Peut-on greffer des cheveux sur une cicatrice ?
Ce que devient un greffon posé dans du tissu cicatriciel, pourquoi la nature de la cicatrice change tout, et ce que mesurent les séries publiées en survie comme en satisfaction.

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Une cicatrice du cuir chevelu ne repousse pas. Le follicule détruit ne se régénère pas, et aucune crème, aucun sérum, aucun traitement médical ne fait pousser du cheveu sur du tissu fibreux. La greffe est donc, pour beaucoup de patients, la seule voie envisageable — après une brûlure, un accident, une craniotomie, un lifting, ou une ancienne bandelette de prélèvement. Reste une question que le discours commercial traite trop vite : ce qu'on greffe dans une cicatrice y survit-il aussi bien qu'ailleurs, et pour combien de temps ? Les réponses publiées sont chiffrées, et elles ne sont pas les mêmes selon l'origine de la cicatrice.
Pourquoi une cicatrice est-elle un terrain plus difficile qu'un cuir chevelu normal ?
Parce qu'elle est moins vascularisée, plus fibreuse et mécaniquement moins souple — trois conditions défavorables à la prise du greffon.
Le greffon transplanté ne vit pas seul : il dépend, pendant les premiers jours, de l'apport sanguin du lit receveur. Le tissu cicatriciel présente exactement les caractéristiques inverses de celles qu'il faudrait. Le consensus d'experts publié en 2026 sur la greffe dans l'alopécie cicatricielle secondaire l'énonce dès son introduction : les résultats varient « en raison d'une vascularisation altérée, de la fibrose et de l'hétérogénéité des caractéristiques des cicatrices ». Une revue britannique consacrée aux brûlures le dit plus crûment encore : « la prise du greffon n'est pas aussi fiable que dans une peau saine non cicatricielle et peut nécessiter d'être répétée pour obtenir une densité suffisante ».
Trois conséquences pratiques en découlent, et elles se retrouvent dans toutes les séries : la densité posée par séance est volontairement plus basse qu'en zone saine, plusieurs séances sont souvent nécessaires, et le processus s'étale sur plusieurs années — la même revue décrit explicitement une prise en charge « en plusieurs étapes, souvent réparties sur plusieurs années ».
Toutes les cicatrices se valent-elles ?
Non, et c'est la distinction la plus importante de toute la page : une cicatrice inerte et une maladie cicatricielle éteinte n'ont pas le même pronostic.
| Type | Origine | Ce que devient le greffon | Risque spécifique |
|---|---|---|---|
| Alopécie cicatricielle secondaire | Brûlure, traumatisme, chirurgie, radiothérapie, lifting, ancienne bandelette FUT | La cicatrice est inerte : une fois le greffon pris, rien ne l'attaque | Prise plus faible liée au terrain, pas à une maladie évolutive |
| Alopécie cicatricielle primaire | Lichen plan pilaire, alopécie frontale fibrosante, alopécie centrale centrifuge, folliculite décalvante | Le processus inflammatoire peut se réactiver et détruire les greffons à distance | Perte progressive des greffons dans les années qui suivent ; réactivation possible |
Le consensus d'experts de 2026 — élaboré selon une méthode Delphi modifiée avec 27 dermatologues et chirurgiens plasticiens, deux tours de vote anonyme et un seuil de consensus fort fixé à 75 % d'accord — a abouti à 11 recommandations. La première conditionne toutes les autres : avant toute chirurgie, il faut confirmer la stabilité de la maladie et exclure formellement une alopécie cicatricielle primaire. Ce n'est pas une formalité administrative : c'est le geste qui décide si l'on greffe dans un tissu mort ou dans une maladie endormie.
Quel est le taux de survie des greffons sur une cicatrice de brûlure ou de chirurgie ?
