Minoxidil, finastéride, clascotérone : que disent vraiment les essais ?
Comparatif refait sur sources primaires : essais pivots, saisine européenne déclenchée par la France en 2024, statut réglementaire exact, et l'état réel des essais du clascotérone.

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Cette page ne classe pas trois produits du meilleur au moins bon. Elle refait la comparaison à partir des documents d'origine : les essais pivots, le rapport de la procédure européenne de 2025, les registres d'essais cliniques et la base française de pharmacovigilance. Ce travail change trois réponses que le web francophone donne pourtant d'une seule voix.
Dans les deux essais qui ont servi à autoriser le finastéride, 1 553 hommes ont été suivis, et une partie d'entre eux sous placebo pendant cinq ans. Résultat du groupe placebo : 239 cheveux perdus dans la zone de comptage, soit 26,3 % de la densité, et 75 % de ces hommes jugés visiblement plus dégarnis sur photographies standardisées. Presque aucune page ne cite ce chiffre — c'est pourtant le seul qui donne son sens à tous les autres.
Que fait réellement chacune des trois molécules ?
Elles n'agissent pas au même endroit de la même chaîne, et deux d'entre elles ne touchent jamais à la cause hormonale. L'alopécie androgénétique procède d'une miniaturisation progressive du follicule sous l'effet de la dihydrotestostérone chez des personnes génétiquement prédisposées. Trois points d'intervention existent : en amont, en bloquant la fabrication de cette hormone ; sur place, en empêchant l'hormone de se fixer sur son récepteur ; ou ailleurs, en agissant sur le cycle du cheveu sans toucher à l'hormone.
| Molécule | Où elle agit | Ce qu'elle ne fait pas | Effet mesuré sur l'hormone |
|---|---|---|---|
| Minoxidil (lotion, mousse, comprimé) | Sur le cycle pilaire : allongement de la phase de croissance | N'abaisse pas la dihydrotestostérone, ne ralentit pas la cause | Aucun |
| Finastéride 1 mg (comprimé) | En amont : inhibition de l'isoenzyme de type II | Ne recrée aucun follicule disparu | Baisse d'environ 70 % de la dihydrotestostérone sérique |
| Dutastéride 0,5 mg (comprimé) | En amont : inhibition des types I et II | N'a aucune autorisation pour les cheveux | Baisse de plus de 90 % |
| Clascotérone (solution capillaire) | Sur place : blocage du récepteur androgénique | N'a été validé par aucun résultat publié sur le cuir chevelu | Non établi publiquement |
Une conséquence passe souvent inaperçue : les deux isoenzymes sont exprimées différemment dans le cerveau, où elles participent à la fabrication de neurostéroïdes. C'est le point de départ de toute la discussion sur les effets de l'humeur — sans qu'un mécanisme ait été établi à ce jour. Le régulateur européen a d'ailleurs examiné les deux molécules ensemble pour une raison qu'il énonce lui-même : leur mécanisme d'action commun, et non leur indication, qui diffère.
Laquelle est la plus efficace — que disent les essais mis côte à côte ?
Chaque molécule a été comparée à un placebo, presque jamais aux autres : les « classements » que l'on lit partout sont donc des rapprochements indirects. Voici ce que les essais ont réellement mesuré, avec leur effectif et leur durée.
| Essai | Effectif et durée | Comparateur | Résultat principal |
|---|---|---|---|
| Kaufman 1998 — finastéride 1 mg | 1 553 hommes de 18 à 41 ans, deux essais d'un an, 1 215 poursuivis en aveugle une 2e année | Placebo | Amélioration par tous les modes d'évaluation à 1 et 2 ans ; ralentissement de la progression |
| Olsen 2002 — minoxidil topique | 393 hommes de 18 à 49 ans, 48 semaines | Minoxidil 2 % et placebo | Le 5 % donne 45 % de repousse en plus que le 2 % à la 48e semaine ; davantage de démangeaisons et d'irritations |
| Gubelin Harcha 2014 — dutastéride | 917 hommes de 20 à 50 ans, 24 semaines seulement | Finastéride 1 mg et placebo | Le dutastéride 0,5 mg dépasse le finastéride sur le comptage, l'épaisseur et le jugement photographique de face |
| Hu 2015 — comparaison directe | 450 hommes randomisés, 12 mois, essai ouvert | Finastéride 1 mg, minoxidil 5 % et leur association | Amélioration chez 80,5 %, 59 % et 94,1 % respectivement |
| Arca 2004 — comparaison directe | 65 hommes, 12 mois, essai ouvert | Finastéride 1 mg contre minoxidil 5 % | Amélioration clinique chez 32 des 40 sous comprimé contre 13 des 25 sous lotion |
| Clascotérone — deux essais de phase 3 | 762 et 703 hommes, 6 mois en double aveugle puis 6 mois | Véhicule (placebo) | Chiffres annoncés par communiqué ; aucune publication, aucun dépôt au registre |
Le tableau rend visible ce que les classements masquent : les comparaisons directes entre le comprimé et la lotion existent, mais elles sont toutes ouvertes et sans placebo. Et la seule comparaison qui met le dutastéride devant le finastéride s'arrête à six mois, alors que la décision, elle, engage des décennies.
Existe-t-il un essai qui les a vraiment comparées entre elles ?
Oui, trois — mais aucun en double aveugle contre placebo, et c'est l'aveugle qui manque, pas la comparaison. Le plus grand est passé inaperçu du web francophone : Hu et coll. ont randomisé 450 hommes en trois bras pendant douze mois. Voici ce que ces trois essais ont mesuré.
| Essai | Effectif et schéma | Résultat |
|---|---|---|
| Hu et coll. 2015 | 450 hommes randomisés (finastéride 1 mg : 160 ; minoxidil 5 % : 130 ; association : 160), 12 mois, 428 évaluables | Amélioration chez 80,5 % sous comprimé, 59 % sous lotion, 94,1 % sous association. Effets indésirables : 1,8 % et 6,1 %, régressifs à l'arrêt |
| Khandpur et coll. 2002 | 100 hommes, ouvert, randomisé, groupes parallèles, 1 an (minoxidil à 2 %) | Le finastéride, seul ou associé, fait significativement mieux que le minoxidil seul (p inférieur à 0,05) |
| Arca et coll. 2004 | 65 hommes, ouvert, 12 mois, effectifs déséquilibrés (40 contre 25), sans placebo | Amélioration chez 32 des 40 sous comprimé contre 13 des 25 sous lotion |
Ce que ce tableau établit est plus solide que ce qu'on lit d'habitude : sur trois essais indépendants, menés sur trois continents et sur vingt ans, le comprimé fait mieux que la lotion, et l'association fait mieux que l'un ou l'autre. Ce qu'il n'établit pas : de combien, puisque l'absence d'aveugle gonfle mécaniquement les appréciations subjectives, et qu'aucun bras placebo ne dit ce qu'auraient donné ces hommes sans rien.
