent coexister, et l’effluvium peut être ce qui révèle une alopécie androgénétique jusque-là discrète.
Le scénario classique : une femme (ou un homme) traverse un effluvium aigu après un événement. La chute massive « décape » provisoirement la chevelure et rend soudain visible un éclaircissement diffus du sommet du crâne ou un recul des golfes qui s’installait lentement, masqué jusque-là par la densité. Quand l’effluvium se résout, la densité globale revient… mais l’alopécie androgénétique sous-jacente, elle, poursuit son cours. C’est pourquoi une chute qui « ne repousse pas complètement », qui se concentre sur le vertex ou la ligne frontale, ou qui s’accompagne d’un affinement des cheveux (et non d’une simple diminution de leur nombre), doit faire évoquer cette association.
| Critère | Effluvium télogène | Alopécie androgénétique |
|---|---|---|
| Type de chute | Diffuse, sur tout le cuir chevelu | Localisée : golfes, vertex, raie élargie |
| Déclencheur | Événement identifiable (stress, carence…) | Génétique et hormonale (sensibilité à la DHT) |
| Évolution | Réactionnelle, transitoire | Progressive, par poussées, sur des années |
| Le cheveu | Tombe en nombre, mais reste normal | S’affine, se miniaturise, puis disparaît |
| Réversibilité | Oui — repousse spontanée le plus souvent | Non — le follicule détruit ne revient pas |
| Réponse adaptée | Corriger la cause, patienter, avis médical | Traitements de soutien ou greffe (zones glabres) |
Faut-il une greffe de cheveux pour un effluvium télogène ?
La réponse est claire et mérite d’être dite sans détour : non, un effluvium télogène pur n’est pas une indication de greffe de cheveux. Et pour une raison simple : la repousse est spontanée. Greffer une chevelure en plein effluvium aigu serait non seulement inutile, mais contre-productif — on ne restaure pas chirurgicalement des follicules qui ne sont que temporairement au repos et reviendront d’eux-mêmes. Toute clinique sérieuse refuse une greffe dans ce contexte.
La greffe de cheveux n’a de sens que dans une seule situation : une alopécie androgénétique définitive, confirmée et stabilisée, c’est-à-dire lorsque des follicules ont réellement disparu et qu’aucun traitement ne peut les faire renaître. C’est tout l’enjeu du diagnostic différentiel décrit plus haut : il faut d’abord distinguer le réversible du définitif. Tant qu’un doute existe, tant que la chute est active et diffuse, la priorité est au diagnostic et à la patience — pas à la chirurgie.
Se précipiter vers une greffe pendant un effluvium télogène est une erreur. La règle d’honnêteté : on n’opère jamais une chute réversible. La greffe ne concerne que les follicules définitivement perdus d’une alopécie androgénétique confirmée. Avant toute décision, un diagnostic posé par un médecin ou un dermatologue est indispensable.
Que faire en pratique face à un effluvium télogène ?
Si vous traversez une chute diffuse récente, quelques repères de bon sens, sans se substituer à un avis médical :
- Ne pas paniquer : l’angoisse alimente le stress, qui peut prolonger le phénomène. Comprendre que la forme aiguë est réversible est déjà thérapeutique.
- Chercher le déclencheur : remontez 2 à 4 mois en arrière (événement, accouchement, régime, maladie, intervention). Identifier la cause aide à la corriger.
- Consulter en cas de doute ou de durée : si la chute dure au-delà de 6 mois, récidive, ou s’accompagne d’un éclaircissement localisé, prenez rendez-vous avec un médecin ou un dermatologue.
- Soigner l’hygiène de vie : alimentation équilibrée et suffisamment protéinée, sommeil, gestion du stress — sans céder aux « compléments miracle » dont l’intérêt, hors carence avérée, n’est pas démontré.
- Ne pas s’automédiquer : ni supplémentation à l’aveugle, ni arrêt de médicaments sans avis. Le bilan se fait avec un professionnel.
