Greffe de Cheveux

Pelade : quels traitements sont remboursés en France ?

Deux médicaments sont remboursés dans la pelade sévère, à des taux différents, et la maladie n'ouvre pas droit à une prise en charge à 100 %. Ce que disent exactement les textes.

16 min de lecture
2 779 mots
Partager:
Responsable éditorial : Kaan · Fondateur, Renaissance Clinique — non médecin
Consultation de dermatologie en France : c'est le dermatologue qui qualifie la sévérité d'une pelade, et cette qualification conditionne l'accès aux traitements remboursés

Cliquez pour voir les sections de l'article

Responsabilité éditoriale
Fondateur, Renaissance Clinique — non médecin
10 sources citées · Mise à jour : 17 septembre 2026

La question se pose rarement dans cet ordre, et c'est pourtant le bon : avant de chercher quel traitement, on cherche ce qui est payé. Pour la pelade, la réponse a changé récemment — deux fois, à sept mois d'intervalle — et presque aucune page francophone ne le dit avec les chiffres exacts.

Ce qui suit ne vient ni d'un site d'actualité médicale ni d'un comparateur de mutuelles : chaque montant, chaque date et chaque condition a été relevé dans les textes publiés au Journal officiel, ouverts un par un.

⚠️ Ce que cette page n'est pas

Renaissance Clinique ne prescrit aucun de ces médicaments, n'instruit aucun dossier de remboursement et ne pose aucun diagnostic à distance. La pelade relève du dermatologue. Cette page est informative : elle rapporte l'état des textes, pas une conduite à tenir.

La pelade est-elle remboursée par la Sécurité sociale ?

En partie, et seulement dans sa forme sévère. Deux médicaments ouvrent aujourd'hui droit à un remboursement dans cette indication ; tout le reste — perruque mise à part — se paie, ou dépend de votre complémentaire. Et la maladie elle-même n'ouvre pas droit à une prise en charge intégrale.

PosteAssurance MaladieCe qu'il faut savoir
OLUMIANT (baricitinib), pelade sévère de l'adulteRemboursé à 65 %Médicament d'exception, prescription initiale hospitalière annuelle
LITFULO (ritlécitinib), pelade sévère dès 12 ansParticipation de l'assuré : 70 %L'arrêté d'inscription ne fixe aucun taux ; c'est un avis distinct qui le fait
Prothèse capillaire (perruque)Base de 350,00 €Quatre classes depuis le 1er janvier 2026 ; reste à charge nul en classe I
Consultation de dermatologieRemboursée comme toute consultationC'est le point d'entrée de tout le reste
Greffe de cheveux sur pelade évolutiveSans objetPas d'indication chirurgicale tant que la maladie est active

Qu'appelle-t-on « pelade sévère » dans les textes ?

La nuance est décisive, parce que le remboursement y est suspendu. Les deux arrêtés n'inscrivent pas « la pelade » : ils inscrivent la pelade sévère, et l'un d'eux le dit d'une formule sans ambiguïté — « la seule indication thérapeutique ouvrant droit à la prise en charge ou au remboursement par l'assurance maladie » est celle-là.

Autrement dit, une pelade en plaques limitée ne fait pas entrer dans ce cadre — et c'est la situation la plus fréquente : une revue de 2026 rappelle qu'environ 80 % des patients présentent une atteinte en plaques limitée, avec possibilité de récupération spontanée. C'est le dermatologue qui qualifie la sévérité, pas le patient et pas la pharmacie.

Un mot sur la maladie elle-même, parce qu'il détermine tout le reste : la pelade touche environ 2 % de la population et c'est une alopécie non cicatricielle — le follicule est mis au repos, pas détruit. C'est la raison pour laquelle la repousse reste possible, et la raison pour laquelle la chirurgie n'est pas la réponse.

Examen du cuir chevelu au dermatoscope : la distinction entre une pelade limitée et une pelade dite sévère se fait en consultation, et c'est elle qui ouvre ou non l'accès au remboursement

Quels médicaments sont remboursés dans la pelade sévère ?

Deux, inscrits à sept mois d'intervalle, et leurs conditions ne se ressemblent pas.