Pour le clascotérone, la situation est différente : un seul essai l'a mis face au minoxidil, il s'est achevé en mai 2016, et ses résultats n'ont jamais été déposés au registre américain. Il s'agit d'une étude de phase 2, en triple aveugle, menée sur 95 hommes dans trois centres américains : solution de clascotérone à 5 %, solution de minoxidil à 5 % comme comparateur actif, et placebo, deux applications par jour pendant vingt-six semaines. Le critère principal était le comptage de cheveux dans la zone cible à six mois. Dix ans plus tard, la fiche du registre porte toujours la mention « aucun résultat déposé », et aucun article relu par des pairs n'en a publié les résultats — un résumé de congrès de 2019 en mentionne l'existence sans que son contenu soit accessible.
Le vide qui subsiste est donc précis, et il vaut la peine d'être nommé exactement : aucun essai en double aveugle contre placebo n'a jamais opposé les deux molécules les plus prescrites au monde contre la calvitie. C'est ce niveau de preuve-là qui manque, et c'est pourquoi les classements qui circulent s'appuient sur des rapprochements indirects plutôt que sur ces trois essais ouverts.
Est-ce que le finastéride fait pousser les cheveux ?
Oui, mais moins que ce que le mot « pousser » laisse entendre, et pas partout sur le crâne. L'essai pivot conclut que le finastéride 1 mg « a ralenti la progression de la perte de cheveux et augmenté la croissance capillaire » sur deux ans. Une analyse ultérieure, portant sur des photographies standardisées de quatre régions distinctes du crâne, précise le tableau : à vingt-quatre mois, le gain est significatif dans toutes les régions, mais la diminution de la chute n'est retrouvée dans toutes les zones que chez les hommes les plus jeunes. Chez les hommes de 41 à 60 ans, elle n'apparaît qu'au vertex et sur la partie antérieure et moyenne du crâne — pas sur les golfes ni sur les tempes.
Les auteurs ajoutent eux-mêmes la restriction qui manque à presque toutes les reprises de leur travail : ces essais n'ont recruté que des hommes présentant une perte au vertex, et leurs conclusions ne peuvent donc pas être transposées à un homme dont la chute est principalement frontale ou temporale. Autrement dit, la situation la plus fréquemment redoutée — les golfes qui reculent — est précisément celle sur laquelle la preuve est la plus faible.
Pourquoi le vrai résultat est-il « ne pas perdre » plutôt que « faire repousser » ?
Parce que sans rien faire, on ne reste pas au point de départ : on descend. C'est l'apport le plus utile de ces essais, et le plus systématiquement passé sous silence. Les auteurs ont publié séparément l'évolution du groupe placebo sur cinq ans, dans un article dont c'était le seul objet.
Le dernier chiffre provient de l'article compagnon, publié dans le même numéro de la même revue : sur les mêmes 1 553 hommes, le finastéride 1 mg réduit de 93 % (intervalle de confiance 89 à 97 %) la probabilité de développer une aggravation visible de la chute sur cinq ans. Ce n'est pas un chiffre de repousse. C'est un chiffre d'évitement.
Voilà pourquoi une comparaison en termes de « nombre de cheveux gagnés » induit en erreur. Elle rapporte un bénéfice mesuré à six ou douze mois à un point de départ qui, lui, s'effondre lentement. Un homme qui, après trois ans, retrouve exactement la densité qu'il avait au premier jour n'a pas « stagné » : il a évité une perte d'environ un quart de sa densité.
« Est-ce que je compare mes cheveux d'aujourd'hui à ceux que j'avais il y a trois ans — ou à ceux que j'aurais eus si je n'avais rien fait ? » Les deux comparaisons sont légitimes, mais seule la seconde correspond à ce que les essais mesurent. Et elle est impossible à faire dans un miroir.
Quel est le produit le plus efficace pour la repousse des cheveux ?
Parmi les traitements comparés hors autorisation chez l'homme, c'est le minoxidil à 5 % qui arrive en tête — et cette fois l'avance sur certains suivants est significative. La revue systématique avec méta-analyses en réseau publiée par Gupta et coll. en 2026 a rassemblé vingt-trois études sur la variation de densité capillaire à six mois, et place le minoxidil topique à 5 % au premier rang, devant une série d'options le plus souvent hors autorisation : mélatonine topique, oxyde de diaminopyrimidine, procyanidine, palmier nain, cétirizine, finastéride topique, et une formulation à base d'exosomes administrée par voie sous-cutanée. L'avance mesurée sur la cétirizine à 1 % est de 13,83 cheveux par centimètre carré (intervalle de crédibilité 4,05 à 23,64). Les limites énoncées par les auteurs sont d'un autre ordre : peu d'essais par traitement, population masculine uniquement, et inclusion de données non comparatives.
Chez la femme, une autre méta-analyse en réseau parue en 2026, portant sur quatorze essais et 919 patientes, classe en tête l'association micro-aiguilles + minoxidil. Ses auteurs écrivent eux-mêmes la limite décisive : aucun essai du réseau ne comportait de bras placebo ou de bras sans traitement, de sorte que les résultats « ne reflètent que des classements relatifs entre interventions actives », avec une certitude des preuves jugée « faible à très faible ». Un classement sans placebo indique lequel arrive devant, jamais si l'un d'eux fait mieux que ne rien faire.
Une méta-analyse en réseau attribue à chaque traitement une valeur de rang. Chez la femme, les intervalles de crédibilité se chevauchent pour la plupart des premières places : les auteurs écrivent eux-mêmes que la supériorité y est « statistiquement indistinguable » et que leurs classements sont « exploratoires », « inadéquats pour guider la décision clinique ». Le travail conduit chez l'homme rapporte, lui, des écarts significatifs, mais énonce d'autres limites : peu d'essais par traitement, population masculine uniquement, et inclusion de données non comparatives.
Le minoxidil est-il un traitement à vie ?
Oui, et une donnée ancienne, rarement citée, ajoute une nuance : son effet ne se contente pas de disparaître à l'arrêt, il décroît aussi avec le temps sous traitement. Trente et un hommes ont été suivis quatre ans et demi à cinq ans sous minoxidil topique — aux concentrations de l'époque, 2 puis 3 %, et non 5 %. La conclusion des auteurs : la repousse « tend à culminer à un an, avec un lent déclin au cours des années suivantes ». À quatre ans et demi, le maintien d'un nombre de cheveux supérieur au point de départ restait visible — mais le pic, lui, était passé depuis longtemps.
Cette courbe explique une expérience très fréquente et souvent mal interprétée : la première année est la plus spectaculaire, les suivantes le sont beaucoup moins, sans que cela signifie que le traitement « ne marche plus ». Rapportée à la courbe du groupe placebo vue plus haut, la lecture change encore : un plateau sous traitement, alors que la référence descend, reste un bénéfice.
Que se passe-t-il exactement si j'arrête ?
La mécanique reprend là où elle s'était arrêtée, et les cheveux maintenus par le traitement se reperdent — mais la vitesse n'a été mesurée précisément dans aucun grand essai. C'est une honnêteté nécessaire : les essais pivots ont été conçus pour mesurer le bénéfice sous traitement, pas la cinétique de la rechute après. La seule donnée d'observation utile dans les essais du finastéride vient de la phase d'extension : les événements sexuels y étaient rapportés surtout chez ceux qui débutaient le traitement en deuxième année, et aucun n'était rapporté chez ceux qui l'avaient interrompu.