Dans la grande majorité des cas d’effluvium aigu, le meilleur « traitement » est le temps, associé à la correction de la cause. La chevelure repousse, et l’épisode reste sans conséquence durable. Méfiez-vous des produits qui promettent une « repousse accélérée » ou une « guérison » de l’effluvium : aucun shampooing, sérum ou complément ne raccourcit véritablement un cycle pilaire. Ce qui ramène vos cheveux, c’est la résolution naturelle du phénomène une fois le déclencheur traité — pas un produit miracle.
Un point mérite enfin d’être rappelé sur le plan psychologique. L’effluvium télogène est souvent vécu comme une épreuve disproportionnée à sa gravité réelle : voir tomber ses cheveux touche à l’image de soi et peut générer une anxiété intense, qui à son tour entretient le stress déclencheur. Comprendre que la forme aiguë est transitoire et réversible est, en soi, une étape importante. Si l’angoisse devient envahissante, en parler à son médecin fait partie de la prise en charge — au même titre que la recherche d’une carence ou d’un trouble thyroïdien.
Quand l’alopécie est confirmée : la place de la greffe et des soins de soutien
Si le bilan révèle, derrière ou à côté de l’effluvium, une alopécie androgénétique bien réelle, le raisonnement change. Sur les zones où les follicules sont encore vivants mais miniaturisés, des traitements de soutien peuvent ralentir l’évolution et densifier — toujours sur prescription et suivi médical : le finastéride (qui réduit la DHT mais ne régénère pas un follicule mort), le minoxidil, le PRP en complément, ou des approches plus récentes comme le clascotérone. Aucun de ces traitements ne fait toutefois repousser un cheveu là où le follicule a disparu.
C’est là, et uniquement là, qu’intervient la greffe de cheveux : sur des zones devenues glabres d’une alopécie androgénétique confirmée et stabilisée. Les techniques modernes — FUE, Saphir ou implantation directe au stylo (Choi Pen) — prélèvent des follicules en zone donneuse (nuque, côtés), naturellement insensibles à la DHT, et les réimplantent de façon permanente dans les zones dégarnies. C’est la seule restauration définitive — mais elle suppose, en amont, d’avoir écarté l’effluvium réversible et confirmé le diagnostic.
D’abord le diagnostic : un effluvium télogène réversible se résout avec le temps et la correction de sa cause — il ne se greffe pas. Si, en revanche, un médecin confirme une alopécie androgénétique définitive sur des zones où les follicules ont disparu, la greffe (FUE, Saphir, technique Choi Pen) est la seule solution permanente, et nos chirurgiens évaluent gratuitement votre cas. Pour rappel : Renaissance Clinique ne traite pas l’effluvium télogène (chute réversible relevant d’un médecin/dermatologue) ; la greffe n’est envisagée qu’en cas d’alopécie androgénétique définitive confirmée.
Sources et références
- 1StatPearls — Telogen Effluvium (NCBI Bookshelf, 2024)Autorité
Référence médicale ouverte : définition, physiopathologie, formes aiguë et chronique de l’effluvium télogène et délais de chute et de repousse.
- 2American Academy of Dermatology — Hair loss: Who gets and causesAutorité
Société savante américaine : l’effluvium télogène fait suite à un facteur déclenchant et les cheveux repoussent généralement en 6 à 9 mois une fois la cause traitée.
- 3Malkud S. — Telogen Effluvium: A Review (J Clin Diagn Res, PMC)Autorité
Revue : déclencheurs (stress, post-partum, carences, médicaments), distinction aigu/chronique et caractère réversible de la forme aiguë.
- 4Grover C, Khurana A. — Telogen effluvium (Indian J Dermatol Venereol Leprol, PMC)Autorité
Mise au point sur le bilan et le diagnostic différentiel de l’effluvium télogène, dont la distinction avec l’alopécie androgénétique.
- 5Saint-Louis Réseau Dermatologie / Société française de dermatologie — chute de cheveuxAutorité
Information dermatologique francophone : cycle pilaire, chute diffuse réactionnelle et orientation vers une consultation en cas de chute persistante.
- 6StatPearls — Androgenetic Alopecia (NCBI Bookshelf, 2024)Autorité
Référence médicale : physiopathologie de l’alopécie androgénétique, miniaturisation folliculaire et caractère définitif de la perte des follicules.