OLUMIANT (baricitinib)LITFULO (ritlécitinib)
Inscrit parArrêté du 25 mars 2024Arrêté du 15 octobre 2024
Indication au Journal officiel« traitement de la pelade sévère de l'adulte »« traitement de la pelade sévère chez les adultes et les adolescents âgés de 12 ans et plus »
ÂgeAdulteDès 12 ans
Ce que dit le texte sur le taux« Taux de remboursement : 65 % »Rien — le taux est fixé par un avis distinct
Participation de l'assuré35 % (complément des 65 %)« 70 % »
Conditions de prescription inscritesMédicament d'exception · liste I · prescription initiale hospitalière annuelle · quatre spécialitésAucune dans l'arrêté d'inscription

Une précision de méthode, qui explique pourquoi tant de pages se trompent : le Journal officiel n'écrit nulle part « 30 % » pour LITFULO. Il écrit « 70 % » de participation de l'assuré. Les 30 % qu'on lit partout sont le complément arithmétique — exact, mais déduit. Nous l'écrivons comme tel plutôt que de le présenter comme une citation.

Pourquoi l'un est-il mieux remboursé que l'autre ?

La question est légitime : même maladie, même famille de médicaments, deux traitements arrivés la même année — et une prise en charge qui va du simple au double. Les textes d'inscription ne motivent pas le taux ; ils l'appliquent. Le taux de participation résulte d'une décision de l'assurance maladie, publiée séparément, qui suit l'évaluation du service rendu par la commission compétente.

Ce qu'on peut affirmer sans interpréter, c'est la conséquence pratique : à prix égal, le reste à charge n'est pas le même selon la molécule prescrite. C'est une information que le patient n'a nulle part au moment de la consultation, et c'est une question légitime à poser.

Qui peut prescrire ces traitements ?

Pour OLUMIANT, le texte est explicite et limitatif : « Prescription initiale et renouvellement réservés aux spécialistes en rhumatologie, en dermatologie, en médecine interne ou en allergologie ». Votre médecin traitant ne peut donc pas initier ce traitement, et il ne peut pas non plus le renouveler.

Pour LITFULO, l'arrêté d'inscription ne mentionne aucune condition de prescription. Nous ne transposons pas celles d'OLUMIANT : ce serait écrire ce que le texte ne dit pas. Renseignez-vous auprès du prescripteur ou du pharmacien pour cette molécule précise.

Qu'est-ce qu'un « médicament d'exception », concrètement ?

C'est une catégorie administrative, et l'arrêté en donne la définition sur place : « Ce médicament est un médicament d'exception car il est particulièrement coûteux et d'indications précises ». Ce qui change pour vous tient en une phrase : la prescription doit être rédigée sur une ordonnance spécifique, et le remboursement est subordonné au respect strict de l'indication inscrite.

En pratique, cela veut dire qu'une prescription hors de cette indication — même parfaitement justifiée médicalement — sort du cadre du remboursement. La rigueur n'est pas un excès de zèle du pharmacien : c'est la condition du paiement.

Un médecin remplit une ordonnance : le statut de médicament d'exception impose une ordonnance spécifique et subordonne le remboursement au strict respect de l'indication inscrite

Faut-il passer par l'hôpital pour obtenir l'ordonnance ?

Pour OLUMIANT, oui, au moins une fois par an : le texte impose une « prescription initiale hospitalière annuelle ». Le renouvellement entre deux échéances peut se faire en ville, mais toujours par l'un des quatre spécialistes cités, et la validité repose sur cette initiation hospitalière annuelle.

Accueil d'une consultation hospitalière en France : l'une des deux molécules inscrites impose une prescription initiale hospitalière annuelle, contrainte d'organisation à anticiper

C'est une contrainte d'organisation réelle, surtout hors des grandes villes, et elle mérite d'être anticipée : un rendez-vous hospitalier ne se trouve pas toujours dans le mois.

Un adolescent peut-il être traité et remboursé ?

C'est la différence la plus nette entre les deux médicaments, et elle est écrite noir sur blanc. L'indication d'OLUMIANT vise l'adulte. Celle de LITFULO vise « les adultes et les adolescents âgés de 12 ans et plus ».

