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Une gorgée d'eau fraîche, un courant d'air, une cuillère de glace — et une décharge brève, vive, qui s'arrête aussitôt. La sensibilité dentaire est l'un des motifs les plus fréquents en cabinet, et pourtant l'un des moins bien traités : le réflexe est d'acheter un dentifrice, rarement de chercher pourquoi la dentine s'est retrouvée exposée. Cette page reprend le mécanisme, les causes réelles, et surtout le niveau de preuve — inconfortable — des traitements disponibles.
Que se passe-t-il exactement dans une dent sensible ?
La dentine, normalement recouverte, est exposée — et elle est traversée de micro-canaux qui conduisent le stimulus jusqu'au nerf.
Une dent saine présente deux protections : l'émail sur la couronne, le cément et la gencive sur la racine. Sous ces couches se trouve la dentine, parcourue de milliers de tubuli microscopiques remplis de fluide et reliés à la pulpe. Lorsque la dentine est mise à nu, un stimulus — froid, chaud, sucré, acide, contact — provoque un déplacement de ce fluide, qui est interprété comme une douleur brève et vive.
Deux caractéristiques définissent cliniquement ce tableau et le distinguent d'autre chose :
- La douleur est déclenchée par un stimulus identifiable, jamais spontanée ;
- Elle s'arrête dès que le stimulus disparaît, sans traînée.
C'est d'ailleurs sur ce principe que reposent les mesures utilisées en recherche : le stimulus standardisé le plus courant est le jet d'air froid, coté par le score de Schiff — c'est la méthode employée dans l'étude de prévalence citée plus bas.
Combien de personnes sont concernées ?
Un peu plus de quatre adultes sur dix, avec un pic entre 30 et 50 ans.
Une étude transversale a évalué 500 participants par questionnaire et examen buccal, la sensibilité étant mesurée cliniquement par stimulation à l'air froid et la douleur cotée par le score de Schiff :
| Résultat | Valeur |
|---|---|
| Prévalence de l'hypersensibilité dentinaire | 42,4 % (212 sur 500) |
| Répartition par sexe | Rapport hommes/femmes de 1:1 |
| Tranche d'âge la plus touchée | 30-50 ans (44 %), puis plus de 50 ans (34 %) |
| Retentissement sur la boisson | 47,3 % des personnes atteintes |
Un point de méthode mérite d'être relevé : la sensibilité y est mesurée, pas seulement déclarée. C'est important, car les enquêtes déclaratives donnent des chiffres très variables selon la formulation de la question.
Quelle est la cause la plus fréquente ?
La récession gingivale, qui découvre la racine — et elle est la norme, pas l'exception.
Une méta-analyse portant sur 21 sources rapportant 22 études observationnelles retrouve les prévalences suivantes en population générale :
| Seuil de récession | Prévalence (IC 95 %) |
|---|---|
| ≥ 1 mm | 81,1 % (73,9-86,7) |
| ≥ 3 mm | 48,4 % (39,7-57,2) |
| ≥ 5 mm | 16,2 % (9,1-27,4) |
Les facteurs de risque identifiés dans cette même analyse sont le sexe masculin (OR 1,84 ; IC 95 % 1,33-2,53), la consommation d'alcool (OR 3,20 ; 1,74-5,87) et la parodontite ; les auteurs citent également dans leur conclusion clinique le tabagisme, le traumatisme occlusal et le frein d'insertion haute. Leur recommandation est explicite : les cliniciens devraient se concentrer en priorité sur l'identification de ces facteurs et la mise en place de stratégies préventives.
Autrement dit, la sensibilité est un symptôme, pas une maladie. Traiter la dentine exposée sans corriger ce qui l'a exposée revient à repeindre un mur humide.
Les dentifrices « dents sensibles » fonctionnent-ils ?
La question honnête n'est pas « lequel marche » mais « peut-on le savoir » — et la réponse des revues est non.
