Greffe de Cheveux

Clascotérone : effets secondaires, ce que l'on sait vraiment

Tolérance documentée pour la crème à 1 % contre l'acné, pas pour la solution capillaire à 5 %. Pour celle-ci, aucune donnée publiée, et un refus européen motivé par le risque de passage dans le sang.

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Responsable éditorial : Kaan · Fondateur, Renaissance Clinique — non médecin
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Un dermatologue lit attentivement un document réglementaire de plusieurs pages à son bureau, face à un patient vu de dos au premier plan

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Responsabilité éditoriale
Fondateur, Renaissance Clinique — non médecin
8 sources citées · Mise à jour : 26 septembre 2026

Cette page ne dresse pas la liste des effets secondaires d'un médicament capillaire, pour une raison simple : cette liste n'existe pas. Elle sépare trois choses que la plupart des pages francophones confondent — ce qui a été mesuré et publié, ce qui a seulement été annoncé, et ce qui n'a jamais été évalué. Sur un produit qu'aucune agence n'autorise pour le cuir chevelu, cette distinction n'est pas un détail de méthode : c'est toute l'information disponible.

Statut réglementaire exact

La seule autorisation qui existe pour le clascotérone est une crème à 1 % (Winlevi), autorisée dans l'Union européenne le 17 octobre 2025 — pour l'acné, et chez l'adolescent de 12 à moins de 18 ans pour l'acné du visage uniquement. Cette autorisation a été précédée d'un refus, le 25 avril 2025 : l'agence européenne a écrit qu'« il existe cependant un risque que le médicament soit absorbé dans le sang et supprime le fonctionnement de trois organes : l'hypothalamus et l'hypophyse dans le cerveau, et les glandes surrénales », suppression qui « pourrait entraîner une altération de la croissance et de la maturation sexuelle ». L'avis est devenu favorable après réexamen le 25 août 2025, assorti de mesures de réduction du risque. Pour le cuir chevelu, le clascotérone n'est autorisé nulle part : ni en France, ni dans l'Union européenne, ni aux États-Unis.

De quel produit parle-t-on exactement ?

Il y a deux produits, deux dossiers et deux niveaux de preuve — et presque tout ce qu'on lit sur « la tolérance du clascotérone » est tiré du premier dossier pour décrire le second. La molécule est la même, mais une tolérance ne se mesure pas dans l'absolu : elle se mesure pour une concentration donnée, sur une surface donnée, à une fréquence donnée, pendant une durée donnée. Changez un seul de ces quatre paramètres et vous changez l'exposition.

Deux produits qui portent le même nom de molécule
 Crème à 1 % (acné)Solution à 5 % (cuir chevelu)
AutorisationUnion européenne, 17 octobre 2025, après un refus le 25 avril 2025Aucune, dans aucun pays
Indication et zoneChez l'adulte, l'acné vulgaire ; chez l'adolescent de 12 à moins de 18 ans, l'acné du visage uniquementLe cuir chevelu, dans l'alopécie androgénétique
Rythme et durée évaluésDeux fois par jour, douze semainesSix mois en double aveugle contre véhicule, puis six mois ; rythme d'application non publié
Dossier cliniqueDeux études principales, 1 440 personnesDeux essais de phase 3, 1 465 hommes
Données de tolérance publiéesOui — dossier évalué par l'agence européenneNon — aucune publication, aucun dépôt de résultats
Colonne de gauche : document de questions-réponses de l'agence européenne (EMA/277213/2025) et revue de Shefa et coll. 2026. Colonne de droite : fiches publiques du registre américain des essais cliniques NCT05910450 et NCT05914805, consultées le 19 septembre 2026.
Un petit tube de crème et un flacon-pompe nettement plus grand posés côte à côte sur l'étagère d'une salle de bain, une notice dépliée derrière

Quels effets indésirables sont réellement documentés ?

Ceux de la crème contre l'acné, et eux seuls. Le dossier soumis à l'agence européenne repose sur deux études principales portant sur 1 440 personnes, traitées deux fois par jour pendant douze semaines. Les effets indésirables qui y sont décrits sont essentiellement locaux, légers et transitoires : des réactions au site d'application. C'est sur cette base que la crème a fini par être autorisée, et c'est aussi la base de ce que résume la revue de Shefa et coll. parue en 2026, qui rappelle que la crème à 1 % est le premier inhibiteur topique du récepteur androgénique autorisé par l'agence américaine dans l'acné à partir de 12 ans, et le premier de sa classe autorisé pour les deux sexes.

