Greffe de Cheveux

Clascotérone à long terme : quel recul existe réellement ?

Pour la solution capillaire, aucun résultat n'a été publié ni déposé : le seul élément à douze mois est un communiqué d'entreprise, sans valeur mesurée. L'essai achevé en 2016 n'a rien publié.

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Responsable éditorial : Kaan · Fondateur, Renaissance Clinique — non médecin
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Un homme d'une trentaine d'années, seul à sa table de cuisine le soir, consulte un ordinateur portable et des feuilles imprimées d'un air dubitatif

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Fondateur, Renaissance Clinique — non médecin
10 sources citées · Mise à jour : 26 septembre 2026

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« Est-ce sûr sur dix ans ? » est la bonne question, et elle a, pour cette molécule, une réponse inhabituelle : on ne peut pas y répondre, parce que rien n'a été publié. Cette page n'expose donc pas un profil de tolérance au long cours : elle montre où s'arrête exactement la connaissance publique, ce qui est déjà une information décisive avant d'envisager un engagement de plusieurs années.

Statut réglementaire exact

La seule autorisation qui existe pour le clascotérone est une crème à 1 % (Winlevi), autorisée dans l'Union européenne le 17 octobre 2025 — pour l'acné, et chez l'adolescent de 12 à moins de 18 ans pour l'acné du visage uniquement. Cette autorisation a été précédée d'un refus, le 25 avril 2025 : l'agence européenne a écrit qu'« il existe cependant un risque que le médicament soit absorbé dans le sang et supprime le fonctionnement de trois organes : l'hypothalamus et l'hypophyse dans le cerveau, et les glandes surrénales », suppression qui « pourrait entraîner une altération de la croissance et de la maturation sexuelle ». L'avis est devenu favorable après réexamen le 25 août 2025, assorti de mesures de réduction du risque. Pour le cuir chevelu, le clascotérone n'est autorisé nulle part : ni en France, ni dans l'Union européenne, ni aux États-Unis.

Quel recul existe réellement sur la solution capillaire ?

Aucun recul publié. Ce n'est pas une formule prudente, c'est une constatation que n'importe qui peut refaire : les fiches du registre américain des essais cliniques sont publiques, et les trois essais conduits sur le cuir chevelu portent tous la même mention.

Les trois essais du clascotérone sur le cuir chevelu, au 19 septembre 2026
EssaiPhase, effectif, schémaFinRésultats déposés au registre
NCT02279823Phase 2, triple aveugle, 95 hommes, 3 centres américains ; solution à 5 %, minoxidil à 5 % et placebo, 26 semainesMai 2016Non
NCT05910450 (« Scalp 1 »)Phase 3, double aveugle contre véhicule, 703 hommes, 24 centres26 janvier 2026Non
NCT05914805 (« Scalp 2 »)Phase 3, double aveugle contre véhicule, 762 hommes, 27 centres16 juillet 2025Non
Fiches publiques du registre américain des essais cliniques, consultées le 19 septembre 2026. Les deux essais de phase 3 sont de conception identique et évaluent une solution à 5 %, six mois en double aveugle suivis de six mois.
1 465
hommes inclus dans les deux essais de phase 3 sur le cuir chevelu
Fiches NCT05910450 et NCT05914805
0
résultat déposé au registre, pour les trois essais réunis
Registre américain, 19 septembre 2026
10 ans
depuis l'achèvement de l'essai de phase 2, toujours sans résultats publiés
NCT02279823, achevé en mai 2016

Le seul élément « à douze mois » est un communiqué d'entreprise

Il existe une annonce de données à douze mois ; elle ne contient aucune valeur mesurée. Le communiqué du 15 avril 2026 indique que les participants restés sous traitement continu ont poursuivi leur gain capillaire jusqu'au douzième mois, tandis que ceux basculés sur le véhicule à partir du septième mois ont vu les gains obtenus se réduire. Il qualifie l'absorption générale de « négligeable ». Un précédent communiqué, daté du 3 décembre 2025, décrivait déjà une tolérance « comparable à celle du véhicule ».

Ces deux textes sont des communications d'entreprise, non relues par des pairs. Ils ne donnent ni le détail des effets indésirables par groupe, ni les concentrations sanguines mesurées, ni les dosages hormonaux, ni les valeurs absolues d'efficacité. Le laboratoire y annonce par ailleurs un dépôt américain au début de 2027 : une annonce d'entreprise, pas un calendrier réglementaire.