Une revue systématique avec méta-analyse a comparé les lasers aux agents désensibilisants topiques, en n'incluant que des essais randomisés, avec un modèle à effets aléatoires imposé par une hétérogénéité élevée (I² > 50 % dans tous les sous-groupes). Les traitements les plus employés étaient les lasers diode et les composés fluorés. Résultats :
- Les lasers étaient supérieurs dans le sous-groupe « jet d'air à long terme », mais pas dans les autres ;
- Le sous-groupe tactile à moyen terme présentait un biais de publication ;
- L'analyse de sensibilité a montré un manque de robustesse pour le jet d'air à moyen terme et pour les mesures tactiles à court et moyen terme ;
- La qualité de preuve, évaluée par le système GRADE, a été jugée très faible.
Conclusion textuelle des auteurs : « il est insuffisant de déterminer quel traitement est le plus efficace pour prendre en charge l'hypersensibilité dentinaire », tout en reconnaissant que l'irradiation laser constitue un traitement faisable et fiable.
Le même verdict revient sur le versant vécu par le patient. Une revue systématique portant sur 13 essais randomisés et 616 participants, évaluant l'effet des interventions sur la qualité de vie liée à la santé bucco-dentaire, conclut que plusieurs interventions semblent prometteuses pour réduire les symptômes et améliorer la qualité de vie, mais que la base de preuves actuelle est méthodologiquement limitée et inconsistante — certitude évaluée comme très faible en raison de risques de biais, d'inconsistance et d'imprécision.
Que faut-il en conclure en pratique ?
Qu'un produit désensibilisant est un essai raisonnable, pas une réponse démontrée — et qu'il ne dispense pas de chercher la cause.
| Attente | Ce que les données autorisent à dire |
|---|---|
| « Quel est le meilleur dentifrice ? » | Les revues ne permettent pas de trancher : certitude GRADE très faible sur l'ensemble du champ |
| « Le laser est-il supérieur ? » | Supériorité retrouvée dans un seul sous-groupe, avec biais de publication ailleurs et robustesse insuffisante |
| « Combien de temps pour juger ? » | Les essais évaluent à court, moyen et long terme — les résultats divergent selon l'horizon, ce qui invite à ne pas conclure en une semaine |
| « Faut-il quand même essayer ? » | Oui : le rapport bénéfice-risque d'un dentifrice désensibilisant est favorable même à faible niveau de preuve. Mais c'est un essai, pas un traitement étiologique |
| « Et si ça ne marche pas ? » | C'est le signal qu'il faut chercher la cause — récession, érosion, fêlure, ou autre diagnostic |
Quand la sensibilité n'est-elle plus une sensibilité ?
Quand la douleur devient spontanée, dure après le stimulus, ou réveille la nuit — c'est un autre diagnostic.
C'est le point de sécurité de cette page. L'hypersensibilité dentinaire se définit par une douleur provoquée et brève. Dès que ces deux caractéristiques disparaissent, le tableau change de nature :
| Caractéristique | Hypersensibilité dentinaire | Ce qui doit alerter |
|---|---|---|
| Déclenchement | Toujours par un stimulus | Douleur spontanée, sans rien |
| Durée | S'arrête avec le stimulus | Douleur qui persiste plusieurs minutes après |
| Rythme | Aucun | Douleur nocturne, réveillant le patient |
| Localisation | Souvent plusieurs dents, au collet | Une seule dent précisément désignée |
| Signes associés | Aucun | Gonflement, dent qui semble « plus haute », douleur à la pression |
Ces situations relèvent d'un examen sans délai et non d'un dentifrice. Le retard diagnostique est ici le vrai risque, car une atteinte pulpaire évolue et ne régresse pas spontanément.
Un détartrage ou un surfaçage peuvent-ils rendre les dents sensibles ?
Une sensibilité transitoire est classique — et elle traduit souvent la découverte d'une racine qui était masquée par l'inflammation.
Le traitement parodontal non chirurgical obtient des résultats mesurés : une réduction pondérée de profondeur de poche de 1,4 mm (IC 95 % 1,0-1,7) à 6-8 mois et une fermeture de poche estimée à 74 % (64-85). Cette amélioration s'accompagne mécaniquement d'un dégonflement gingival, qui peut exposer des surfaces radiculaires jusque-là recouvertes.