Ces mêmes auteurs sont explicites sur la suite : les essais de phase 3 et les méta-analyses disponibles portent sur l'acné. Concernant le cuir chevelu, ils écrivent que les données sont « émergentes mais encore incomplètes ». C'est une formulation prudente d'auteurs qui ont cherché et qui n'ont rien trouvé de plus.

Ce que veut dire « transposer »

Partir des effets d'une crème à 1 % sur le visage pour décrire ceux d'une solution à 5 % appliquée sur le cuir chevelu est un raisonnement, pas une donnée. Un raisonnement peut être juste ; il ne devient une preuve que lorsqu'il est mesuré. Une page qui présente des pourcentages précis d'irritation, de sécheresse ou de démangeaisons pour la solution capillaire cite des chiffres qui n'ont jamais été publiés.

« Topique » veut-il dire « sans effet général » ?

L'idée que le clascotérone n'aurait aucun effet général ne tient pas pour la solution capillaire. L'étude de phase 1 du laboratoire lui-même (Täubel et coll., 2021) énonce la différence entre les deux formes : sous forme de crème, le clascotérone est peu absorbé, mais « la formulation en solution mise au point pour le traitement de l'alopécie androgénétique conduit à une concentration systémique mesurable et à une accumulation de l'anti-androgène ». C'est d'ailleurs le risque d'absorption sanguine — et de freinage de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien — qui avait motivé le refus européen du 25 avril 2025, pour une simple crème à 1 % sur le visage. Le laboratoire décrit pour la solution capillaire une absorption « négligeable », sans qu'aucune valeur mesurée ne soit publique.

Deux précisions rendent cette phrase encore plus nette. La première : elle est écrite par le promoteur du produit, dans un article dont l'objet principal était l'électrocardiogramme, et pas par un contradicteur. La seconde : le régulateur européen écrit lui-même qu'une exposition plus faible « n'exclut pas entièrement » le risque d'effets généraux. Personne, du côté du dossier comme du côté de l'agence, n'a écrit que l'exposition générale était nulle.

Le test à appliquer quand on lit « topique, donc sans risque »

Demandez sur quelle surface, à quelle concentration et à quelle fréquence le produit s'applique — puis comparez avec la forme dont on vous cite les données de sécurité. Un cuir chevelu entier n'est pas une joue, et 5 % n'est pas 1 %. Le régulateur européen a fait exactement ce raisonnement pour refuser, puis pour encadrer.

Le clascotérone a-t-il des effets sexuels ou hormonaux ?

Aucun essai publié ne permet de l'affirmer ni de l'exclure pour la solution capillaire. C'est la réponse honnête, et c'est la seule que les documents disponibles autorisent. Les pages qui écrivent « aucun effet sur la libido, la fonction érectile ou la testostérone » renvoient toutes, directement ou de seconde main, à une étude de phase 3 qui n'a jamais été publiée.

Ce que l'on sait en revanche se résume en trois points, tous vérifiables. D'abord, l'exposition générale n'est pas nulle pour la forme en solution : elle est décrite comme mesurable, avec accumulation, par le laboratoire lui-même. Ensuite, le motif écrit du refus européen d'avril 2025 portait précisément sur une suppression possible de l'hypothalamus, de l'hypophyse et des glandes surrénales, avec un risque d'altération de la croissance et de la maturation sexuelle jugé préoccupant chez l'adolescent — pour un produit bien moins exposant. Enfin, quand l'avis est devenu favorable, ce fut assorti de mesures explicites : limitation de la dose, surveillance du traitement, matériel d'information, restriction de l'usage chez l'adolescent, prescription réservée aux médecins expérimentés.

Un produit anodin ne reçoit pas ce type d'encadrement. Cela ne veut pas dire que la solution capillaire provoque des effets sexuels : cela veut dire que l'affirmation inverse, présentée comme un fait acquis avec un pourcentage à l'appui, n'a aucune source.

Que disent les essais de phase 3 sur le cuir chevelu ?