De l'ordre de 85 % dans les séries publiées — un chiffre proche du cuir chevelu sain, mais obtenu sur de petits effectifs et avec une préparation préalable de la zone.
| Série | Population | Survie folliculaire | Conditions |
|---|---|---|---|
| Brûlures, cuir chevelu et visage | 13 patients | 76 % à 95 % (moyenne 85,04 %) ; réussite en densité par cm² 76,9 % à 95,2 % (moyenne 84,54 %) | 3 à 6 séances de laser fractionné non ablatif + 2 à 5 séances de micro-greffes graisseuses avant la greffe ; une seule séance de FUE ensuite |
| Alopécie cicatricielle de l'enfant | 13 enfants (4 ans 1 mois à 12 ans 10 mois) | 85,3 % en moyenne | 200 à 2 500 unités folliculaires ; surface receveuse moyenne 22,7 cm² ; densité moyenne 55,3 ± 9,1 UF/cm² ; suivi 6 à 12 mois |
Deux réserves d'honnêteté avant de retenir « 85 % ». D'abord, ces séries comptent treize patients chacune : ce sont des ordres de grandeur, pas des taux de population. Ensuite, la série des brûlés a obtenu ce résultat après une préparation lourde du lit receveur — trois à six séances de laser et deux à cinq séances de micro-greffes graisseuses avant même la première implantation. Transposer ce chiffre à une greffe posée directement sur une cicatrice non préparée n'est pas justifié.
Élément notable de la série pédiatrique : la densité moyenne posée était de 55,3 UF/cm², soit nettement moins que ce qui se pratique en zone saine. Cette prudence n'est pas de la timidité commerciale — c'est ce qui permet à un lit vascularisé faiblement de nourrir ce qu'on lui confie.
Que devient un greffon posé sur une alopécie cicatricielle primaire ?
Il survit bien la première année, puis se perd progressivement : de 82,7 % à un an, on descend à 39,6 % entre quatre et six ans.
C'est le chiffre le plus important de cette page, et il ne figure sur aucune page clinique francophone. Une revue systématique a réuni 8 études observationnelles totalisant 123 patients greffés (FUE ou bandelette) pour une alopécie cicatricielle primaire considérée comme inactive.
| Délai après la greffe | Survie pondérée des unités folliculaires |
|---|---|
| 7 à 12 mois | 82,7 % |
| 13 à 24 mois | 73,3 % |
| 25 à 36 mois | 58,4 % |
| 37 à 48 mois | 55,4 % |
| 49 à 72 mois | 39,6 % |
Conclusion textuelle des auteurs : la survie « culmine à un an et diminue avec le temps ». Quatre patients sur les 123 ont présenté une réactivation de leur maladie après la greffe.
Un travail multicentrique portant spécifiquement sur 51 patientes greffées pour alopécie frontale fibrosante, avec un suivi moyen de 3,2 ans, retrouve la même courbe : survie de 87 % à 1 an, 71 % à 2 ans, 60 % à 3 ans et 41 % à 5 ans, sans réactivation de la maladie, et 42 patientes sur 51 (82 %) satisfaites. Ces deux résultats coexistent et disent quelque chose d'important : la satisfaction peut rester élevée alors même que la moitié des greffons a disparu — parce que ce qui compte pour la patiente est la ligne frontale restaurée, pas le comptage.
La phrase « une greffe, c'est définitif » est-elle vraie sur une cicatrice ?
Elle est vraie sur un cuir chevelu sain, discutable sur une cicatrice inerte, et fausse sur une alopécie cicatricielle primaire.
L'argument de vente le plus répandu du secteur — « les cheveux greffés sont définitifs car issus d'une zone insensible aux hormones » — repose sur la notion de dominance du donneur. Elle est valable pour une calvitie androgénétique. Elle ne dit rien du lit receveur.
Dans une maladie cicatricielle, le follicule greffé est un follicule normal placé dans un environnement qui a déjà détruit des follicules normaux. Les chiffres ci-dessus sont la conséquence logique de cette situation. Un patient qui accepte une greffe dans ce contexte doit le faire en sachant qu'il achète probablement plusieurs années de résultat, pas une restauration à vie — ce qui peut rester un choix parfaitement rationnel, à condition d'être posé honnêtement.
Combien de séances faut-il pour couvrir une cicatrice ?
Souvent plus d'une, et la série qui a mesuré la satisfaction après une séance unique retrouve un patient sur cinq mécontent.