Deux conséquences à poser clairement :
- Une sensibilité apparaissant après un soin parodontal n'est pas le signe que le soin a été mal fait — c'est souvent l'inverse ;
- Elle doit néanmoins être signalée, car elle oriente vers une prise en charge complémentaire, et parce qu'une sensibilité qui ne s'atténue pas dans les semaines qui suivent mérite d'être réévaluée.
Et après un blanchiment ou des facettes ?
La sensibilité post-blanchiment est attendue et transitoire ; celle qui suit une préparation de facettes dépend de la quantité de dentine exposée.
Sur ce second point, les données sont précises et rarement dites. Une étude ayant comparé des préparations de facettes réalisées sur les mêmes incisives centrales maxillaires retrouve une quantité de dentine mise à nu de 10,55 % chez le prothésiste, 22,82 % chez l'étudiant et 58,05 % chez le praticien généraliste (p < 0,001) — les auteurs précisant que cette quantité n'était pas liée au dessin de la préparation.
Cette variabilité a un corollaire direct sur la sensibilité : plus la préparation expose de dentine, plus le terrain est propice. Et elle rejoint le constat que le facteur décisif en dentisterie restauratrice n'est pas le pays où l'on opère mais la main qui prépare — un même geste, sur les mêmes dents, produit des résultats séparés par un facteur cinq.
La sensibilité peut-elle disparaître seule ?
Elle peut s'atténuer, notamment par oblitération naturelle des tubuli — mais rien ne garantit ni le délai ni le résultat.
C'est un phénomène connu : la dentine exposée peut, avec le temps, se minéraliser en surface et voir ses canaux se fermer partiellement, ce qui réduit la transmission du stimulus. Cela explique que certaines sensibilités s'estompent sans traitement.
Mais compter dessus pose deux problèmes. Le délai est imprévisible, et surtout la cause continue d'agir pendant ce temps : une récession qui progresse, une érosion acide entretenue ou un traumatisme de brossage non corrigé continuent d'exposer de la surface. C'est précisément pourquoi la recommandation issue de la méta-analyse sur la récession porte sur l'identification des facteurs de risque et la prévention, avant toute considération de traitement du symptôme.
Faut-il traiter la récession pour traiter la sensibilité ?
Pas systématiquement — et l'indication d'un recouvrement ne se pose pas sur la seule sensibilité.
La chirurgie de recouvrement radiculaire existe et fonctionne partiellement : la méta-analyse la plus récente, portant sur 226 patients et 526 dents, retrouve une réduction moyenne de la profondeur de récession de 1,36 mm (IC 95 % 0,89-1,84), mais un recouvrement radiculaire complet dans seulement 58 % des sites (49-68 %).
| Situation | Conduite raisonnable |
|---|---|
| Sensibilité isolée, récession stable, secteur non visible | Traitement symptomatique et correction des facteurs ; pas d'indication chirurgicale |
| Récession qui progresse sur des mesures répétées | Évaluation parodontale : la progression, pas la sensibilité, motive l'acte |
| Bande de gencive attachée très fine, brossage difficile | Indication à discuter, indépendamment de la sensibilité |
| Gêne esthétique en zone visible | Motif légitime en soi, à peser avec le taux de recouvrement complet de 58 % |
| Facteur causal toujours actif | Le corriger d'abord : greffer sur une cause non traitée expose à la récidive |
Le brossage peut-il être la cause ?
Le traumatisme mécanique figure parmi les facteurs identifiés — mais il est rarement le seul en cause.