Ils sont terminés, et ils n'ont rien publié. Cette vérification est à la portée de n'importe qui : les fiches du registre américain des essais cliniques sont publiques et portent toutes la même mention.

Les trois essais portant sur le clascotérone et le cuir chevelu, au 19 septembre 2026
EssaiPhase, effectif, schémaFinRésultats déposés au registre
NCT02279823Phase 2, triple aveugle, 95 hommes, 3 centres américains ; solution à 5 %, minoxidil à 5 % et placebo, 26 semainesMai 2016Non
NCT05910450 (« Scalp 1 »)Phase 3, double aveugle contre véhicule, 703 hommes, 24 centres26 janvier 2026Non
NCT05914805 (« Scalp 2 »)Phase 3, double aveugle contre véhicule, 762 hommes, 27 centres16 juillet 2025Non
Fiches publiques du registre américain des essais cliniques, consultées le 19 septembre 2026. Les deux essais de phase 3 sont de conception identique et évaluent une solution à 5 %, six mois en double aveugle suivis de six mois.

Ce qui existe, ce sont deux communiqués d'entreprise. Celui du 3 décembre 2025 annonce les résultats principaux des deux essais et décrit une tolérance « comparable à celle du véhicule ». Celui du 15 avril 2026 annonce les données à douze mois et qualifie l'absorption générale de « négligeable ». Dans les deux cas, aucune valeur mesurée n'est publique : ni le détail des effets indésirables par groupe, ni les concentrations sanguines, ni les dosages hormonaux. Un communiqué n'est pas un mensonge : c'est une étape antérieure à la publication, et il ne se vérifie pas.

Trois questions devant n'importe quel chiffre de tolérance
Sur quel produit ?
Une crème à 1 % contre l'acné et une solution à 5 % destinée au cuir chevelu n'exposent pas de la même façon. Le nom de la molécule ne suffit pas à transporter un chiffre de l'une à l'autre.
Quel dénominateur ?
Un pourcentage d'effet indésirable ne veut rien dire sans l'effectif, la durée et le groupe de comparaison auxquels il se rapporte. Sans eux, ce n'est pas une mesure, c'est une impression.
Qui l'a publié ?
Un communiqué d'entreprise n'est ni une publication relue par des pairs, ni un dépôt de résultats au registre. Les trois existent ; ils ne se valent pas.
Grille de lecture applicable à tout chiffre de tolérance, y compris ceux qui circulent sur cette molécule.

Et la tolérance cutanée, concrètement ?

La seule description d'effets indésirables validée par une agence pour cette molécule reste celle du dossier d'acné : des réactions au site d'application, essentiellement locales, légères et régressives. Il est raisonnable de penser qu'un produit appliqué sur la peau du crâne puisse provoquer des réactions du même ordre — rougeur, sécheresse, démangeaison. Mais la fréquence, l'intensité et la durée de ces réactions sur une surface bien plus grande, à une concentration cinq fois supérieure et sur une durée bien plus longue, n'ont pas été publiées. Toute réaction cutanée observée sous un traitement, quel qu'il soit, relève d'un avis médical et non d'une page web.

Qui peut répondre, et sur quelles bases

Renaissance Clinique est une clinique de greffe de cheveux : nous ne prescrivons pas, ne délivrons pas, ne stockons pas et n'administrons pas cette molécule, et nous ne suivons aucun patient sous clascotérone. Cette page est un contenu d'information construit à partir de documents publics : le document de questions-réponses de l'agence européenne, l'étude de phase 1 du promoteur, les fiches du registre des essais cliniques et deux communiqués d'entreprise identifiés comme tels.

Une conséquence pratique en découle, et elle est rarement dite : aucune posologie ne peut être validée pour un produit qui n'est autorisé nulle part dans cette indication. Les schémas d'application détaillés que l'on trouve en ligne pour le cuir chevelu ne proviennent d'aucun résumé des caractéristiques du produit, puisqu'il n'en existe aucun. Pour un traitement médicamenteux de la chute de cheveux, l'interlocuteur est un médecin qui vous examine.