Le principe reste incontestable : ces molécules agissent tant qu'elles sont prises. Aucune ne modifie la prédisposition génétique, aucune ne rend un follicule insensible à l'hormone de façon durable. Les chiffres du groupe placebo donnent l'ordre de grandeur de ce qui attend un follicule laissé à lui-même — environ un quart de la densité en cinq ans.
Quels sont les inconvénients du finastéride ?
Dans les essais contrôlés, les effets sexuels concernent entre 1,9 et 6,7 % des hommes traités contre 0,9 à 3,9 % sous placebo ; hors des essais, le profil déclaré est nettement plus lourd. La revue systématique de Złotowska et coll., parue en 2026, a rassemblé 41 travaux et permet de mettre les deux mondes côte à côte.
| Forme | Sous traitement | Sous placebo | Remarque des auteurs |
|---|---|---|---|
| Finastéride 1 mg par voie orale | 1,9 à 6,7 % | 0,9 à 3,9 % | Le plus souvent légers et réversibles à l'arrêt |
| Finastéride 0,25 % en application locale | 2,8 % | 3,3 % dans le même essai | Contre 4,8 % pour le comprimé dans l'essai comparatif direct |
| Dutastéride 0,5 mg par voie orale | 4,1 à 12,0 % | 4,0 à 5,0 % | Fourchette plus large, essais plus petits |
| Suivi à cinq ans, cohorte rétrospective | 7,9 % | — | Baisse de libido 3,1 %, troubles de l'érection 2,4 % |
| Étude japonaise après commercialisation | 0,25 % (8 hommes sur 3 177) | — | Effets indésirables tous confondus : 0,7 % |
Deux enseignements de ce tableau méritent d'être isolés. D'abord, l'écart entre les fourchettes hautes et basses est énorme — de 0,25 % à 7,9 % selon la méthode de recueil, pour la même molécule. Ensuite, un essai en double aveugle avec double placebo, comparant directement la forme locale et le comprimé, a mesuré une concentration sanguine maximale plus de cent fois inférieure avec la forme locale, et une baisse de la dihydrotestostérone sérique de 34,5 % contre 55,6 %, sans différence significative des scores de dysfonction sexuelle entre les groupes aux semaines 12 et 24. Nous y revenons plus bas, car ce résultat éclaire aussi le clascotérone.
Que s'est-il passé quand la France a saisi l'agence européenne ?
L'agence française du médicament a déclenché le 13 septembre 2024 une procédure européenne de réexamen, et le comité de pharmacovigilance a conclu le 8 mai 2025 à un lien de causalité entre le finastéride oral et les idées suicidaires. C'est le fait réglementaire majeur de ces dernières années sur ce sujet, et il est pratiquement absent des pages francophones qui comparent ces traitements.
Le déroulé est documenté dans le rapport d'évaluation publié à l'issue de la procédure. En 2024, l'idée suicidaire avait déjà été ajoutée à l'information produit des spécialités d'origine à 1 mg et à 5 mg, avec une fréquence « indéterminée ». La France disposait par ailleurs de mesures nationales depuis 2019 — mention d'avertissement sur l'emballage extérieur, fiche d'information patient, page dédiée sur le site de l'agence, courrier direct aux médecins. Des cas continuaient d'être rapportés. L'agence française a donc estimé nécessaire de faire réexaminer l'ensemble des données à l'échelle européenne, en y incluant le dutastéride au motif du mécanisme d'action commun.
Les conclusions sont précises et différenciées selon la molécule et la voie d'administration. Le comité de pharmacovigilance recommande ; la procédure a été finalisée en août 2025, et ces mesures valent aujourd'hui pour les boîtes vendues en France.
| Forme | Conclusion du comité | Mesure imposée | |
|---|---|---|---|
| Finastéride 1 mg, comprimé | Lien de causalité confirmé avec l'idée suicidaire | Idée suicidaire en effet indésirable de fréquence indéterminée ; mention que les troubles sexuels peuvent contribuer aux troubles de l'humeur ; carte patient obligatoire dans la boîte | |
| Minoxidil topique 2 % | — | Chute de cheveux modérée « de l'adulte, homme ou femme » | Oui — sans ordonnance, non remboursé |
| Minoxidil topique 5 % | — | Chute de cheveux modérée « chez le sujet de sexe masculin », réservé à l'adulte | Oui, pour l'homme — contre-indiqué chez la femme et hors des 18-65 ans ; sans ordonnance, non remboursé |
| Finastéride 5 mg, comprimé | Lien de causalité confirmé | Idée suicidaire ajoutée aux effets indésirables, fréquence indéterminée | |
| Dutastéride, capsule | Preuves jugées insuffisantes pour établir un lien | Avertissement ajouté par précaution de classe, renvoyant à ce qui a été observé avec l'autre inhibiteur | |
| Finastéride cutané (solution pour pulvérisation) | Aucun cas probable ni possible en monothérapie ; preuves insuffisantes | Aucune modification de l'information produit jugée nécessaire |
Deux détails de ce rapport méritent d'être lus tels quels. Le premier : le comité écrit que « le risque plus faible d'idées suicidaires observé chez les patients prenant du finastéride 5 mg par rapport à ceux prenant du finastéride 1 mg reste inexpliqué » au vu de la littérature examinée. Le second : plus de 150 interventions de tiers ont été reçues pendant la procédure, en majorité de patients ou de membres de leur famille.
Qu'est-ce qui a changé en pharmacie française en 2026 ?
Une ordonnance ne suffit plus : depuis le 16 avril 2026 pour une nouvelle prescription, et depuis le 16 juin 2026 pour les patients déjà traités, la délivrance du finastéride 1 mg est conditionnée à la présentation d'une attestation d'information partagée, co-signée par le médecin et le patient et renouvelée chaque année. L'agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) est ainsi allée plus loin que la mesure européenne : là où le comité de pharmacovigilance a imposé une carte d'information dans la boîte, l'agence française a ajouté un document opposable à chaque passage au comptoir.
| Point | Ce qui est exigé |
|---|---|
| Ce que le document garantit | « Que le patient a été informé des risques liés à la prise du traitement » |
| Qui la signe | « Complétée, datée et co-signée par le médecin prescripteur et le patient (ou son représentant légal) » |
| Quand | « Avant toute initiation de traitement et renouvelée chaque année » |
| À la pharmacie | « Sa présentation sera obligatoire pour chaque dispensation du médicament en pharmacie » |
| Entrée en vigueur — nouveaux patients | 16 avril 2026 |
| Entrée en vigueur — patients déjà traités | 16 juin 2026 |
Trois conséquences pratiques en découlent, et elles sont rarement énoncées. D'abord, un traitement commencé à l'étranger ou acheté en ligne ne s'inscrit dans aucun de ces circuits : c'est précisément l'information que l'attestation est censée délivrer qui saute. Ensuite, l'attestation s'ajoute à une exigence de suivi que la lettre adressée aux professionnels formule séparément : un suivi médical régulier, au moins tous les trois à six mois. Enfin, l'attestation porte sur deux familles de risques — psychiatriques et sexuels — et le rapport européen a précisément établi que ces deux familles peuvent se combiner chez un même patient : un tel schéma associant les deux, malgré l'arrêt du médicament, a été retrouvé dans 187 des 325 cas probables ou possibles examinés.