Le paradoxe mérite d'être relevé, sans en tirer de procès d'intention : le seul des deux ouvert aux adolescents est aussi celui dont la participation de l'assuré est la plus élevée.

La pelade donne-t-elle droit à une prise en charge à 100 % ?

Non, pas par elle-même. La liste des affections de longue durée ouvrant droit à l'exonération du ticket modérateur figure à l'article D. 160-4 du code de la sécurité sociale, dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2016. Nous l'avons ouverte et lue : ni « pelade », ni « alopécie » n'y figurent.

Pelade (alopecia areata)Alopécie androgénétique
NatureMaladie auto-immuneÉvolution physiologique
FolliculeMis au repos, non détruitMiniaturisé progressivement
Médicaments remboursésOui, dans la forme sévèreNon, dans cette indication
Prothèse capillairePrise en charge, base 350,00 €Prise en charge selon prescription
Prise en charge à 100 %Non — absente de l'article D. 160-4Non
GreffePas d'indication tant que la maladie est activeActe à visée esthétique, non remboursé

La conséquence est directe et elle surprend beaucoup de patients : une maladie peut être chronique, invalidante socialement et coûteuse à traiter sans ouvrir droit à l'exonération. Les taux de 65 % et de 30 % vus plus haut le disent déjà — s'il y avait exonération, la question du taux ne se poserait pas.

Combien coûte réellement un traitement, chaque mois ?

Ici aussi, le prix est public. L'avis de prix publié le même jour que l'inscription de LITFULO donne, pour la boîte de 30 gélules de 50 mg, un prix public TTC de 971,74 € (prix fabricant hors taxes : 874,38 €). À raison d'une gélule par jour, une boîte correspond à un mois.

971,74 €
Prix public TTC de la boîte de 30 gélules
70 %
Participation de l'assuré publiée au Journal officiel
65 %
Taux de remboursement inscrit pour l'autre molécule
350,00 €
Base de remboursement d'une prothèse capillaire

L'arithmétique qui suit est la nôtre, appliquée à ces chiffres publiés — et c'est le calcul que personne ne pose :

LigneUn moisDouze mois
Prix public TTC971,74 €11 660,88 €
Part de l'assurance maladie (30 %)291,52 €3 498,26 €
Participation de l'assuré (70 %)680,22 €8 162,62 €
Ce qui reste vraiment à payerDépend entièrement de votre complémentaire santé — et un contrat sans garantie renforcée laisse tout ou partie de cette participation à votre charge
Calcul du reste à charge mensuel sur un coin de table : la participation de l'assuré s'applique au prix public du médicament, et ce qui reste dépend ensuite du contrat de complémentaire santé

Ce tableau n'est pas un argument contre le traitement. Il est là parce qu'un patient qui découvre le montant à la pharmacie, sans l'avoir anticipé, arrête parfois le traitement — et l'arrêt a, lui, un coût médical.

Le minoxidil est-il remboursé dans la pelade ?

Non. Le minoxidil en solution locale n'est pas remboursable, quelle que soit l'indication : il est vendu à prix libre, et c'est vrai aussi bien dans l'alopécie androgénétique que dans la pelade.

Mais il y a plus important que le remboursement, et c'est une raison médicale : les résumés des caractéristiques de ces produits déconseillent explicitement leur application sur une chute survenant par plaques ou de façon brutale, ou dont la cause n'est pas connue. Or c'est exactement la description d'une pelade. Un produit non remboursé et déconseillé dans cette situation n'est pas une bonne affaire : c'est une perte de temps sur une maladie où le délai de prise en charge compte.

Conseil au comptoir d'une pharmacie en France : le minoxidil en solution locale est vendu à prix libre et n'est pas remboursé, et son usage est déconseillé sur une chute survenant par plaques

Une perruque est-elle prise en charge en cas de pelade ?

Oui, et c'est souvent la réponse la plus immédiatement utile. La prothèse capillaire est inscrite sur la liste des produits et prestations remboursables, et ses modalités ont été réécrites au 1er janvier 2026 : quatre classes, un tarif de responsabilité de 350,00 € pour toutes, et des prix limites de vente de 350 €, 700 € et 1 000 € selon la classe — le prix étant libre en classe IV.