Que retenir

Ce que les sources primaires permettent — et ne permettent pas — d'affirmer
AffirmationSoutenue par une source ?
« Le clascotérone est bien toléré dans l'acné »Oui — crème à 1 %, 1 440 personnes, douze semaines, effets essentiellement locaux
« La solution capillaire est bien tolérée »Non établi — annoncé par communiqué, aucune donnée publiée
« Elle n'a aucun effet systémique »Non — le promoteur décrit une concentration mesurable et une accumulation pour la solution
« Elle ne provoque aucun effet sexuel »Non établi — aucun essai publié ne permet de l'affirmer ni de l'exclure
« Elle est autorisée en Europe »Oui, pour l'acné — jamais pour le cuir chevelu
« Un produit topique n'a pas d'effet général »Non — exposition réduite pour la crème, mesurable pour la solution
« Un médicament peut recouvrir une zone nue »Non — aucune molécule ne recrée un follicule disparu
Colonne de droite : synthèse des sources listées en bas de page, chacune vérifiée à sa référence d'origine le 19 septembre 2026. La dernière ligne relève du cadre général de la restauration capillaire, non d'une source citée ici.

Une page de sécurité qui rassure plus que ses sources ne le permettent n'est pas une page de sécurité. Sur cette molécule, la position honnête tient en une phrase : ce qui est documenté concerne un autre produit, et ce qui concerne le produit capillaire n'est pas encore documenté.

Une solution qui ne dépend d'aucun traitement quotidien

Les traitements médicaux de la chute de cheveux agissent tant qu'on les applique, et aucun ne recrée un follicule disparu. Renaissance Clinique est spécialisée dans la greffe de cheveux (FUE et technique Choi Pen) : des follicules prélevés dans une zone non concernée par la chute, replacés là où la densité manque, en une intervention. Nos chirurgiens évaluent gratuitement votre cas.

Sources et références

  1. 1
    Winlevi 2025 — refus initial, puis autorisation européenne de la crème contre l'acnéAutorité

    Document de questions-réponses de l'agence européenne (EMA/277213/2025, 26 août 2025, EMEA/H/C/006138), titulaire Cassiopea S.p.A. Refus initial le 25 avril 2025 : le médicament « bloque les récepteurs des androgènes localement dans la peau », mais « il existe cependant un risque que le médicament soit absorbé dans le sang et supprime le fonctionnement de trois organes : l'hypothalamus et l'hypophyse dans le cerveau, et les glandes surrénales », suppression qui « pourrait entraîner une altération de la croissance et de la maturation sexuelle ». Après réexamen le 25 août 2025, avis favorable assorti de mesures de réduction du risque. Autorisation valable dans toute l'Union le 17 octobre 2025. Indication : chez l'adulte, acné vulgaire ; chez l'adolescent de 12 à moins de 18 ans, acné vulgaire du visage. Dossier clinique : deux études principales portant sur 1 440 personnes, crème deux fois par jour pendant 12 semaines.

  2. 2
    Täubel 2021 — étude de phase 1 sur la solution capillaire, promue par le laboratoireAutorité

    Étude de phase 1 sur 32 volontaires évaluant l'effet du clascotérone sur l'intervalle QTc à doses supra-thérapeutiques (225 mg appliqués en solution à une concentration supra-thérapeutique). Aucun effet sur l'intervalle QTc dans la gamme de concentrations testée. Constat déterminant pour l'alopécie : sous forme de crème, le clascotérone est peu absorbé, mais « la formulation en solution mise au point pour le traitement de l'alopécie androgénétique conduit à une concentration systémique mesurable et à une accumulation de l'anti-androgène ».

  3. 3
    Shefa 2026 — revue du clascotérone : ce qui est établi et ce qui ne l'est pasAutorité

    Revue narrative fondée sur une recherche documentaire jusqu'en avril 2026. La crème de clascotérone à 1 % est le premier inhibiteur topique du récepteur androgénique autorisé par l'agence américaine dans l'acné vulgaire à partir de 12 ans, et le premier de sa classe autorisé pour les deux sexes. Les essais de phase 3 et les méta-analyses portent sur l'acné. Concernant le cuir chevelu, les auteurs écrivent que des données « émergentes mais encore incomplètes » suggèrent des applications possibles dans l'alopécie androgénétique.