Ce n'est ni une interdiction, ni un avertissement sur la dangerosité du médicament : l'agence européenne a maintenu un rapport bénéfice-risque favorable pour toutes les formes concernées. C'est un dispositif d'information — la reconnaissance, par le régulateur, que la décision de prendre ce traitement pour un motif esthétique mérite d'être prise en connaissance de cause, chaque année.
Le risque psychiatrique est-il démontré ou sur-déclaré ?
Les deux lectures sont vivantes, et le rapport européen les présente l'une à côté de l'autre sans trancher : les grandes cohortes ne trouvent pas de sur-risque de suicide, les bases de déclaration trouvent un signal concentré exactement sur les jeunes hommes traités pour leurs cheveux. Comprendre pourquoi les deux peuvent être vraies en même temps est probablement l'information la plus utile de cette page.
| Travail | Méthode et population | Résultat |
|---|---|---|
| Uleri 2024 | Revue systématique et méta-analyse, 2 213 600 patients | Aucune association significative avec la dépression (1,30 ; 0,85-2,00) ni le suicide (1,30 ; 0,65-2,61) |
| Garcia-Argibay 2022 | Cohorte suédoise, 2 236 876 hommes de 50 à 90 ans | Pas d'association avec le suicide ; risque accru de dépression (1,61 pour le finastéride ; 1,68 pour le dutastéride) |
| Welk 2017 | Cohorte canadienne appariée, 93 197 hommes de 66 ans et plus | Pas de sur-risque de suicide ; auto-agression augmentée durant les 18 premiers mois seulement (1,88) ; dépression 1,94 puis 1,22 |
| Laanani 2023 | Cohorte nationale française, 69 786 contre 217 577 nouveaux utilisateurs, indication prostate | Pas de sur-risque global (1,21 ; 0,87-1,67) ; mais chez les hommes ayant des antécédents de troubles de l'humeur : décès par suicide 2,71 (1,07-6,91) |
| Nguyen 2021 | Base mondiale de déclaration, 3 282 cas de 1993 à 2019 | Signal de sur-déclaration : 3,47 avant 45 ans, 2,06 dans l'indication alopécie ; absent chez les plus âgés, absent pour la prostate, absent pour le minoxidil et le dutastéride |
La clé du désaccord tient à ce que chaque méthode peut voir. Les grandes cohortes sont bâties à partir de bases de remboursement : en France comme en Suède ou au Canada, elles portent donc presque exclusivement sur des hommes âgés traités pour la prostate, parce que c'est là que se trouvent les données. Un jeune homme de trente ans qui achète sa boîte sans remboursement n'y figure pratiquement jamais. Les bases de déclaration, elles, ne mesurent pas une fréquence mais une sur-représentation : elles voient d'autant mieux qu'un sujet a été médiatisé — et les auteurs de l'étude de 2021 le reconnaissent, en isolant un effet de déclaration stimulée après 2012.
Ce ne sont pas deux façons de répondre à la même question. Additionner ou opposer leurs chiffres n'a pas de sens. L'essai dit « combien de personnes sur cent » ; la base de déclaration dit « ce signalement arrive-t-il plus souvent que pour les autres médicaments ». Le comité européen a examiné les deux, et a tranché au moyen d'un troisième critère : l'analyse de la causalité dossier par dossier, avec la réponse à l'arrêt du traitement.
C'est ce troisième critère qui a emporté la décision. Sur les seize cas jugés probables, un dechallenge positif — c'est-à-dire une régression des symptômes après arrêt — a été retrouvé dans treize d'entre eux. Aucune reprise du médicament n'a été observée parmi eux.
Les données françaises disent-elles autre chose ?
Quarante cas français de dépression ou de comportement suicidaire ont été rapportés chez des hommes prenant du finastéride 1 mg pour leurs cheveux, sans trouble sexuel associé, avec un âge médian de 31 ans. Le travail de Géniaux et Laroche, publié en 2026 dans la revue de la société française de pharmacologie, a été conduit sur la base nationale de pharmacovigilance depuis 1985 jusqu'à mai 2024. Il répond à une objection fréquente : l'idée que la détresse psychique observée ne serait qu'une conséquence du trouble sexuel. Les auteurs ont volontairement exclu tous les cas où un trouble sexuel était co-déclaré.
| Caractéristique | Valeur mesurée |
|---|---|
| Âge médian | 31 ans |
| Cas classés graves | 62,5 % |
| Délai d'apparition | Dans les 9 premiers mois pour la moitié des cas |
| Idées ou tentatives suicidaires | 40 % des cas |
| Amélioration après arrêt | 45,2 % des patients ayant interrompu |
| Persistance dans les cas non résolus | Médiane de 20,2 mois après l'arrêt (10 cas) |
| Antécédent psychiatrique personnel ou familial | 22,5 % seulement |
| Réintroduction suivie d'une rechute | 2 patients |
Deux analyses indépendantes de la base américaine de déclaration vont dans le même sens en la complétant : Thaibah et coll. mesurent, chez une population composée à 87 % d'hommes dont 43 % âgés de 18 à 40 ans et traités majoritairement pour leurs cheveux, un rapport de cotes de déclaration pour les événements liés à la suicidalité passé de 27,51 en 2019 à un pic de 34,64 en 2022 ; Chiappini et coll. comparent directement les deux molécules et trouvent, pour le finastéride contre le dutastéride, 3,20 pour la dépression, 2,72 pour la suicidalité et 3,79 pour l'anxiété — le dutastéride, lui, ne montrant pas de signal significatif.
Trois lignes du tableau français portent une conséquence pratique directe. L'apparition précoce — la moitié des cas dans les neuf premiers mois — indique quand il faut être attentif. L'absence d'antécédent psychiatrique chez plus des trois quarts des cas retire son utilité au tri « je n'ai jamais été dépressif, donc ce n'est pas pour moi ». Et la persistance médiane de vingt mois après l'arrêt dit ce que l'expression « effets réversibles », employée à juste titre pour la majorité des cas, ne dit pas pour la minorité concernée.
Ces effets disparaissent-ils toujours à l'arrêt ?
Dans la très grande majorité des cas oui, mais une minorité mesurable ne récupère pas — et les ordres de grandeur ont été chiffrés. Une cohorte analysée dans la revue de Złotowska a suivi 11 909 hommes exposés à un inhibiteur de 5-alpha-réductase : 1,4 % (167 hommes) ont développé un trouble de l'érection persistant, avec une persistance médiane de 1 348 jours après l'arrêt. Parmi les hommes ayant développé un trouble de l'érection sous traitement, 31,5 % sont passés à la forme persistante. Chez les hommes de 16 à 42 ans exposés au dosage capillaire, le chiffre était de 0,8 % (34 sur 4 284), avec une persistance médiane de 1 534 jours.