Une étude rétrospective a suivi 14 patients opérés par FUE pour une alopécie cicatricielle secondaire post-chirurgicale stabilisée, avec une seule séance de greffe :
| Niveau de satisfaction | Effectif | Proportion |
|---|---|---|
| Très satisfaits | 2 patients | 14,3 % |
| Satisfaits | 6 patients | 35,7 % |
| Moyennement satisfaits | 4 patients | 28,6 % |
| Mécontents | 3 patients | 21,4 % |
Les complications esthétiques rapportées sont explicites : densité folliculaire insuffisante après transplantation, densité inégale, aspect non naturel. La conclusion des auteurs est sans détour : le recours à une seule séance de FUE pour traiter une alopécie cicatricielle secondaire post-chirurgicale a une efficacité limitée et peut ne pas répondre aux attentes, plusieurs greffes pouvant être nécessaires.
C'est une information de consentement, pas un détail technique. Annoncer une séance quand la littérature en décrit plusieurs, c'est vendre un résultat que l'on ne pourra pas tenir.
Peut-on greffer sur une cicatrice de bandelette (FUT) ?
Oui — c'est même l'un des cas les plus favorables, puisqu'il s'agit d'une cicatrice chirurgicale linéaire, inerte et bien délimitée.
La cicatrice laissée par un prélèvement en bandelette entre dans la catégorie des alopécies cicatricielles secondaires : le tissu ne porte aucune maladie active. Deux options existent, et elles ne s'excluent pas :
| Option | Principe | Ce qu'elle apporte | Limite |
|---|---|---|---|
| Greffe de cheveux dans la cicatrice | Implantation d'unités folliculaires directement dans le trait cicatriciel | Du vrai cheveu, qui pousse et se coiffe | Densité posée plus faible ; prise moins fiable que sur peau saine ; parfois plusieurs séances |
| Micropigmentation du cuir chevelu (SMP) | Dépôt de pigment simulant un follicule rasé | Camouflage immédiat, sans dépendre de la vascularisation | Ne pousse pas ; nécessite des retouches ; rendu adapté aux cheveux courts |
| Association des deux | Greffe puis pigmentation du fond | Décrite dans les prises en charge de brûlures étendues | Plusieurs temps opératoires, délai long |
Le choix se décide sur la largeur de la cicatrice, la longueur de coiffage souhaitée et la qualité de la zone donneuse restante — un patient déjà opéré en bandelette dispose, par définition, d'un capital donneur entamé.
Quelles cicatrices ne peut-on pas greffer ?
Celles qui portent une maladie active, celles qui ne sont pas encore stabilisées, et celles dont le lit ne peut pas nourrir un greffon.
- Maladie cicatricielle en poussée. Le consensus d'experts impose de confirmer la stabilité avant toute chirurgie. Greffer une inflammation active revient à confier des follicules sains au processus qui détruit les follicules.
- Cicatrice récente. Le remodelage cicatriciel se poursuit pendant des mois ; opérer trop tôt expose à greffer un tissu qui va encore se modifier.
- Cicatrice atrophique, adhérente au plan osseux, ou irradiée. Ce sont les situations où la vascularisation est la plus compromise et où une préparation préalable — laser fractionné, micro-greffes graisseuses — est décrite dans la littérature avant d'envisager la greffe.
- Zone donneuse insuffisante. C'est la limite la plus fréquente et la plus définitive. Une cicatrice étendue demande beaucoup de greffons, et le capital donneur ne se reconstitue jamais.
Faut-il préparer la cicatrice avant de greffer ?
C'est ce que fait la seule série ayant atteint 85 % de survie sur brûlure, et c'est une piste sérieuse — mais le niveau de preuve reste bas.
Le protocole publié associait, avant toute implantation, 3 à 6 séances de laser fractionné non ablatif et 2 à 5 séances d'injection de micro-graisse, l'objectif étant d'assouplir le tissu et d'améliorer son apport vasculaire. Résultat : survie moyenne de 85,04 %, densité obtenue à 84,54 % de la cible, aucune complication, satisfaction élevée.