  4. 4
    NCT05910450 — essai de phase 3 « Scalp 1 » (703 hommes)Autorité

    Essai de phase 3 de 6 mois, multicentrique, prospectif, randomisé, en double aveugle, contrôlé par véhicule, 703 hommes, 24 centres en Géorgie et aux États-Unis, promoteur Cassiopea SpA. Clascotérone en solution à 5 %. Début 21 juin 2023, achèvement 26 janvier 2026. Statut : achevé, aucun résultat déposé au 19 septembre 2026.

  5. 5
    NCT05914805 — essai de phase 3 « Scalp 2 » (762 hommes)Autorité

    Essai de phase 3 de 6 mois, multicentrique, prospectif, randomisé, en double aveugle, contrôlé par véhicule, 762 hommes, 27 centres en Allemagne, en Pologne et aux États-Unis, promoteur Cassiopea SpA. Clascotérone en solution à 5 %, six mois en double aveugle puis six mois en simple aveugle. Critères principaux : variation du comptage total de cheveux non duveteux dans la zone, et appréciation par le participant de sa propre couverture capillaire, à 6 mois. Début 17 août 2023, achèvement 16 juillet 2025. Statut : achevé, aucun résultat déposé au 19 septembre 2026.

  6. 6
    NCT02279823 — essai de phase 2 contre le minoxidil, achevé en 2016Autorité

    Essai de phase 2 multicentrique, randomisé, en triple aveugle, 95 hommes atteints d'alopécie androgénétique, 3 centres aux États-Unis, promoteur Intrepid Therapeutics. Trois bras : cortexolone 17α-propionate en solution à 5 %, minoxidil en solution à 5 % (comparateur actif) et placebo, deux applications par jour pendant 26 semaines. Début octobre 2014, achèvement mai 2016. Statut : achevé, aucun résultat déposé au 19 septembre 2026.

  7. 7
    Cosmo 2025 — communiqué annonçant les résultats top-line des deux essais de phase 3

    Communiqué d'entreprise du 3 décembre 2025 annonçant les résultats top-line des deux essais de phase 3 Scalp 1 (NCT05910450) et Scalp 2 (NCT05914805), de conception identique, conduits aux États-Unis et en Europe sur 1 465 patients au total. Amélioration relative du comptage de cheveux dans la zone cible par rapport au véhicule : 539 % dans un essai, 168 % dans l'autre. Tolérance décrite comme comparable à celle du véhicule. Source industrielle, non relue par des pairs, sans valeurs absolues publiées : citée ici comme communication d'entreprise, pas comme résultat scientifique.

  8. 8
    Cosmo 2026 — communiqué annonçant les données à douze mois

    Communiqué d'entreprise du 15 avril 2026 annonçant les données de phase III à 12 mois pour la solution capillaire de clascotérone à 5 % chez l'homme atteint d'alopécie androgénétique légère à modérée. Les participants restés sous traitement continu ont poursuivi leur gain capillaire jusqu'au 12e mois ; ceux passés au véhicule à partir du 7e mois ont vu les gains obtenus se réduire. Absorption générale qualifiée de « négligeable » par l'entreprise, sans aucune valeur mesurée publique. Dépôt américain annoncé pour le début de 2027. Source industrielle, non relue par des pairs.

Questions fréquentes

Le clascotérone a-t-il des effets sexuels ?

Aucun essai publié ne permet de l'affirmer ni de l'exclure pour la solution capillaire. C'est la seule réponse que les documents disponibles autorisent. Les deux essais de phase 3 conduits sur le cuir chevelu, portant sur 1 465 hommes au total, n'ont donné lieu à aucune publication relue par des pairs ni à aucun dépôt de résultats au registre américain : les affirmations du type « aucun effet sur la libido ou sur la testostérone » renvoient à des données qui n'ont jamais été rendues publiques. Ce que l'on sait, en revanche, c'est que l'exposition générale n'est pas nulle : l'étude de phase 1 du laboratoire écrit que la formulation en solution mise au point pour l'alopécie « conduit à une concentration systémique mesurable et à une accumulation de l'anti-androgène ». Et le motif écrit du refus européen du 25 avril 2025 portait précisément sur un risque de suppression de l'hypothalamus, de l'hypophyse et des glandes surrénales, pouvant entraîner « une altération de la croissance et de la maturation sexuelle » — pour une crème à 1 % appliquée sur le visage.

Quels effets secondaires du clascotérone sont réellement documentés aujourd'hui ?