En pratique : un modèle de classe I ne laisse rien à votre charge, puisque le tarif et le prix limite y sont identiques. La délivrance suppose une prescription médicale et, pour la première, un essayage en présence d'un professionnel formé. Le détail figure sur notre page consacrée au remboursement et à la prothèse capillaire.

Essayage d'une prothèse capillaire en salon : en classe I, le tarif de responsabilité et le prix limite de vente sont identiques, donc rien ne reste à la charge du patient

Les injections de corticoïdes sont-elles prises en charge ?

Les corticoïdes injectables utilisés dans certaines pelades en plaques sont des médicaments remboursables et l'acte d'injection relève de la consultation ; ce n'est donc pas ce poste qui creuse le budget. Deux réserves, en revanche, méritent d'être connues.

D'abord, la disponibilité : le corticoïde injectable le plus utilisé dans cette indication a connu des tensions d'approvisionnement documentées par l'agence du médicament, avec contingentement en ville. Ensuite, l'indication : ces injections concernent des formes limitées, pas les pelades étendues pour lesquelles les deux traitements oraux ont été inscrits.

Une greffe de cheveux est-elle une solution dans la pelade ?

Disons-le franchement, alors que c'est contraire à notre intérêt commercial : non, pas sur une pelade évolutive. La pelade est une maladie auto-immune qui s'attaque au follicule ; implanter des greffons dans une zone où le processus est actif revient à les exposer au même mécanisme. Le follicule greffé n'est pas protégé parce qu'il a été déplacé.

Il existe une confusion qu'il faut lever, et elle vient de la nomenclature elle-même. Les actes de transplantation capillaire portent une indication officielle en une ligne : « pseudopelade stabilisée, alopécie posttraumatique ou postthérapeutique ». La « pseudopelade » n'est pas la pelade. C'est une alopécie cicatricielle — le follicule y est détruit et remplacé par du tissu fibreux —, alors que la pelade est par définition non cicatricielle : le follicule est mis au repos, pas détruit, ce qui explique que la repousse reste possible.

Pelade (alopecia areata)Pseudopelade
Type d'alopécieNon cicatricielleCicatricielle
État du folliculeAu repos — la repousse reste possibleDétruit, remplacé par du tissu fibreux
MécanismeAuto-immunProcessus cicatriciel, causes variées
Citée dans l'indication officielle de la greffeNonOui — « pseudopelade stabilisée »
Greffe envisageablePas sur une maladie activeLorsque le processus est éteint et stabilisé

Deux conséquences pratiques. D'une part, lire « pelade » dans une brochure de greffe doit faire vérifier de quoi on parle exactement. D'autre part, la bonne séquence est l'inverse de celle qu'on imagine : traitement d'abord, stabilisation ensuite, et discussion chirurgicale seulement si une zone reste définitivement détruite — ce qui, dans la pelade, n'est pas le cas habituel.

Que se passe-t-il si le traitement est arrêté ?

C'est la question que le budget rend concrète, et elle mérite d'être posée avant de commencer, pas après. Les traitements oraux de la pelade sévère sont des traitements d'entretien : ils agissent tant qu'ils sont pris. Un arrêt n'est donc pas neutre, et la décision d'arrêter — pour raison financière comme pour toute autre — se prend avec le prescripteur, pas seul.

C'est aussi pourquoi la question du reste à charge n'est pas une question d'intendance : un traitement qu'on ne peut pas tenir dans la durée n'est pas le bon plan de traitement, et cela se discute en consultation, au moment du choix de la molécule.

Quelles questions poser à son dermatologue ?

Six questions, dont les réponses déterminent le budget autant que le résultat. Elles ne remplacent pas l'avis médical : elles évitent la mauvaise surprise.