Deux précisions s'imposent. Les auteurs eux-mêmes classent leur travail en niveau de preuve 4 — le plus bas des niveaux d'étude clinique — et l'effectif est de 13 patients, sans groupe témoin. On ne peut donc pas affirmer que la préparation cause le gain de survie ; on peut seulement dire que cette approche, dans cette série, a donné ce résultat. Le consensus d'experts de 2026 formule d'ailleurs la même prudence pour les traitements adjuvants postopératoires : ils « peuvent être envisagés dans des cas sélectionnés, bien que les preuves restent limitées ».
Quelles questions poser avant d'accepter une greffe sur cicatrice ?
Quatre suffisent, et les réponses vous diront à qui vous avez affaire.
| Question | Ce qu'une bonne réponse contient | Ce qui doit alerter |
|---|---|---|
| « Ma cicatrice est-elle secondaire ou porte-t-elle une maladie ? » | Un diagnostic argumenté, au besoin une biopsie ; l'exclusion formelle d'une alopécie cicatricielle primaire | « Toutes les cicatrices se greffent » |
| « Combien de séances prévoyez-vous ? » | Un plan explicite, souvent en plusieurs temps, avec les délais entre séances | Une séance annoncée comme suffisante d'emblée sur une surface étendue |
| « À quelle densité allez-vous implanter ? » | Une densité assumée plus basse qu'en zone saine, justifiée par la vascularisation | La même densité qu'en zone saine, « pour un meilleur résultat » |
| « Que se passera-t-il dans cinq ans ? » | Sur cicatrice inerte : stabilité attendue. Sur maladie primaire : la perte progressive, chiffrée | « C'est définitif », sans distinguer les deux situations |
Que peut-on attendre sur les sourcils, la barbe ou la moustache ?
Les mêmes règles s'appliquent, avec une exigence esthétique plus élevée parce que chaque poil se voit individuellement.
Les zones pileuses du visage entrent dans les séries publiées : la cohorte de brûlés incluait explicitement des greffes au niveau du cuir chevelu, des sourcils, de la moustache et de la barbe, avec les mêmes taux de survie moyens. Sur les sourcils, une série de 10 patientes atteintes d'alopécie frontale fibrosante, greffées avec 120 à 270 follicules à cheveu unique par sourcil prélevés en zone occipitale non atteinte, rapporte une pousse excellente chez 80 % des patientes à 6-12 mois — les auteurs intitulant néanmoins leur travail « écueils des résultats à court et long terme ».
Deux différences pratiques par rapport au cuir chevelu. Les follicules implantés sur le visage sont majoritairement des unités à un seul cheveu, ce qui multiplie le nombre de gestes pour une surface donnée. Et l'angle d'implantation y est plus critique qu'ailleurs : sur un sourcil, un poil mal orienté ne se cache pas sous les autres.
Combien de temps faut-il attendre après la blessure ou l'opération ?
Le temps que la cicatrice soit stabilisée — c'est une condition, pas une préférence.
Le consensus d'experts fait de la confirmation de la stabilité un préalable formel à toute chirurgie. La raison est mécanique autant que biologique : une cicatrice continue de se remodeler pendant des mois après sa constitution, sa souplesse, son épaisseur et sa vascularisation évoluent, et implanter dans un tissu encore en mouvement expose à voir le résultat se déformer.
| Situation | Ce qui doit être vérifié avant d'opérer |
|---|---|
| Cicatrice de brûlure | Maturation complète, souplesse suffisante, absence d'évolution récente de l'aspect ou de la couleur |
| Cicatrice chirurgicale (craniotomie, lifting, bandelette) | Consolidation acquise, absence d'inflammation résiduelle, cicatrice mobilisable |
| Cicatrice post-radiothérapie | Évaluation spécifique de la vascularisation ; c'est la situation la plus défavorable |
| Alopécie cicatricielle primaire | Preuve documentée d'une maladie éteinte, au besoin par biopsie, et exclusion d'une poussée en cours |
Ce qu'il faut retenir
Une cicatrice se greffe, mais pas n'importe laquelle et pas dans n'importe quelles conditions. Sur un tissu inerte — brûlure ancienne, trauma, chirurgie, bandelette —, les séries publiées rapportent une survie autour de 85 %, obtenue à densité volontairement réduite et parfois après préparation du lit receveur. Sur une alopécie cicatricielle primaire, même déclarée éteinte, la survie décroît régulièrement : 82,7 % à un an, 39,6 % entre quatre et six ans. Et même dans le cas favorable, une seule séance laisse un patient sur cinq mécontent. La conclusion pratique n'est pas décourageante : elle est simplement plus précise que le discours habituel. Une greffe sur cicatrice s'envisage comme un programme, avec un diagnostic établi avant, une densité assumée pendant, et un horizon annoncé après.