Il faut lire ces chiffres avec leur contrepoint, qui est tout aussi réel. Les séries les plus alarmantes — celles qui rapportent 94 % de baisse de libido et 92 % de troubles de l'érection — portent sur des hommes recrutés parce qu'ils rapportaient déjà des symptômes persistants. Soixante et onze hommes dans la série d'Irwig, tous recrutés parce qu'ils rapportaient des symptômes persistant depuis au moins trois mois. Ces pourcentages décrivent donc la composition d'un groupe de personnes atteintes, pas la probabilité pour quelqu'un qui commence le traitement. Les confondre est l'erreur de lecture la plus répandue sur ce sujet, dans les deux sens.
« Chez la plupart des hommes, les effets sexuels sont peu fréquents, légers et régressent à l'arrêt » et « chez une minorité, ils persistent des années » sont toutes deux exactes. La première décrit une population, la seconde décrit un sous-groupe. Une comparaison honnête doit énoncer les deux, et c'est précisément ce que le régulateur européen a fait en maintenant l'autorisation et en imposant une carte patient.
Le dutastéride est-il « le finastéride en plus fort » ?
Il abaisse davantage l'hormone, il a montré un meilleur résultat dans un essai — et il n'a d'autorisation pour les cheveux dans aucun pays européen. Le dutastéride inhibe les deux isoenzymes et fait baisser la dihydrotestostérone de plus de 90 %, contre environ 70 % pour le finastéride. L'essai qui les a comparés a porté sur 917 hommes de 20 à 50 ans, et la dose de 0,5 mg a dépassé le finastéride 1 mg sur le comptage, l'épaisseur et le jugement photographique de face.
Trois réserves, toutes écrites par les auteurs ou par le régulateur, encadrent ce résultat. La première : l'essai s'est arrêté à vingt-quatre semaines, et ses auteurs l'inscrivent eux-mêmes dans leurs limites. La seconde : dans la revue systématique de 2026, la fourchette d'effets sexuels du dutastéride est plus haute que celle du finastéride, avec une étude japonaise ouverte sur 120 hommes rapportant 11,7 % de troubles de l'érection et 8,3 % de baisse de libido à cinquante-deux semaines. La troisième est réglementaire : le dutastéride a été autorisé dans l'Union européenne en 2001 pour l'hypertrophie bénigne de la prostate, et pour rien d'autre.
« Topique » veut-il dire « sans effet général » ?
Non — et sur le clascotérone, c'est l'agence européenne du médicament qui l'a écrit le plus clairement, en refusant d'abord d'autoriser la crème. En avril 2025, l'agence a recommandé de ne pas accorder l'autorisation demandée pour la crème à 1 % contre l'acné. Le motif, publié dans son document de questions-réponses, tient en une phrase qui vaut d'être lue lentement :
« L'Agence a relevé que Winlevi appartient à une nouvelle classe de médicaments qui bloque les récepteurs des androgènes localement dans la peau. Il existe cependant un risque que le médicament soit absorbé dans le sang et supprime le fonctionnement de trois organes : l'hypothalamus et l'hypophyse dans le cerveau, et les glandes surrénales. La suppression de ces organes […] pourrait entraîner une altération de la croissance et de la maturation sexuelle, ce qui constitue une préoccupation majeure chez l'adolescent. »
Le dossier a été réexaminé. Le 25 août 2025, l'agence a rendu un avis favorable, puis l'autorisation européenne a été accordée le 17 octobre 2025 — mais avec des mesures explicites destinées à contenir ce risque : limitation de la dose, surveillance du traitement, matériel d'information pour les professionnels, restriction de l'usage chez l'adolescent au visage uniquement, et prescription réservée aux médecins expérimentés dans le traitement de l'acné.
Gardons maintenant à l'esprit les proportions. Le produit qui a suscité cette prudence est une crème à 1 % appliquée sur le visage. Le produit développé pour la calvitie est une solution à 5 % appliquée deux fois par jour sur l'ensemble du cuir chevelu. Une étude de phase 1 signée Täubel et coll., promue par le laboratoire et conduite par un prestataire de recherche sur trente-deux volontaires, énonce la différence entre les deux formes : sous forme de crème, le clascotérone est peu absorbé, mais la formulation en solution mise au point pour le traitement de l'alopécie androgénétique conduit à une concentration systémique mesurable et à une accumulation de l'anti-androgène. Deux précisions s'imposent : cette phrase situe l'état des connaissances en introduction de l'article, dont l'objet était l'électrocardiogramme ; et la solution testée était à 7,5 % à doses supra-thérapeutiques, non à 5 %. Le laboratoire, de son côté, décrit pour la solution à 5 % une absorption générale « négligeable » — sans qu'aucune valeur mesurée ne soit publique.
Le même raisonnement vaut pour le finastéride local, et il est chiffré : concentration sanguine maximale plus de cent fois inférieure à celle du comprimé, mais baisse de la dihydrotestostérone sérique tout de même de 34,5 %. Une molécule déposée sur le crâne peut passer dans le sang ; « local » décrit le geste, pas la destination.
Demandez sur quelle surface, à quelle concentration et à quelle fréquence le produit s'applique — puis comparez avec la forme dont on vous cite les données de sécurité. Un cuir chevelu entier n'est pas une joue, et 5 % n'est pas 1 %. Le régulateur européen a fait exactement ce raisonnement pour refuser, puis encadrer.
Le clascotérone est-il autorisé quelque part pour le cuir chevelu ?
Non, nulle part — et l'autorisation qui existe bel et bien depuis octobre 2025 concerne l'acné, pas les cheveux. C'est une distinction que beaucoup de pages effacent, souvent de bonne foi, en écrivant « le clascotérone est autorisé en Europe ». Il l'est, pour une crème à 1 % et pour une maladie de la peau.
| Produit | Statut européen | Indication autorisée |
|---|---|---|
| Crème à 1 % (acné) | Autorisée dans l'Union depuis le 17 octobre 2025, après un premier refus le 25 avril 2025 | Chez l'adulte : acné vulgaire. Chez l'adolescent de 12 à moins de 18 ans : acné vulgaire du visage uniquement |
| Solution capillaire à 5 % (calvitie) | Aucune autorisation, dans aucun pays | Aucune — dossiers de soumission annoncés comme en cours |
La revue narrative de Shefa et coll., parue en 2026 et consacrée au clascotérone, résume l'état de la preuve capillaire en une formule que nous reprenons telle quelle : des données « émergentes mais encore incomplètes » suggèrent des applications possibles dans l'alopécie androgénétique. Le dossier d'acné, lui, repose sur deux études principales portant sur 1 440 personnes, crème deux fois par jour pendant douze semaines.
Où en sont réellement les essais du clascotérone sur le cuir chevelu ?