Ce qu'un communiqué n'est pas

Un communiqué d'entreprise n'est ni une publication relue par des pairs, ni un dépôt de résultats au registre des essais. Ce n'est pas un mensonge : c'est une étape antérieure. La différence pratique est simple : une publication se vérifie ligne par ligne, un communiqué se croit ou ne se croit pas. Pour juger d'un usage de plusieurs années, l'écart entre les deux est considérable.

Un essai achevé en 2016 qui n'a toujours rien publié

C'est l'information la plus parlante sur la transparence de ce dossier. L'essai NCT02279823 était une étude de phase 2, en triple aveugle, menée chez 95 hommes dans trois centres américains : une solution de clascotérone à 5 %, une solution de minoxidil à 5 % comme comparateur actif, et un placebo, deux applications par jour pendant vingt-six semaines. Il s'est achevé en mai 2016.

Dix ans plus tard, la fiche du registre porte toujours la mention « aucun résultat déposé », et aucun article relu par des pairs n'en a publié les résultats. C'est la seule fois où cette molécule a été confrontée directement au minoxidil — le traitement qu'une revue systématique avec méta-analyses en réseau, parue en 2026, classe en tête des produits appliqués sur le cuir chevelu chez l'homme. Le résultat de cette confrontation reste invisible. On ne peut pas en déduire ce qu'il montrait ; on peut en déduire qu'un dossier dont un essai comparatif reste non publié pendant dix ans ne permet pas de parler de « recul ».

« Topique » ne veut pas dire « sans effet général » — surtout dans la durée

L'idée que le clascotérone n'aurait aucun effet général ne tient pas pour la solution capillaire. L'étude de phase 1 du laboratoire lui-même (Täubel et coll., 2021) énonce la différence entre les deux formes : sous forme de crème, le clascotérone est peu absorbé, mais « la formulation en solution mise au point pour le traitement de l'alopécie androgénétique conduit à une concentration systémique mesurable et à une accumulation de l'anti-androgène ». C'est d'ailleurs le risque d'absorption sanguine — et de freinage de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien — qui avait motivé le refus européen du 25 avril 2025, pour une simple crème à 1 % sur le visage. Le laboratoire décrit pour la solution capillaire une absorption « négligeable », sans qu'aucune valeur mesurée ne soit publique.

Sur une page consacrée au long terme, un mot de cette phrase pèse plus que les autres : accumulation. Il désigne précisément ce qui se produit quand les applications se succèdent sans que l'organisme ait tout éliminé entre deux applications. C'est la notion qui distingue une exposition ponctuelle d'une exposition chronique — et c'est aussi celle pour laquelle aucune valeur n'a été publiée. Le régulateur européen écrit de son côté qu'une exposition plus faible « n'exclut pas entièrement » le risque d'effets généraux.

Ce que le régulateur a exigé pour un produit bien moins exposant

Il faut remettre les proportions en place. Le produit qui a suscité un refus européen est une crème à 1 % appliquée sur le visage, pendant douze semaines dans son dossier clinique. Quand l'avis est devenu favorable, au réexamen du 25 août 2025, ce fut assorti de mesures explicites : limitation de la dose, surveillance du traitement, matériel d'information pour les professionnels, restriction de l'usage chez l'adolescent à l'acné du visage, prescription réservée aux médecins expérimentés.

Le produit développé pour la calvitie est une solution à 5 %, cinq fois plus concentrée, appliquée sur le cuir chevelu et destinée à un usage qui ne s'arrête pas. Cela ne prouve rien sur sa tolérance : cela indique qu'il serait imprudent de présenter comme anodin, dans la durée, un produit dont une version bien moins exposante a fait l'objet de ce niveau d'encadrement.

Un bénéfice conditionnel à la poursuite du traitement

Un seul point échappe au silence des publications — et il vient du communiqué, pas d'une donnée vérifiable : l'entreprise indique que les participants basculés sur le véhicule au septième mois ont vu les gains obtenus se réduire. Autrement dit, le bénéfice attendu est conditionnel à la poursuite du traitement. C'est le point commun de tous les traitements médicaux de l'alopécie androgénétique : ils agissent tant qu'ils sont appliqués, aucun ne modifie la prédisposition, aucun ne recrée un follicule disparu.