- 7INSERM — Cheveux et cuir chevelu : dossier d’informationAutorité
Institut national de la santé : repères sur le cycle pilaire et les mécanismes de la chute de cheveux.
- 8ISHRS — Hair Loss Causes and Treatment OptionsAutorité
Société Internationale de Restauration Capillaire : l’indication chirurgicale concerne la perte folliculaire définitive, non les chutes réversibles.
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Cette page (version Canada (Québec)) tient compte des spécificités locales : devise CAD, organisme de référence RAMQ (Régie de l'assurance maladie), fuseau America/Montreal. Les protocoles cliniques sont identiques à la version France de référence.
Questions fréquentes
Combien de temps dure un effluvium télogène ?
Dans sa forme aiguë, la chute démarre 2 à 4 mois après le déclencheur, dure généralement moins de 6 mois, puis s’arrête une fois la cause corrigée. La repousse est ensuite progressive : la densité d’avant est habituellement retrouvée en 6 à 12 mois. Au-delà de 6 mois de chute, on parle de forme chronique, qui justifie une consultation.
L’effluvium télogène est-il dangereux ?
Dans sa forme aiguë et réactionnelle, l’effluvium télogène n’est pas dangereux pour vos cheveux : il ne détruit pas les follicules, ne crée pas de zone glabre définitive et la chevelure repousse. Le vrai enjeu est de ne pas passer à côté de ce qu’il pourrait masquer (carence, thyroïde, ou une alopécie androgénétique sous-jacente) — d’où l’intérêt d’un avis médical si la chute persiste.
Les cheveux repoussent-ils après un effluvium télogène ?
Oui, dans la grande majorité des cas. Comme les follicules ne sont pas détruits mais seulement passés en repos, ils repartent en phase de croissance une fois le déclencheur passé. On observe d’abord un duvet sur les tempes et le front, puis une repousse d’environ 1 cm par mois, pour une densité comparable retrouvée en 6 à 12 mois.
Quelles sont les causes de l’effluvium télogène ?
Les causes les plus fréquentes sont un stress majeur, l’accouchement (effluvium du post-partum), une carence en fer (ferritine basse), un trouble thyroïdien, un régime restrictif, une fièvre élevée ou une infection, une intervention chirurgicale, ou certains médicaments. Plusieurs facteurs peuvent se cumuler ; parfois aucune cause n’est retrouvée (forme idiopathique). L’identification du déclencheur relève d’un médecin.
Effluvium télogène ou alopécie androgénétique : comment savoir ?
L’effluvium télogène donne une chute diffuse et réversible, où le cheveu reste normal ; l’alopécie androgénétique donne une chute localisée (golfes, sommet du crâne, raie élargie) avec un cheveu qui s’affine et finit par disparaître. Les deux peuvent coexister. Seul un examen médical, dont la trichoscopie, permet de trancher — c’est pourquoi le diagnostic est essentiel.
Quel bilan sanguin pour un effluvium télogène ?
Le bilan, à discuter avec un médecin, peut comporter la ferritine (réserves en fer), la TSH (thyroïde) et une numération formule sanguine, parfois d’autres dosages selon le contexte. Ces examens ne sont mentionnés qu’à titre informatif : leur prescription et leur interprétation relèvent exclusivement d’un médecin. Renaissance Clinique ne réalise pas ce bilan.
Faut-il une greffe de cheveux en cas d’effluvium télogène ?
Non. Un effluvium télogène pur n’est pas une indication de greffe, car la repousse est spontanée : on n’opère jamais une chute réversible. La greffe ne concerne que les follicules définitivement perdus d’une alopécie androgénétique confirmée et stabilisée. Avant toute décision, un diagnostic médical est indispensable pour distinguer le réversible du définitif.
Le stress peut-il provoquer un effluvium télogène ?
Oui, un stress physique ou psychologique majeur (choc émotionnel, deuil, burn-out, anxiété intense) est l’un des déclencheurs les plus classiques. Le décalage de 2 à 4 mois entre l’événement et la chute fait que beaucoup ne font pas le lien. Gérer le stress et corriger la cause aide la chevelure à repousser ; si la chute persiste, un avis médical est recommandé.
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