Deux essais de phase 3 totalisant 1 465 hommes sont aujourd'hui terminés ; leurs résultats ont été annoncés par deux communiqués de l'industriel, en décembre 2025 puis en avril 2026, et ils n'ont à ce jour fait l'objet d'aucune publication scientifique ni d'aucun dépôt de résultats sur le registre américain des essais. Cette vérification est faisable par n'importe qui : les fiches sont publiques.
| Essai | Phase et effectif | Comparateur | Fin | Résultats déposés au registre américain |
|---|---|---|---|---|
| NCT02279823 | Phase 2, triple aveugle, 95 hommes, 3 centres américains | Minoxidil 5 % et placebo | Mai 2016 | Non |
| NCT05910450 (Scalp 1) | Phase 3, double aveugle, 703 hommes, 24 centres | Véhicule | Janvier 2026 | Non |
| NCT05914805 (Scalp 2) | Phase 3, double aveugle, 762 hommes, 27 centres (Allemagne, Pologne, États-Unis) | Véhicule | Juillet 2025 | Non |
Que vaut le chiffre de 539 % dont tout le monde parle ?
Il est réel, il vient du communiqué de l'industriel — et son jumeau, un essai de conception identique, a produit 168 %. C'est cet écart qui est l'information. Le communiqué de Cosmo Pharmaceuticals, daté du 3 décembre 2025, annonce sur 1 465 patients répartis dans deux études « identiques par conception », une amélioration relative du comptage de cheveux dans la zone cible de 539 % dans l'une et de 168 % dans l'autre — le communiqué ne précisant pas lequel est lequel, par rapport au véhicule, avec une tolérance comparable à celle du véhicule.
Un pourcentage relatif se calcule par rapport au groupe témoin, et il devient d'autant plus instable que ce groupe bouge peu : si le véhicule n'apporte quasiment aucun cheveu, un écart minime au dénominateur déplace le résultat de plusieurs centaines de points. Nous ne pouvons pas vérifier que c'est le cas ici — les valeurs par bras ne sont pas publiées — mais la comparaison des deux essais suffit à établir le point : même molécule, même dose, même durée, même protocole, et un chiffre qui varie d'un facteur 3,2. Un résultat qui varie autant entre deux essais identiques ne peut pas servir à estimer l'ampleur de l'effet, qu'il faille en chercher la cause au numérateur ou au dénominateur.
Cela ne dit pas que le produit est inefficace — les deux essais sont décrits comme positifs sur leurs critères principaux, et c'est une information en soi. Cela dit qu'on ne peut rien conclure de la taille de l'effet tant que les chiffres absolus ne sont pas publiés : combien de cheveux par centimètre carré, au départ et à l'arrivée, dans chaque bras. Ces valeurs existent ; elles ne sont pas publiques.
Un second communiqué, daté du 15 avril 2026, a depuis annoncé les données à douze mois. Il apporte un élément qui vaut pour les trois molécules de cette page : les participants restés sous traitement ont continué à gagner des cheveux jusqu'au douzième mois, tandis que ceux basculés sur le véhicule à partir du septième mois ont vu les gains obtenus se réduire. C'est, à l'intérieur même de l'essai, la démonstration du caractère suspensif. Le laboratoire y annonce également des demandes d'autorisation aux États-Unis et en Europe — dépôt américain prévu début 2027 — et l'intention de soumettre le jeu de données complet à une revue à comité de lecture. Toujours aucune valeur absolue.
Le clascotérone capillaire n'est en vente nulle part légalement pour cette indication, et aucune posologie ne peut être validée pour un produit non autorisé. Si vous lisez un chiffre d'efficacité capillaire présenté comme un fait acquis, avec une référence à un article scientifique : cette référence n'existe pas encore.
Pourquoi les forums disent-ils le contraire des essais ?
Parce que ce qui circule en ligne ne mesure pas l'efficacité, mais le vécu — et une analyse de plus de cent mille conversations montre que les deux divergent de façon systématique. Spindler et coll. ont capté plus de 700 000 publications publiques entre mars 2024 et avril 2025 sur les principaux forums, puis retenu environ 143 000 conversations écrites par des humains. Parmi elles, 27 425 portaient sur des traitements sur ordonnance et 39 138 sur des produits en vente libre.
Le résultat est net et contre-intuitif : le sentiment général est dominé par la frustration et l'anxiété, avec une satisfaction faible ; et surtout, les discussions sur les traitements sur ordonnance — ceux dont la preuve est la plus solide — sont davantage associées au scepticisme, au découragement et à un cadrage de « dernier recours », tandis que les produits en vente libre sont associés à des thèmes positifs, à la simplicité et à l'intégration dans une routine.
Cela ne veut pas dire que les témoignages mentent. Cela veut dire qu'une plateforme de discussion sélectionne mécaniquement ceux qui ont quelque chose à raconter — un effet indésirable, une déception, une question — et pratiquement jamais celui pour qui, pendant huit ans, il ne s'est rien passé. Lire dix témoignages n'est pas lire un essai, et cette page ne vous demande pas de choisir entre les deux : elle vous demande de savoir lequel vous êtes en train de lire.
Ces traitements sont-ils autorisés en France, et pour qui ?
Deux formes seulement sont autorisées pour les cheveux, et toutes deux visent une population bien plus étroite que ce que l'on imagine. Le rapport européen de 2025 donne les dates et les libellés d'indication de façon explicite, ce qui permet de les reproduire ici sans interprétation.
| Spécialité | Autorisée depuis | Indication autorisée | Utilisable pour les cheveux ? |
|---|---|---|---|
| Finastéride 1 mg, comprimé | 1998 | « Le traitement des hommes âgés de 18 à 41 ans présentant une perte de cheveux de type masculin à un stade précoce » | Oui — mais délivrance conditionnée, depuis 2026, à une attestation annuelle co-signée |
| Finastéride cutané, solution pour pulvérisation à 2,275 mg/mL | 2020 | La même indication que la forme orale à 1 mg | Oui, même restriction de population |
| Finastéride 5 mg, comprimé | 1992 | Traitement symptomatique de l'hypertrophie bénigne de la prostate et prévention d'événements urologiques | Non — usage capillaire hors autorisation |
| Dutastéride 0,5 mg, capsule | 2001 | Prise en charge de l'hypertrophie bénigne de la prostate symptomatique | Non — usage capillaire hors autorisation |
| Clascotérone, solution capillaire à 5 % | — | Aucune autorisation, dans aucun pays | Non — non commercialisée dans cette indication |
| Clascotérone, crème à 1 % | 17 octobre 2025 | Acné vulgaire chez l'adulte ; acné vulgaire du visage chez l'adolescent de 12 à moins de 18 ans | Non — indication dermatologique, sans rapport avec le cuir chevelu |
Trois éléments de ce tableau méritent d'être soulignés parce qu'ils contredisent des idées largement répandues. Premièrement, les bornes d'âge sont strictes et rarement mentionnées : l'autorisation du finastéride à 1 mg s'arrête à 41 ans, et celle du minoxidil à 5 % exclut aussi bien les moins de 18 ans que les plus de 65 ans. Un homme de quarante-cinq ans sous finastéride, comme un homme de soixante-dix ans sous minoxidil à 5 %, se trouve au sens strict hors du libellé. Deuxièmement, une forme cutanée du finastéride existe et est autorisée dans l'Union depuis 2020, avec la même indication que le comprimé — c'est précisément celle que le comité européen a examinée et pour laquelle il a conclu qu'aucune modification de l'information produit n'était nécessaire. Troisièmement, la seule autorisation européenne du clascotérone porte sur une crème contre l'acné : écrire « le clascotérone est autorisé en Europe » est exact, et en déduire « donc il est autorisé pour les cheveux » ne l'est pas.