Cela transforme la question du long terme. Elle n'est pas seulement « ce produit est-il sûr pendant dix ans ? » — question sans réponse publiée — mais aussi « suis-je prêt à ne jamais interrompre ? ». Trois contraintes se cumulent alors, et aucune n'a besoin d'une étude pour être comprise :

  • La régularité — un geste à répéter sans interruption, sans rattrapage possible, pendant des années.
  • La continuité d'approvisionnement — qui suppose un produit disponible ; or la solution capillaire n'est commercialisée dans aucun pays.
  • La réversibilité du gain — ce qui a été préservé grâce au traitement se reperd lorsqu'il s'arrête.

Trois idées reçues sur l'usage prolongé

« C'est bien toléré au début, donc ce sera pareil dans dix ans »

Le raisonnement est fragile pour deux raisons. La première : la bonne tolérance décrite concerne un autre produit, la crème à 1 % contre l'acné, évaluée sur douze semaines chez 1 440 personnes. La seconde : une tolérance initiale ne dit rien d'une exposition répétée sur des années, d'autant moins quand le promoteur lui-même décrit une accumulation pour la forme en solution.

« Les données de l'acné suffisent à se rassurer »

Elles éclairent, elles ne remplacent pas. Concentration différente, surface d'application différente, durée différente, population différente. La revue la plus récente consacrée à cette molécule est explicite : les essais de phase 3 et les méta-analyses portent sur l'acné, et pour le cuir chevelu les données sont « émergentes mais encore incomplètes ».

« Pas de publication, mais les essais sont positifs, donc c'est bon signe »

Les deux essais de phase 3 ont bien fait l'objet d'une annonce favorable, et c'est une information en soi. Mais regardons ce que cette annonce contient. Le communiqué du 3 décembre 2025 donne, pour deux essais de conception identique, une amélioration relative du comptage de cheveux dans la zone cible par rapport au véhicule de 539 % dans l'un et de 168 % dans l'autre — sans préciser lequel est lequel. Un écart de 3,2 fois entre deux études censées mesurer la même chose : c'est cet écart qui est l'information, et il montre à quel point un pourcentage relatif devient instable quand le groupe témoin bouge peu. Aucune valeur absolue n'a été publiée. Tant que les données ne sont pas publiées, « positif » reste un mot, pas un résultat consultable — et il ne dit rien du détail des effets indésirables, qui est le sujet de cette page.

Traitement à reprendre chaque jour, ou intervention unique

Les deux approches ne portent pas sur les mêmes cheveux et n'engagent pas le même type de décision. Un traitement médical, quand il est autorisé et prescrit, vise à freiner la miniaturisation des cheveux encore présents ; il ne fait pas repousser un follicule définitivement perdu. Une greffe redéploie des follicules prélevés dans une zone non concernée par la chute vers les zones dégarnies ; elle ne protège pas, en revanche, les cheveux d'origine qui n'ont pas été greffés.

Deux logiques différentes, du point de vue de l'engagement
CritèreSolution capillaire de clascotéroneGreffe de cheveux (FUE, technique Choi Pen)
DisponibilitéNon autorisée, non commercialisée : aucun paysIntervention chirurgicale pratiquée en clinique
EngagementApplications répétées, poursuivies sans interruptionUne intervention, puis une période de repousse
Zones déjà dégarniesAucun effet attendu là où le follicule a disparuRecouvertes par des follicules replacés
À l'arrêtSelon le communiqué du 15 avril 2026, les gains obtenus se réduisent ; aucune donnée publiée ne permet de le vérifierSans objet : il n'y a pas de traitement à interrompre
Niveau de preuve publiqueAucune publication relue par des pairs, aucun dépôt de résultatsTechnique chirurgicale établie, résultat visible et photographiable
Colonne du milieu : fiches du registre des essais cliniques et communiqués d'entreprise des 3 décembre 2025 et 15 avril 2026. Tableau informatif : il ne constitue ni un avis médical ni une recommandation de traitement.
Comparaison entre un traitement à reprendre chaque jour (applications quotidiennes répétées) et une greffe de cheveux (intervention unique)

Que retenir

Sur le long terme, la position honnête tient en trois phrases. Il n'existe aucune donnée publiée de tolérance pour la solution capillaire de clascotérone, à aucune durée : ni à six mois, ni à douze, ni au-delà. Ce qui est documenté concerne un autre produit, la crème à 1 % contre l'acné, dont l'autorisation européenne a elle-même été précédée d'un refus motivé par le risque de passage dans le sang. Et l'élément le plus solide du dossier reste réglementaire, pas clinique : c'est le motif écrit de ce refus, pas un chiffre d'essai.