Les auteurs de la méta-analyse sur la récession citent le traumatisme occlusal parmi les facteurs modifiables sur lesquels les cliniciens devraient se concentrer, aux côtés du tabagisme et de la consommation d'alcool. La récession est décrite comme une condition à déterminants multiples, ce qui invite à ne pas réduire le problème à une seule habitude.
| Facteur retrouvé | Force de l'association | Modifiable ? |
|---|---|---|
| Consommation d'alcool | OR 3,20 (IC 95 % 1,74-5,87) | Oui |
| Sexe masculin | OR 1,84 (1,33-2,53) | Non |
| Parodontite | Facteur associé retenu | Traitable |
| Tabagisme, traumatisme occlusal, frein d'insertion haute | Cités dans la conclusion clinique | Oui, en partie |
La conséquence pratique n'est donc pas « brossez moins fort » comme réponse unique, mais l'inventaire des facteurs présents chez la personne concernée — c'est exactement ce que recommandent les auteurs.
Faut-il changer de dentifrice tous les mois si ça ne marche pas ?
Non — les essais mesurent à court, moyen et long terme, et les résultats divergent selon l'horizon.
C'est un enseignement méthodologique de la méta-analyse comparant lasers et agents topiques : elle analyse séparément des sous-groupes à court, moyen et long terme, et les conclusions ne se recoupent pas. Les lasers ne ressortaient supérieurs que dans le sous-groupe jet d'air à long terme ; ailleurs, l'analyse de sensibilité montrait un manque de robustesse.
Deux conséquences pour un patient. Changer de produit toutes les trois semaines rend impossible toute évaluation, puisque le délai d'effet lui-même n'est pas établi. Et l'absence d'effet ressenti n'est pas une information forte, dans un champ dont la certitude globale est jugée très faible — c'est en revanche un bon motif pour revenir à la question de la cause plutôt que de continuer à changer de tube.
La sensibilité empêche-t-elle un blanchiment ou des facettes ?
Elle ne les interdit pas, mais elle en modifie la préparation et l'information à donner.
Deux éléments issus des données encadrent la réponse. D'une part, la sensibilité préexistante signale une dentine déjà exposée quelque part — donc un terrain plus réactif. D'autre part, l'ampleur de l'exposition dentinaire créée par une préparation de facettes varie considérablement : de 10,55 % à 58,05 % selon l'opérateur sur les mêmes dents, sans que le dessin de la préparation explique cette différence.
Ce que cela implique concrètement avant d'accepter un devis esthétique :
- Signaler une sensibilité préexistante, qui fait partie de l'évaluation ;
- Demander si une récession ou une érosion sont présentes et si elles sont stabilisées ;
- Comprendre que le facteur déterminant de l'exposition dentinaire est la main qui prépare, non le pays ni le matériau.
Ce qu'il faut retenir
La sensibilité au froid touche un peu plus de quatre adultes sur dix, avec un pic entre 30 et 50 ans, et sa cause dominante est l'exposition de la racine par récession — une situation qui concerne 81,1 % de la population à partir d'un millimètre. C'est donc un symptôme, pas une maladie, et la recommandation des auteurs de la méta-analyse sur la récession est d'identifier les facteurs de risque avant de traiter. Sur les traitements eux-mêmes, il faut assumer ce que les revues disent d'elles-mêmes : la comparaison entre lasers et agents topiques conclut qu'on ne peut pas déterminer lequel est le plus efficace, avec une certitude GRADE très faible, et la revue sur la qualité de vie aboutit au même niveau. Essayer un désensibilisant reste raisonnable ; s'en contenter ne l'est pas. Enfin, une douleur spontanée, prolongée ou nocturne sort de ce cadre : ce n'est plus une hypersensibilité, et cela ne s'attend pas.
Sources et références
- 1Étude transversale — Prevalence, etiology, and distribution of dentin hypersensitivity among Ghanaian adults. J Conserv Dent Endod. 2026Autorité
Étude transversale portant sur 500 participants recrutés par échantillonnage consécutif, avec questionnaire et examen buccal ; l'hypersensibilité dentinaire était mesurée cliniquement par stimulation à l'air froid et la douleur cotée par le score de Schiff. Prévalence retrouvée : 42,4 % (212 participants sur 500), avec un rapport hommes/femmes de 1:1. Répartition par âge : 30-50 ans 44 %, plus de 50 ans 34 %, le reste en dessous. Retentissement significatif sur la capacité à boire chez 47,3 % des personnes atteintes.