Le mot « hors autorisation » n'est pas une accusation : prescrire hors du libellé est légal en France, courant, et parfois la seule option raisonnable quand rien d'autre n'est autorisé. Mais il change trois choses concrètes — l'obligation d'information du prescripteur, l'intensité de la surveillance, et la prise en charge financière. Savoir dans quel cadre on se trouve est un droit, pas une méfiance.
Une femme peut-elle prendre ces traitements ?
La réponse française ne ressemble à aucune réponse internationale, et elle surprend : sur les quatre molécules, aucune n'est autorisée chez la femme pour la chute de cheveux au-delà d'un seul dosage de minoxidil. C'est une lacune majeure des comparatifs traduits de l'anglais, qui transposent des situations réglementaires américaines ou asiatiques sans vérifier le cadre local.
Pour le finastéride, le rapport européen est explicite sur la population de l'autorisation : le dosage à 1 mg est autorisé « pour le traitement des hommes âgés de 18 à 41 ans présentant une perte de cheveux de type masculin à un stade précoce ». La forme cutanée, autorisée depuis 2020 dans l'Union, porte exactement la même indication. Le dosage à 5 mg ne vise que la prostate. Le dutastéride, autorisé depuis 2001, ne vise que la prostate également.
Pour le minoxidil, la réponse française est plus fine encore, et presque personne ne l'écrit correctement : les deux concentrations n'ont pas la même population autorisée.
| Concentration | Population autorisée | Ce qui est écrit noir sur blanc |
|---|---|---|
| 2 % | « L'adulte, homme ou femme » | Rubrique 4.1 : « indiqué en cas de chute de cheveux modérée (alopécie androgénétique) de l'adulte, homme ou femme » |
| 5 % — première spécialité | Homme adulte uniquement | Rubrique 4.2 : « Réservé à l'adulte de sexe masculin ». Rubrique 4.3, parmi les contre-indications : « Ce médicament est contre-indiqué chez la femme » |
| 5 % — autre spécialité | Homme adulte uniquement | Rubrique 4.1 : « n'est pas indiqué chez la femme en raison de sa faible efficacité et de la fréquence importante des hypertrichoses (37 % des cas) à distance des sites d'application » |
Deux enseignements en découlent. D'abord, la formule « minoxidil 2 ou 5 % » — qu'emploie l'essentiel de la littérature internationale et que reprennent la plupart des pages francophones — efface une frontière réglementaire réelle dès lors que la lectrice est une femme. Ensuite, le motif écrit n'est pas un principe de précaution abstrait : c'est une fréquence mesurée d'hypertrichose à distance du cuir chevelu, c'est-à-dire une pilosité qui apparaît ailleurs sur le corps. C'est une information utile, et elle manque partout.
Cette réalité a une conséquence concrète : dans les études comme dans la pratique, la prise en charge de la chute de cheveux chez la femme repose massivement sur des usages hors autorisation — anti-androgènes systémiques, minoxidil oral à faible dose. L'étude rétrospective comparative de Gil-Redondo et coll., portant sur 187 femmes suivies vingt-quatre mois, a par exemple comparé deux anti-androgènes oraux ; aucun des deux n'a d'autorisation pour cette indication. Ce n'est pas une critique des prescripteurs : c'est l'état d'un champ où l'offre autorisée est presque vide pour la moitié de la population concernée.
« Ce que vous me proposez est-il autorisé pour cette indication, ou est-ce un usage hors autorisation ? » Ce n'est pas une mise en cause : la prescription hors autorisation est légale, courante et parfois la meilleure option disponible. Mais elle change le cadre — information renforcée, surveillance, absence de prise en charge — et vous avez le droit de savoir dans lequel des deux vous vous trouvez.
Combien de temps faut-il tenir avant de savoir si ça marche ?
Le cycle du cheveu impose son propre calendrier : rien d'interprétable avant plusieurs mois, et une chute transitoire au démarrage est un phénomène connu. Un cheveu pousse d'environ un centimètre par mois. Un follicule qui repart à la suite d'un traitement produit donc une tige de trois centimètres au bout de trois mois — suffisamment longue pour exister, très insuffisante pour couvrir quoi que ce soit. La conséquence pratique : une évaluation faite trop tôt mesure la longueur des cheveux, pas leur nombre.
À cela s'ajoute l'effet de synchronisation du cycle en début de traitement, qui peut faire tomber d'un coup des cheveux arrivés en fin de course. C'est le moment où l'abandon est le plus fréquent, et c'est aussi celui où l'on dispose du moins d'information. Les essais eux-mêmes ont retenu des durées d'évaluation de six mois minimum, le plus souvent douze — pas trois.
Quel est le futur traitement contre la calvitie ?
Une dizaine de mécanismes nouveaux sont en essais cliniques, et aucun n'est disponible — mais la liste vaut la peine d'être connue, parce qu'elle explique pourquoi la question « lequel choisir » se posera différemment dans quelques années. La revue d'Agrawal et coll., parue en 2026 et consacrée aux pharmacothérapies émergentes, recense les directions actuelles : antagonistes et dégradeurs du récepteur androgénique appliqués localement, biothérapies visant le récepteur de la prolactine, injectables inducteurs de la phase de croissance, activateurs métaboliques du follicule, agonistes d'un récepteur de l'hormone thyroïdienne, systèmes de libération prolongée ou sublinguale du minoxidil, et modulation de voies liées à la longévité.
Ce qu'il faut en retenir n'est pas la liste des noms de code, mais le déplacement qu'elle traduit : après vingt-cinq ans passés à agir sur une seule hormone, la recherche cherche à activer les cellules souches du follicule et à empêcher sa mort programmée. Si cette direction aboutit, la frontière actuelle — les médicaments freinent, seule la chirurgie redéploie — pourrait se déplacer. Elle ne l'a pas encore fait.
Quand un médicament ne suffit-il plus ?
Quand il n'y a plus de follicule à préserver — car aucune de ces molécules n'en fabrique un. C'est la limite commune, et elle est structurelle : le minoxidil agit sur le cycle d'un follicule vivant, les inhibiteurs de 5-alpha-réductase protègent un follicule vivant de l'hormone, le clascotérone vise le récepteur d'un follicule vivant. Sur une zone où la miniaturisation est allée jusqu'au bout, il n'y a plus de cible.