Dire « on ne sait pas » n'est pas une mise en garde déguisée. C'est l'état exact de la connaissance publique au 19 septembre 2026, et c'est ce qu'une personne qui envisage un engagement de plusieurs années a le droit de lire avant tout le reste. Renaissance Clinique est une clinique de greffe de cheveux : nous ne prescrivons pas, ne délivrons pas, ne stockons pas et n'administrons pas cette molécule. Pour un traitement médicamenteux, l'interlocuteur est un médecin qui vous examine.

Une solution qui ne dépend d'aucun traitement quotidien

Si votre priorité est d'éviter un engagement à reprendre chaque jour, c'est une différence de nature qu'il faut peser. Renaissance Clinique est spécialisée dans la greffe de cheveux (FUE et technique Choi Pen) : des follicules prélevés dans une zone non concernée par la chute, replacés là où la densité manque, en une intervention. Nos chirurgiens évaluent gratuitement votre cas.

Sources et références

  1. 1
    Winlevi 2025 — refus initial, puis autorisation européenne de la crème contre l'acnéAutorité

    Document de questions-réponses de l'agence européenne (EMA/277213/2025, 26 août 2025, EMEA/H/C/006138), titulaire Cassiopea S.p.A. Refus initial le 25 avril 2025 : le médicament « bloque les récepteurs des androgènes localement dans la peau », mais « il existe cependant un risque que le médicament soit absorbé dans le sang et supprime le fonctionnement de trois organes : l'hypothalamus et l'hypophyse dans le cerveau, et les glandes surrénales », suppression qui « pourrait entraîner une altération de la croissance et de la maturation sexuelle ». Après réexamen le 25 août 2025, avis favorable assorti de mesures de réduction du risque. Autorisation valable dans toute l'Union le 17 octobre 2025. Indication : chez l'adulte, acné vulgaire ; chez l'adolescent de 12 à moins de 18 ans, acné vulgaire du visage. Dossier clinique : deux études principales portant sur 1 440 personnes, crème deux fois par jour pendant 12 semaines.

  2. 2
    Täubel 2021 — étude de phase 1 sur la solution capillaire, promue par le laboratoireAutorité

    Étude de phase 1 sur 32 volontaires évaluant l'effet du clascotérone sur l'intervalle QTc à doses supra-thérapeutiques (225 mg appliqués en solution à une concentration supra-thérapeutique). Aucun effet sur l'intervalle QTc dans la gamme de concentrations testée. Constat déterminant pour l'alopécie : sous forme de crème, le clascotérone est peu absorbé, mais « la formulation en solution mise au point pour le traitement de l'alopécie androgénétique conduit à une concentration systémique mesurable et à une accumulation de l'anti-androgène ».

  3. 3
    NCT02279823 — essai de phase 2 contre le minoxidil, achevé en 2016Autorité

    Essai de phase 2 multicentrique, randomisé, en triple aveugle, 95 hommes atteints d'alopécie androgénétique, 3 centres aux États-Unis, promoteur Intrepid Therapeutics. Trois bras : cortexolone 17α-propionate en solution à 5 %, minoxidil en solution à 5 % (comparateur actif) et placebo, deux applications par jour pendant 26 semaines. Début octobre 2014, achèvement mai 2016. Statut : achevé, aucun résultat déposé au 19 septembre 2026.

  4. 4
    NCT05910450 — essai de phase 3 « Scalp 1 » (703 hommes)Autorité

    Essai de phase 3 de 6 mois, multicentrique, prospectif, randomisé, en double aveugle, contrôlé par véhicule, 703 hommes, 24 centres en Géorgie et aux États-Unis, promoteur Cassiopea SpA. Clascotérone en solution à 5 %. Début 21 juin 2023, achèvement 26 janvier 2026. Statut : achevé, aucun résultat déposé au 19 septembre 2026.

  5. 5
    NCT05914805 — essai de phase 3 « Scalp 2 » (762 hommes)Autorité

    Essai de phase 3 de 6 mois, multicentrique, prospectif, randomisé, en double aveugle, contrôlé par véhicule, 762 hommes, 27 centres en Allemagne, en Pologne et aux États-Unis, promoteur Cassiopea SpA. Clascotérone en solution à 5 %, six mois en double aveugle puis six mois en simple aveugle. Critères principaux : variation du comptage total de cheveux non duveteux dans la zone, et appréciation par le participant de sa propre couverture capillaire, à 6 mois. Début 17 août 2023, achèvement 16 juillet 2025. Statut : achevé, aucun résultat déposé au 19 septembre 2026.