- 2Chen J, Cui L, Ye Z, Tang D, Bao X, Li Q — The comparison of lasers and topical desensitizing agents in the management of dentin hypersensitivity: a systematic review and meta-analysis. Clin Oral Investig. 2025;29(5):264Autorité
Revue systématique conforme à PRISMA, recherche MEDLINE, EMBASE, Cochrane Library, Web of Science, ClinicalTrials.gov et Scopus, restreinte aux essais randomisés ; modèle à effets aléatoires imposé par une hétérogénéité élevée (I² > 50 %) dans tous les sous-groupes. Les lasers diode et les composés fluorés étaient les traitements les plus employés. Les lasers étaient supérieurs dans le sous-groupe « jet d'air à long terme », mais pas dans les autres. Le sous-groupe tactile à moyen terme indiquait un biais de publication. L'analyse de sensibilité a montré que le sous-groupe jet d'air à moyen terme et les sous-groupes tactiles à court et moyen terme manquaient de robustesse. La qualité de preuve, évaluée par le système GRADE, a été jugée très faible. Conclusion des auteurs : il est insuffisant de déterminer quel traitement est le plus efficace pour prendre en charge l'hypersensibilité dentinaire, même si l'irradiation laser constitue un traitement faisable et fiable.
- 3Kitsaras G, Bekes K, Kumbargere S, Randall CL, Asimakopoulou K — Oral health-related quality of life (OHRQoL) in people with dentin hypersensitivity: A systematic review of interventional studies. Periodontol 2000. 2026Autorité
Première revue systématique évaluant si les interventions contre l'hypersensibilité dentinaire modifient la qualité de vie liée à la santé bucco-dentaire rapportée par les patients ; recherche dans sept bases électroniques et la littérature grise, études interventionnelles publiées depuis 2010, risque de biais évalué par l'outil JBI. Treize essais randomisés incluant 616 participants ont été retenus ; les interventions allaient des agents désensibilisants aux vernis fluorés et à la thérapie laser, jusqu'à des approches non pharmacologiques comme les techniques comportementales. La qualité de vie était mesurée principalement par les outils OHIP-14 et DHEQ-15. La certitude des preuves a été évaluée comme très faible, en raison de risques de biais, d'inconsistance et d'imprécision. Conclusion : plusieurs interventions semblent prometteuses, mais la base de preuves actuelle est méthodologiquement limitée et inconsistante.
- 4Marschner F, Lechte C, Kanzow P, Hraský V, Pfister W — Systematic review and meta-analysis on prevalence and risk factors for gingival recession. J Dent. 2025;155:105645Autorité
Revue systématique et méta-analyse (PROSPERO CRD42024516816) des études observationnelles publiées depuis 2000 ; 21 sources rapportant 22 études, la plupart à faible risque de biais. Prévalence estimée de la récession gingivale : 81,1 % (IC 95 % 73,9-86,7) pour une récession ≥ 1 mm, 48,4 % (39,7-57,2) pour ≥ 3 mm, 16,2 % (9,1-27,4) pour ≥ 5 mm. Facteurs de risque : sexe masculin (OR 1,84 ; 1,33-2,53 ; p ajusté = 0,003), consommation d'alcool (OR 3,20 ; 1,74-5,87 ; p ajusté = 0,003), parodontite. Conclusion clinique : la récession est associée à des conditions parodontales comme la parodontite et le frein d'insertion haute, ainsi qu'à des facteurs modifiables tels que le tabagisme, la consommation d'alcool et le traumatisme occlusal ; les cliniciens devraient se concentrer en priorité sur l'identification de ces facteurs et la mise en place de stratégies préventives.