Ceux de la crème à 1 % contre l'acné, et eux seuls. Le dossier évalué par l'agence européenne repose sur deux études principales portant sur 1 440 personnes, traitées deux fois par jour pendant douze semaines ; les effets indésirables décrits y sont essentiellement locaux, légers et transitoires. Pour la solution à 5 % destinée au cuir chevelu, aucune donnée de tolérance n'a été publiée. Transposer les unes à l'autre est un raisonnement, pas une mesure : la concentration, la surface traitée et la durée d'exposition sont différentes.

Le clascotérone est-il autorisé pour le cuir chevelu ?

Non, dans aucun pays : ni en France, ni dans l'Union européenne, ni aux États-Unis. La seule autorisation existante porte sur une crème à 1 % (Winlevi) contre l'acné, accordée dans l'Union européenne le 17 octobre 2025 — chez l'adulte pour l'acné vulgaire, et chez l'adolescent de 12 à moins de 18 ans pour l'acné du visage uniquement. Écrire « le clascotérone est autorisé en Europe » est exact ; en déduire « donc il est autorisé pour les cheveux » ne l'est pas. Aucune date d'autorisation européenne n'est publique pour la solution capillaire ; le laboratoire a annoncé un dépôt américain au début de 2027.

Un traitement appliqué localement peut-il agir sur le reste du corps ?

Oui : l'exposition générale est réduite, pas nulle, et pour cette molécule la différence entre les deux formes est écrite noir sur blanc par le promoteur. Sous forme de crème, le clascotérone est peu absorbé ; la formulation en solution mise au point pour l'alopécie « conduit à une concentration systémique mesurable et à une accumulation de l'anti-androgène ». Le régulateur européen écrit de son côté qu'une exposition plus faible « n'exclut pas entièrement » le risque d'effets généraux. « Local » décrit le geste, pas la destination.

Les essais de phase 3 ont-ils montré une bonne tolérance sur le cuir chevelu ?

Deux communiqués d'entreprise l'annoncent : celui du 3 décembre 2025 décrit une tolérance « comparable à celle du véhicule », celui du 15 avril 2026 qualifie l'absorption générale de « négligeable » à douze mois. Mais aucune valeur mesurée n'est publique — ni le détail des effets indésirables par groupe, ni les concentrations sanguines, ni les dosages hormonaux — et les deux essais concernés, achevés en juillet 2025 et en janvier 2026, n'ont déposé aucun résultat au registre américain. Un communiqué d'entreprise est une étape antérieure à la publication : il ne se vérifie pas.

Une femme peut-elle utiliser le clascotérone pour ses cheveux ?

La question ne peut pas être tranchée : le produit n'est autorisé nulle part pour le cuir chevelu, et les deux essais de phase 3 n'ont inclus que des hommes — 703 dans l'un, 762 dans l'autre. Il n'existe donc aucune donnée publiée de tolérance capillaire chez la femme. La crème à 1 % contre l'acné est, elle, autorisée pour les deux sexes, mais il s'agit d'un autre produit, d'une autre concentration et d'une autre surface d'application. Pour une chute de cheveux féminine, l'avis d'un dermatologue est le seul cadre pertinent.

Existe-t-il un syndrome post-traitement comme celui décrit avec le finastéride ?

Rien ne permet de répondre. Un syndrome post-traitement se documente par des déclarations de pharmacovigilance et par des publications ; or la solution capillaire de clascotérone n'est commercialisée nulle part, ce qui signifie qu'il n'existe ni exposition en population générale, ni base de déclaration, ni littérature à interroger. L'absence de signalement n'est donc pas un résultat rassurant : c'est l'absence de toute surveillance possible, faute de patients traités hors essai.

Renaissance Clinique prescrit-elle le clascotérone ?

Non. Nous sommes une clinique de greffe de cheveux : nous ne prescrivons pas, ne délivrons pas, ne stockons pas et n'administrons pas cette molécule, et nous ne suivons aucun patient sous clascotérone. Cette page est un contenu d'information construit à partir de documents publics — document de questions-réponses de l'agence européenne, étude de phase 1 du promoteur, fiches du registre des essais cliniques, communiqués d'entreprise identifiés comme tels. Pour un traitement médicamenteux, l'interlocuteur est un médecin qui vous examine.

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