  6. 6
    Cosmo 2025 — communiqué annonçant les résultats top-line des deux essais de phase 3

    Communiqué d'entreprise du 3 décembre 2025 annonçant les résultats top-line des deux essais de phase 3 Scalp 1 (NCT05910450) et Scalp 2 (NCT05914805), de conception identique, conduits aux États-Unis et en Europe sur 1 465 patients au total. Amélioration relative du comptage de cheveux dans la zone cible par rapport au véhicule : 539 % dans un essai, 168 % dans l'autre. Tolérance décrite comme comparable à celle du véhicule. Source industrielle, non relue par des pairs, sans valeurs absolues publiées : citée ici comme communication d'entreprise, pas comme résultat scientifique.

  7. 7
    Cosmo 2026 — communiqué annonçant les données à douze mois

    Communiqué d'entreprise du 15 avril 2026 annonçant les données de phase III à 12 mois pour la solution capillaire de clascotérone à 5 % chez l'homme atteint d'alopécie androgénétique légère à modérée. Les participants restés sous traitement continu ont poursuivi leur gain capillaire jusqu'au 12e mois ; ceux passés au véhicule à partir du 7e mois ont vu les gains obtenus se réduire. Absorption générale qualifiée de « négligeable » par l'entreprise, sans aucune valeur mesurée publique. Dépôt américain annoncé pour le début de 2027. Source industrielle, non relue par des pairs.

  8. 8
    Shefa 2026 — revue du clascotérone : ce qui est établi et ce qui ne l'est pasAutorité

    Revue narrative fondée sur une recherche documentaire jusqu'en avril 2026. La crème de clascotérone à 1 % est le premier inhibiteur topique du récepteur androgénique autorisé par l'agence américaine dans l'acné vulgaire à partir de 12 ans, et le premier de sa classe autorisé pour les deux sexes. Les essais de phase 3 et les méta-analyses portent sur l'acné. Concernant le cuir chevelu, les auteurs écrivent que des données « émergentes mais encore incomplètes » suggèrent des applications possibles dans l'alopécie androgénétique.

  9. 9
    Agrawal 2026 — l'état du développement au-delà des molécules autoriséesAutorité

    Revue ciblée des pharmacothérapies émergentes dans l'alopécie androgénétique, jusqu'en décembre 2025. Directions recensées : antagonistes et dégradeurs topiques du récepteur androgénique (dont le clascotérone), biothérapies visant le récepteur de la prolactine, injectables inducteurs de la phase anagène, agonistes du récepteur bêta de l'hormone thyroïdienne, systèmes de libération prolongée du minoxidil. Les auteurs soulignent que les essais en cours et à venir détermineront le rôle définitif de ces approches.

  10. 10
    Gupta 2026 — classement indirect des traitements appliqués sur le cuir cheveluAutorité

    Revue systématique avec méta-analyses en réseau, recherche arrêtée au 23 janvier 2026, portant sur la variation moyenne de densité capillaire totale à 6 mois en monothérapie chez l'homme : 23 études retenues. Le minoxidil topique à 5 % est classé le plus efficace parmi les traitements appliqués sur le cuir chevelu.

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Questions fréquentes

Le clascotérone est-il sûr sur le long terme ?

Personne ne peut l'affirmer aujourd'hui, parce que rien n'a été publié. Les deux essais de phase 3 conduits sur le cuir chevelu, portant sur 1 465 hommes, sont achevés depuis juillet 2025 et janvier 2026 : aucun résultat n'a été déposé au registre américain des essais cliniques, et aucune publication relue par des pairs n'existe. Le seul élément à douze mois est un communiqué d'entreprise du 15 avril 2026, qui décrit une absorption générale « négligeable » sans donner la moindre valeur mesurée. Ce qui est documenté concerne un autre produit : la crème à 1 % contre l'acné, évaluée chez 1 440 personnes pendant douze semaines.

Quel recul existe-t-il exactement sur la solution capillaire ?

Aucun recul publié, à aucune durée. Les trois essais menés sur le cuir chevelu portent tous la mention « aucun résultat déposé » au registre américain : l'essai de phase 2 achevé en mai 2016, et les deux essais de phase 3 achevés le 16 juillet 2025 et le 26 janvier 2026. Ce que l'on trouve en ligne sous la forme « les essais couvrent 12 à 24 mois de données de sécurité » ne renvoie à aucune publication existante.