- 5Suvan J, Leira Y, Moreno Sancho FM, Graziani F, Derks J, Tomasi C — Subgingival instrumentation for treatment of periodontitis. A systematic review. J Clin Periodontol. 2020;47(Suppl 22):155-175Autorité
Réduction pondérée de profondeur de poche de 1,4 mm (IC 95 % 1,0-1,7) à 6-8 mois ; proportion de fermeture de poche estimée à 74 % (IC 95 % 64-85). Six essais randomisés comparant instruments manuels et soniques/ultrasoniques : aucune différence significative. Treize essais comparant approche par quadrants et approche bouche entière : aucune différence significative. Base du constat qu'une amélioration parodontale s'accompagne d'un dégonflement gingival pouvant exposer des surfaces radiculaires.
- 6Zhu Q, Sun F, Gao Y, Wang J, Zhou Y — Clinical efficacy of vestibular incision subperiosteal tunnel access (VISTA) for the treatment of gingival recession: a systematic review and meta-analysis. BMC Oral Health. 2025;25(1):1497Autorité
Quatorze travaux, 226 patients et 526 dents en récession de classe Miller I ou II. Réduction moyenne de la profondeur de récession : −1,36 mm (IC 95 % −1,84 à −0,89 ; p < 0,001). Recouvrement radiculaire complet moyen : 58 % (49-68 % ; p < 0,001). Gain de gencive kératinisée +1,32 mm (0,92-1,72) ; gain d'épaisseur du tissu kératinisé +0,46 mm (0,27-0,65) ; gain de niveau d'attache clinique 2,14 mm (1,51-2,78).
- 7Sorrentino R, Ruggiero G, Borelli B, Barlattani A, Zarone F — Dentin Exposure after Tooth Preparation for Laminate Veneers: A Microscopical Analysis to Evaluate the Influence of Operators' Expertise. Materials (Basel). 2022;15(5):1763Autorité
Vingt incisives centrales maxillaires intactes préparées pour facettes à une profondeur de 0,6 mm, avec ligne de finition cervicale en mini-chanfrein de 0,3 mm, selon deux dessins de préparation : fenêtre et bout-à-bout. Chaque dent préparée a été analysée sous grossissement par trois opérateurs d'expertise différente — étudiant, praticien généraliste, prothésiste. Pourcentages moyens de dentine exposée détectée, dessin fenêtre : prothésiste 10,55 % (7,63 mm²), étudiant 22,82 % (16,44 mm²), praticien généraliste 58,05 % (40,64 mm²). Les moyennes par dessin de préparation étaient en revanche quasi identiques : fenêtre 30,48 % contre bout-à-bout 30,99 % — la différence tient donc à l'opérateur, non au dessin.
- 8Sanz M, Herrera D, Kebschull M, et al. (European Federation of Periodontology) — Treatment of stage I-III periodontitis: the EFP S3 level clinical practice guideline. J Clin Periodontol. 2020;47(Suppl 22):4-60Autorité
Recommandation de pratique clinique de niveau S3 élaborée selon GRADE à partir de 15 revues systématiques commandées. Traitement en quatre étapes successives : contrôle du biofilm supragingival et des facteurs de risque ; instrumentation sous- et supragingivale ; chirurgies parodontales sur les sites non répondeurs ; soins parodontaux de soutien réguliers. Critère de fin de traitement : fermeture de poche, profondeur au sondage ≤ 4 mm sans saignement au sondage. Fonde l'ordre des interventions, la correction des facteurs précédant tout traitement du symptôme.
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Questions fréquentes
Pourquoi mes dents sont-elles sensibles au froid ?
Combien de personnes ont les dents sensibles ?
Quelle est la cause principale de la sensibilité dentaire ?
Les dentifrices pour dents sensibles sont-ils efficaces ?
Le laser est-il plus efficace que les produits classiques ?
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Pourquoi mes dents sont-elles sensibles après la pose de facettes ?
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Le guide parent : techniques, déroulé et repères de décision.
La cause dominante de la sensibilité, et ce que le recouvrement obtient réellement.
La maladie à traiter en premier quand la récession s'accompagne de poches.
Combien de dentine une préparation expose réellement, selon la main qui la réalise.
L'acte le plus souvent suivi d'une sensibilité transitoire.
Le traumatisme occlusal, l'un des facteurs de risque identifiés de récession.