Sources et références
- 1Yii V, Moussa A, Triwongwaranat D, Smith BRC, Bhoyrul B — A Systematic Review of Follicular Unit Graft Survival Rates After Hair Transplantation in Primary Cicatricial Alopecia. Dermatol Surg. 2025;51(11):1052-1057Autorité
Revue systématique des études évaluant la greffe (FUE ou bandelette) dans l'alopécie cicatricielle primaire inactive chez l'adulte. Huit études observationnelles, 123 patients au total. Survie pondérée des unités folliculaires : 82,7 % à 7-12 mois ; 73,3 % à 13-24 mois ; 58,4 % à 25-36 mois ; 55,4 % à 37-48 mois ; 39,6 % à 49-72 mois. Quatre patients ont présenté une réactivation de leur maladie après la greffe. Conclusion des auteurs : le taux de survie des unités folliculaires culmine à un an et diminue avec le temps.
- 2Zhao Y, Zhang J, Chen J, et al. — Hair transplantation for secondary cicatricial alopecia: A Chinese expert consensus. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2026 (doi:10.1111/jdv.70644)Autorité
Consensus élaboré par méthode Delphi modifiée : comité de pilotage de trois praticiens seniors, recherche documentaire jusqu'en octobre 2025 avec gradation selon les niveaux de preuve d'Oxford et le cadre GRADE, panel de 27 dermatologues et chirurgiens plasticiens, deux tours de vote anonyme, consensus fort défini à ≥ 75 % d'accord (recommandations faibles entre 70 et 74 %). Onze recommandations obtenues. L'alopécie cicatricielle secondaire est définie comme une perte de cheveux irréversible consécutive à une agression extérieure, imposant de confirmer la stabilité de la maladie et d'exclure une alopécie cicatricielle primaire avant la chirurgie. Les auteurs soulignent que les résultats varient en raison d'une vascularisation altérée, de la fibrose et de l'hétérogénéité des cicatrices, et que les traitements adjuvants postopératoires peuvent être envisagés dans des cas sélectionnés, les preuves restant limitées.
- 3Agaoglu G, Özer F, Karademir S, Agaoglu E, Erol O — Hair Transplantation in Burn Scar Alopecia After Combined Non-Ablative Fractional Laser and Microfat Graft Treatment. Aesthet Surg J. 2021;41(11):NP1382-NP1390Autorité
Treize patients porteurs d'une alopécie cicatricielle de brûlure au cuir chevelu et au visage (cuir chevelu, sourcils, moustache, barbe). Protocole : 3 à 6 séances de laser fractionné non ablatif et 2 à 5 séances d'injection de micro-graisse, suivies d'une seule séance de greffe par FUE. Survie des unités folliculaires transplantées : 76 % à 95 %, moyenne 85,04 % ; taux de réussite en densité par cm² : 76,9 % à 95,2 %, moyenne 84,54 %. Satisfaction élevée pour tous les patients, aucune complication. Niveau de preuve 4 déclaré par les auteurs.