Que se passe-t-il si on arrête après plusieurs années ?

Le communiqué du 15 avril 2026 apporte, à l'intérieur même de l'essai, un élément de réponse : les participants basculés sur le véhicule à partir du septième mois ont vu les gains obtenus se réduire, tandis que ceux restés sous traitement continu ont poursuivi leur gain jusqu'au douzième mois. Le bénéfice est donc conditionnel à la poursuite du traitement, comme pour les autres traitements médicaux de l'alopécie androgénétique. La vitesse exacte à laquelle les cheveux préservés se reperdent, elle, n'a été publiée nulle part : les chiffres de délai que l'on voit circuler ne proviennent d'aucune source vérifiable.

Y a-t-il un risque d'accumulation avec un usage chronique ?

La question est légitime, et c'est le promoteur lui-même qui a introduit le mot. L'étude de phase 1 signée Täubel et coll. en 2021 écrit que, sous forme de crème, le clascotérone est peu absorbé, mais que « la formulation en solution mise au point pour le traitement de l'alopécie androgénétique conduit à une concentration systémique mesurable et à une accumulation de l'anti-androgène ». Aucune valeur chiffrée n'a été publiée pour la solution à 5 % : le laboratoire la qualifie d'absorption « négligeable » dans un communiqué, sans mesure publique à l'appui. Le régulateur européen écrit pour sa part qu'une exposition plus faible « n'exclut pas entièrement » le risque d'effets généraux.

Les données de l'acné ne suffisent-elles pas à juger du long terme ?

Non, et la différence n'est pas théorique. Le dossier d'acné porte sur une crème à 1 %, appliquée sur le visage, pendant douze semaines, chez 1 440 personnes. La solution destinée au cuir chevelu est à 5 %, s'applique sur le cuir chevelu et vise un usage qui ne s'arrête pas. Concentration, surface, durée et population changent : c'est-à-dire tout ce qui détermine l'exposition. La revue la plus récente consacrée à cette molécule le dit sans détour : pour le cuir chevelu, les données sont « émergentes mais encore incomplètes ».

Pourquoi un essai achevé en 2016 n'a-t-il toujours rien publié ?

On ne le sait pas, et personne ne l'a expliqué publiquement. Le fait, lui, est vérifiable : l'essai NCT02279823, de phase 2, en triple aveugle chez 95 hommes dans trois centres américains, comparait une solution de clascotérone à 5 %, une solution de minoxidil à 5 % et un placebo pendant vingt-six semaines. Il s'est achevé en mai 2016 et sa fiche porte toujours la mention « aucun résultat déposé ». C'est la seule comparaison directe jamais menée face au minoxidil, et son contenu reste invisible dix ans plus tard : une information sur la transparence du dossier.

Le clascotérone est-il autorisé en France pour l'alopécie ?

Non, et dans aucun autre pays : ni en France, ni dans l'Union européenne, ni aux États-Unis. La seule autorisation existante porte sur une crème à 1 % contre l'acné, accordée dans l'Union européenne le 17 octobre 2025 après un refus le 25 avril de la même année. Aucune date d'autorisation européenne n'est publique pour la solution capillaire ; le laboratoire a annoncé un dépôt américain au début de 2027, ce qui est une annonce d'entreprise et non un calendrier réglementaire.

Un traitement médical peut-il faire repousser des cheveux sur une zone chauve depuis longtemps ?

Non. Aucun traitement médical, y compris un anti-androgène appliqué localement, ne fait repousser un follicule définitivement perdu : ces traitements agissent sur des follicules encore vivants et visent à freiner leur miniaturisation tant qu'on les applique. Sur une zone glabre installée, la restauration de la densité passe par une approche chirurgicale comme la greffe (FUE ou technique Choi Pen). Renaissance Clinique évalue gratuitement votre cas pour ce volet.

Renaissance Clinique prescrit-elle le clascotérone ?

Non. Nous sommes une clinique de greffe de cheveux : nous ne prescrivons pas, ne délivrons pas, ne stockons pas et n'administrons pas cette molécule, et nous ne suivons aucun patient qui en utiliserait. Cette page est un contenu d'information construit à partir de documents publics — document de questions-réponses de l'agence européenne, étude de phase 1 du promoteur, fiches du registre des essais cliniques, communiqués d'entreprise identifiés comme tels. Pour un traitement médicamenteux, l'interlocuteur est un médecin qui vous examine.

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