  1. Ma pelade entre-t-elle dans la définition « sévère » qui conditionne le remboursement ? C'est la porte d'entrée de tout le reste.
  2. Quelle molécule envisagez-vous, et quel est son taux de prise en charge ? Les deux ne se valent pas sur ce plan.
  3. Faut-il une prescription initiale à l'hôpital, et à quelle fréquence ? À anticiper dans l'agenda, pas à découvrir au renouvellement.
  4. Quel sera mon reste à charge mensuel, avant intervention de ma complémentaire ? Demandez le chiffre, pas un ordre de grandeur.
  5. Une prothèse capillaire est-elle indiquée en attendant ? En classe I, elle ne coûte rien et agit tout de suite.
  6. Que se passe-t-il si j'arrête ? La réponse change la façon dont on s'engage.

En résumé : qui paie quoi dans la pelade ?

Deux médicaments sont remboursés dans la pelade sévère, à des conditions qui ne sont pas les mêmes : OLUMIANT à 65 %, réservé à l'adulte et encadré par une prescription initiale hospitalière annuelle et quatre spécialités ; LITFULO ouvert dès 12 ans, avec une participation de l'assuré fixée à 70 % et un prix public de 971,74 € la boîte mensuelle. La pelade ne figurant pas à l'article D. 160-4, elle n'ouvre pas droit par elle-même à une prise en charge à 100 %.

À côté de cela, un poste est réellement couvert et trop peu connu : la prothèse capillaire, sur une base de 350,00 €, sans reste à charge en classe I. Et un poste ne l'est pas du tout, pour une raison qui n'est pas financière : la greffe, qui n'a pas d'indication tant que la maladie est active.

Sources et références

  1. 1
    Arrêté du 25 mars 2024 inscrivant OLUMIANT dans la pelade sévère (Légifrance)Autorité

    Arrêté du 25 mars 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux, NOR TSSS2406415A, JORF n°0075 du 29 mars 2024. Indication inscrite : « traitement de la pelade sévère de l'adulte ». Annexe II : « Taux de remboursement : 65 % » ; « Ce médicament est un médicament d'exception car il est particulièrement coûteux et d'indications précises » ; « Médicament soumis à prescription initiale hospitalière annuelle » ; « Liste I » ; « Prescription initiale et renouvellement réservés aux spécialistes en rhumatologie, en dermatologie, en médecine interne ou en allergologie ».

  2. 2
    Arrêté du 15 octobre 2024 inscrivant LITFULO dans la pelade sévère (Légifrance)Autorité

    Arrêté du 15 octobre 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux, NOR MSAS2424788A, JORF n°0247 du 17 octobre 2024. Indication inscrite : « La seule indication thérapeutique ouvrant droit à la prise en charge ou au remboursement par l'assurance maladie est […] : - traitement de la pelade sévère chez les adultes et les adolescents âgés de 12 ans et plus. » Le texte ne fixe aucun taux de remboursement et ne mentionne aucune condition de prescription.

  3. 3
    Avis fixant le taux de participation de l'assuré pour LITFULO (Légifrance)Autorité

    Avis relatif à la décision de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie portant fixation du taux de participation de l'assuré applicable à des spécialités pharmaceutiques, NOR MSAS2424791V, JORF n°0247 du 17 octobre 2024. Ligne publiée : « 34009 302 797 2 4 | LITFULO (ritlécitinib) 50 mg, gélule-plaquette (alu/alu) (B/30) (laboratoires PFIZER) | 70 % ».

  4. 4
    Avis de prix des spécialités pharmaceutiques — LITFULO (Légifrance)Autorité

    Avis relatif aux prix de spécialités pharmaceutiques, NOR MSAS2424790V, JORF n°0247 du 17 octobre 2024. Pour LITFULO (ritlécitinib) 50 mg, boîte de 30 gélules, code CIP 34009 302 797 2 4 : prix fabricant hors taxes 874,38 €, prix public TTC 971,74 €.

  5. 5
    Article D. 160-4 du code de la sécurité sociale — liste des affections de longue durée (Légifrance)Autorité

    Article fixant la liste des affections comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse, version en vigueur depuis le 1er janvier 2016. Ni « pelade », ni « alopécie », ni « alopecia areata » ne figurent parmi les affections énumérées.