- 4Wang J, Liu J, Chen J, Wang Y — Application of Autologous Hair Transplantation Technique in Children with Cicatricial Alopecia. Adv Ther. 2023;40(9):4024-4031Autorité
Treize enfants (10 garçons, 3 filles) âgés de 4 ans 1 mois à 12 ans 10 mois (moyenne 7 ans 5 mois), opérés d'une alopécie cicatricielle du cuir chevelu. 200 à 2 500 unités folliculaires prélevées ; surface receveuse moyenne 22,7 cm² ; densité moyenne 55,3 ± 9,1 unités folliculaires par cm² ; rapport cheveux/unité folliculaire 1,75 ± 0,07. Techniques : FUE 9 cas, bandelette 3 cas, association 1 cas. Suivi 6 à 12 mois. Taux de survie moyen des cheveux : 85,3 %. Une seule complication (folliculite transitoire). Échelle GAIS : amélioration complète 2, amélioration nette 10, amélioration partielle 1, aucune aggravation. Satisfaction : très satisfaits 2, plutôt satisfaits 10, insatisfait 1.
- 5Zhu L, Niu Y, Chi L, Zhang J, Wang J, Ren C — Optimal Treatment for Post-Surgical Cicatricial Alopecia: Autologous Hair Transplantation? J Craniofac Surg. 2025;36(2):e211-e214Autorité
Étude rétrospective descriptive de 14 patients porteurs d'une alopécie cicatricielle secondaire post-chirurgicale stabilisée, traités par une greffe autologue initiale par FUE. Satisfaction : 2 patients très satisfaits (14,3 %), 6 satisfaits (35,7 %), 4 moyennement satisfaits (28,6 %), 3 mécontents (21,4 %). Complications esthétiques rapportées : densité folliculaire faible après transplantation, densité inégale, aspect non naturel. Conclusion des auteurs : le recours à une seule séance de greffe par FUE pour traiter une alopécie cicatricielle secondaire post-chirurgicale a une efficacité limitée et peut ne pas répondre aux attentes, plusieurs transplantations pouvant être nécessaires.
- 6Vañó-Galván S, Villodres E, Pigem R, et al. — Hair transplant in frontal fibrosing alopecia: A multicenter review of 51 patients. J Am Acad Dermatol. 2019;81(3):865-866Autorité
Revue multicentrique de 51 patientes greffées pour alopécie frontale fibrosante, suivi moyen 3,2 ans. Survie des greffons : 87 % à 1 an, 71 % à 2 ans, 60 % à 3 ans, 41 % à 5 ans. Aucune réactivation de la maladie rapportée. 42 patientes sur 51 (82 %) satisfaites du résultat malgré la décroissance de la survie folliculaire.
- 7Farjo B, Farjo N, Williams G — Hair transplantation in burn scar alopecia. Scars Burn Heal. 2015;1:2059513115607764Autorité
Revue consacrée à la restauration capillaire dans l'alopécie de brûlure. Points retenus : la prise du greffon n'est pas aussi fiable que dans une peau saine non cicatricielle et peut nécessiter d'être répétée pour obtenir une densité suffisante ; la prise en charge est habituellement un processus en plusieurs étapes, réparties sur plusieurs années ; les zones de perte différentes doivent souvent être traitées lors d'interventions séparées ; les facteurs limitants incluent l'étendue de la perte et la disponibilité d'une zone donneuse adéquate.
- 8Audickaite A, Alam M, Jimenez F — Eyebrow Hair Transplantation in Frontal Fibrosing Alopecia: Pitfalls of Short- and Long-Term Results. Dermatol Surg. 2020;46(7):922-925Autorité
Dix patientes atteintes d'alopécie frontale fibrosante greffées au niveau des sourcils, les greffons étant prélevés sur des follicules occipitaux non atteints ; en moyenne 120 à 270 follicules à cheveu unique implantés par sourcil. Quatre-vingts pour cent des patientes ont obtenu une pousse excellente au suivi de 6 à 12 mois, avec des résultats satisfaisants à court terme, les auteurs signalant dans leur titre même les écueils des résultats à long terme. Illustre que la permanence du greffon n'est pas acquise dans les alopécies cicatricielles.
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Questions fréquentes
Peut-on greffer des cheveux sur une cicatrice ?
Quelle différence entre alopécie cicatricielle primaire et secondaire ?
Les greffons posés sur une cicatrice tiennent-ils toute la vie ?
Combien de séances faut-il pour couvrir une cicatrice ?
Pourquoi la densité posée est-elle plus faible sur une cicatrice ?
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Le cas le plus documenté d'alopécie cicatricielle primaire, chiffres à l'appui.
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