  6. 6
    Terminologie CCAM v84.00 — indication des actes de transplantation capillaire (Agence du numérique en santé)Autorité

    Fiches officielles des actes QAEA001, QAEA005 et QAEA007. Note d'indication commune aux trois : « Indication : pseudopelade stabilisée, alopécie posttraumatique ou postthérapeutique ». La pseudopelade est une alopécie cicatricielle, distincte de la pelade (alopecia areata), qui est non cicatricielle.

  7. 7
    Arrêté du 16 octobre 2025 — modalités de prise en charge des prothèses capillaires (Légifrance)Autorité

    Arrêté modifiant les modalités de prise en charge des prothèses capillaires et accessoires inscrits au chapitre 2 du titre I de la liste prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale, entré en vigueur le 1er janvier 2026. Quatre classes de prothèse capillaire totale ; prescription médicale obligatoire ; essayage obligatoire en présence d'un professionnel formé lors de la première délivrance.

  8. 8
    Avis du 17 octobre 2025 — tarification des prothèses capillaires (Légifrance)Autorité

    Avis applicable au 1er janvier 2026 : tarif de responsabilité de 350,00 € TTC pour les quatre classes de prothèse capillaire totale ; prix limite de vente de 350,00 € en classe I, 700,00 € en classe II, 1 000,00 € en classe III, non fixé en classe IV.

  9. 9
    Terrany A, Schwartz RA — Alopecia areata: current concepts (Wiener klinische Wochenschrift, 2026)Autorité

    Revue (PMID 42307740, doi 10.1007/s00508-026-02775-z) : « Alopecia areata (AA) is a chronic autoimmune condition characterized by relapsing, non-scarring hair loss. Approximately 80% of patients experience limited patchy hair loss with potential for spontaneous recovery, while others progress to more extensive forms, such as alopecia totalis or alopecia universalis. »

  10. 10
    Maas D, Spindler AJ et coll. — Alopecia Areata: Advances in Clinical Evaluation and Pathogenesis (Journal of the American Academy of Dermatology, 2026)Autorité

    Revue (PMID 42607949, doi 10.1016/j.jaad.2026.07.133) : « Alopecia areata (AA) is a common autoimmune condition that affects approximately 2% of the global population. Although it most commonly presents with the abrupt onset of well-circumscribed, non-scarring alopecic patches on the scalp, the nails and other hair-bearing areas are also frequently affected. »

Questions fréquentes

Est-ce que la pelade est remboursée par la Sécurité sociale ?

En partie, et seulement dans sa forme sévère. Deux médicaments y ouvrent droit à un remboursement : OLUMIANT (baricitinib), inscrit par arrêté du 25 mars 2024 avec un « taux de remboursement : 65 % », et LITFULO (ritlécitinib), inscrit par arrêté du 15 octobre 2024, dont un avis de l'assurance maladie fixe la participation de l'assuré à 70 %. La consultation de dermatologie est remboursée comme toute consultation, et la prothèse capillaire est prise en charge sur une base de 350,00 €.

La pelade ouvre-t-elle droit à une affection de longue durée à 100 % ?

Non, pas par elle-même. La liste des affections de longue durée exonérantes figure à l'article D. 160-4 du code de la sécurité sociale (version en vigueur depuis le 1er janvier 2016) : ni « pelade » ni « alopécie » n'y figurent. Les taux de remboursement appliqués aux deux traitements le confirment — s'il y avait exonération du ticket modérateur, la question du taux ne se poserait pas.

Quel est le nouveau traitement remboursé pour la pelade ?

Deux, arrivés à sept mois d'intervalle. OLUMIANT (baricitinib) a été inscrit le 25 mars 2024 pour « le traitement de la pelade sévère de l'adulte ». LITFULO (ritlécitinib) a été inscrit le 15 octobre 2024 pour « le traitement de la pelade sévère chez les adultes et les adolescents âgés de 12 ans et plus ». Les conditions diffèrent : seul le premier porte, dans son arrêté, le statut de médicament d'exception et l'obligation d'une prescription initiale hospitalière annuelle.

Quel est le taux de remboursement de LITFULO ?

L'arrêté d'inscription ne fixe aucun taux : il ne porte que l'indication. Le taux est fixé par un avis distinct de l'assurance maladie publié le même jour, qui indique pour la présentation de 30 gélules de 50 mg une participation de l'assuré de 70 %. Attention à une confusion répandue : le Journal officiel n'écrit jamais « 30 % » — ce chiffre est le complément arithmétique des 70 %, exact mais déduit.

Qui peut prescrire OLUMIANT dans la pelade ?

Le texte est limitatif : « Prescription initiale et renouvellement réservés aux spécialistes en rhumatologie, en dermatologie, en médecine interne ou en allergologie ». S'y ajoute une « prescription initiale hospitalière annuelle » et le statut de médicament d'exception, qui impose une ordonnance spécifique. Votre médecin traitant ne peut donc ni initier ni renouveler ce traitement.

Combien coûte LITFULO par mois ?

L'avis de prix publié au Journal officiel donne, pour la boîte de 30 gélules de 50 mg, un prix public TTC de 971,74 € (prix fabricant hors taxes : 874,38 €). À une gélule par jour, cela correspond à un mois de traitement. Avec une participation de l'assuré de 70 %, la part non remboursée par l'assurance maladie s'élève à environ 680 € par mois — le reste à charge réel dépendant ensuite des garanties de votre complémentaire santé.

Un adolescent peut-il être traité pour une pelade sévère ?

Oui, avec l'un des deux seulement. L'indication inscrite pour LITFULO vise « les adultes et les adolescents âgés de 12 ans et plus », tandis que celle d'OLUMIANT vise l'adulte. À noter, sans y voir d'intention : celui des deux qui est ouvert aux adolescents est aussi celui dont la participation de l'assuré est la plus élevée.

Le minoxidil est-il remboursé pour la pelade ?

Non — le minoxidil en solution locale n'est pas remboursable et se vend à prix libre, dans la pelade comme dans la calvitie commune. Plus important que le remboursement : les résumés des caractéristiques de ces produits déconseillent explicitement l'application sur une chute survenant par plaques ou de façon brutale, ou dont la cause n'est pas connue — c'est-à-dire précisément la situation d'une pelade. Le bon réflexe est la consultation, pas l'achat en pharmacie.

Une perruque est-elle remboursée en cas de pelade ?

Oui. La prothèse capillaire figure sur la liste des produits et prestations remboursables et ses modalités ont été réécrites au 1er janvier 2026 : quatre classes, un tarif de responsabilité de 350,00 € pour toutes, des prix limites de vente de 350 €, 700 € et 1 000 € selon la classe, prix libre en classe IV. En classe I, il ne reste rien à votre charge. La délivrance suppose une prescription médicale et, pour la première, un essayage en présence d'un professionnel formé.

Peut-on faire une greffe de cheveux quand on a une pelade ?

Pas sur une pelade évolutive. La pelade est une maladie auto-immune dirigée contre le follicule : un greffon implanté dans une zone active est exposé au même mécanisme, et le déplacer ne le protège pas. Attention à une confusion fréquente venue de la nomenclature : l'indication officielle des actes de transplantation mentionne « pseudopelade stabilisée », qui est une alopécie cicatricielle — le follicule y est détruit — et non la pelade, qui est non cicatricielle et où la repousse reste possible.

Que se passe-t-il si j'arrête le traitement ?

Ces traitements oraux sont des traitements d'entretien : ils agissent tant qu'ils sont pris. Un arrêt n'est donc pas neutre et se décide avec le prescripteur, jamais seul — y compris lorsque la raison est financière. C'est précisément pourquoi la question du reste à charge mérite d'être posée avant de commencer : un traitement qu'on ne peut pas tenir dans la durée n'est pas le bon plan de traitement.

Les injections de corticoïdes dans la pelade sont-elles prises en charge ?

Les corticoïdes injectables utilisés dans certaines pelades en plaques sont des médicaments remboursables, et l'acte relève de la consultation : ce n'est pas ce poste qui pèse sur le budget. Deux réserves toutefois : le corticoïde injectable le plus employé dans cette indication a connu des tensions d'approvisionnement documentées par l'agence du médicament, avec contingentement en ville ; et ces injections concernent des formes limitées, non les pelades étendues pour lesquelles les traitements oraux ont été inscrits.

Aller plus loin

Avis Trustpilot