La greffe répond à un problème différent : elle prélève des follicules dans une zone où ils sont restés, et les redéploie là où il n'y en a plus. C'est pourquoi les deux approches ne se classent pas l'une contre l'autre ; elles n'agissent pas sur les mêmes cheveux. La question utile n'est pas « médicament ou greffe » mais « reste-t-il quelque chose à préserver, et où ».
Qu'est-ce qu'une greffe ne remplace pas ?
Elle ne protège pas les cheveux qui n'ont pas été greffés, et c'est sa limite la plus importante. Nous l'écrivons ici parce que c'est vrai et parce que peu de cliniques le formulent : une greffe redéploie des follicules prélevés dans une zone habituellement moins sensible à l'hormone, mais elle ne change rien à l'évolution des cheveux d'origine qui l'entourent. Un homme opéré à vingt-cinq ans dont la chute continue peut se retrouver, quelques années plus tard, avec une zone greffée intacte au milieu d'une zone qui a continué de s'éclaircir.
- Elle ne remplace pas un diagnostic. Toutes les chutes de cheveux ne sont pas androgénétiques, et certaines causes contre-indiquent l'opération ou doivent être traitées avant.
- Elle ne supprime pas la question du traitement médical. C'est même l'inverse : c'est souvent après une greffe que la question de préserver les cheveux natifs se pose le plus concrètement — et elle relève d'un médecin, pas de nous.
- Elle ne garantit pas une seule intervention. Une deuxième séance est une éventualité réelle, pas un accident, et elle doit figurer dans le calcul dès le départ.
- Elle ne prélève pas une ressource infinie. La zone donneuse est limitée, et ce qui en est retiré ne se reconstitue pas.
Nous sommes une clinique de greffe de cheveux. Nous ne prescrivons, ne délivrons, ne stockons et n'administrons aucune des molécules décrites sur cette page, et nous n'avons aucun avis à donner sur le traitement qui vous conviendrait : cet avis appartient à un médecin qui vous examine. Ce que nous pouvons faire, c'est vous dire honnêtement ce qu'une greffe apporterait — et, quand la réponse est « rien pour l'instant », le dire aussi.
Quelles questions poser avant la première ordonnance ?
Voici les huit questions qui, à la lecture des documents cités sur cette page, changent réellement quelque chose à la décision. Elles sont formulées pour être posées telles quelles à un médecin, et elles portent toutes sur un point où la documentation officielle est plus précise que le discours courant.
Que retenir de cette comparaison ?
Les trois molécules ne se rangent pas sur une échelle unique, parce qu'elles ne répondent pas à la même question et ne disposent pas du même niveau de preuve publique. Ce que la lecture des documents d'origine établit se résume en cinq points.
| Affirmation | Soutenue par une source ? |
|---|---|
| « Le finastéride réduit fortement le risque d'aggravation visible sur cinq ans » | Oui — 93 % (89-97 %), 1 553 hommes |
| « Sans traitement, on garde ce qu'on a » | Non — 239 cheveux et 26,3 % de densité perdus en cinq ans sous placebo |
| « Le minoxidil 5 % fait mieux que le 2 % » | Oui — 45 % de repousse en plus à 48 semaines, 393 hommes |
| « Le dutastéride est supérieur au finastéride » | Partiellement — sur 917 hommes mais à 24 semaines seulement, et sans autorisation pour les cheveux |
| « Le clascotérone est efficace contre la chute de cheveux » | Non établi — deux essais annoncés positifs par communiqué, aucune publication, aucun chiffre absolu |
| « Le clascotérone améliore la repousse de 539 % » | Trompeur — pourcentage relatif ; l'essai jumeau, identique, annonce 168 % |
| « Le clascotérone est autorisé en Europe » | Oui, pour l'acné — jamais pour le cuir chevelu |
| « Un traitement local n'a aucun effet général » | Non — exposition réduite, pas nulle, chiffres à l'appui |
| « Les effets sexuels du finastéride sont toujours réversibles » | Non — une minorité mesurable ne récupère pas |
| « Le minoxidil convient aux hommes comme aux femmes » | Selon la concentration — le 2 % est indiqué chez l'adulte homme ou femme, le 5 % est réservé à l'homme |
| « Un médicament peut recouvrir une zone nue » | Non — aucune des molécules ne recrée un follicule |
Cette page ne recommande rien et n'accuse personne. Elle met côte à côte des documents publics — essais pivots, rapport de la procédure européenne, registre des essais, base nationale de pharmacovigilance — et pose la question que peu de comparatifs posent : par rapport à quoi ? Un traitement qui vous laisse, après cinq ans, dans l'état où vous étiez au départ n'a pas échoué. Et un traitement dont les essais ne sont pas publiés ne peut pas être comparé, quelle que soit la promesse de son mécanisme.
Sources et références
- 1Kaufman 1998 — essai pivot du finastéride 1 mg sur 1 553 hommesAutorité
Deux essais d'un an chez 1 553 hommes de 18 à 41 ans atteints d'alopécie androgénétique, randomisés entre finastéride 1 mg/j et placebo ; 1 215 ont poursuivi en aveugle une deuxième année. Efficacité évaluée par comptage de cheveux, appréciation du patient, appréciation de l'investigateur et relecture de photographies par un panel d'experts. Amélioration significative par toutes les méthodes à 1 et 2 ans. Conclusion des auteurs : le finastéride 1 mg/j « a ralenti la progression de la chute et augmenté la croissance capillaire » sur deux ans.
- 2Kaufman, Rotonda et coll. 2008 — 93 % de réduction du risque d'aggravation visible à cinq ansAutorité
Analyse des appréciations photographiques globales issues des deux essais de phase III (1 553 hommes, jusqu'à 5 ans) : le finastéride 1 mg/j réduit de 93 % (intervalle de confiance à 95 % : 89-97 % ; p inférieur à 0,001) la probabilité, à cinq ans, de développer une aggravation visible de la perte de cheveux par rapport au placebo.
- 3Kaufman, Girman et coll. 2008 — ce que devient un crâne non traité pendant cinq ansAutorité
Analyse groupée des bras placebo de deux essais répliqués sur cinq ans (une année initiale randomisée en double aveugle puis quatre extensions annuelles en double aveugle). Quatre critères prédéfinis : comptage de cheveux, relecture de photographies standardisées par un panel d'experts, appréciation de l'investigateur, auto-appréciation du patient. Résultat : perte de 239 cheveux par rapport à l'inclusion dans la zone cible à cinq ans, soit une baisse de 26,3 % de la densité (p inférieur à 0,001) ; 75 % des patients sous placebo jugés aggravés par rapport à l'inclusion sur photographies à cinq ans.
- 4Olsen 2002 — minoxidil 5 % contre 2 % chez 393 hommesAutorité
Essai multicentrique randomisé en double aveugle contre placebo, 48 semaines, 393 hommes de 18 à 49 ans : minoxidil 5 % (n = 157), 2 % (n = 158), véhicule (n = 78), deux applications par jour. Le 5 % est supérieur au 2 % et au placebo sur le comptage de cheveux non duveteux et sur l'appréciation de la couverture par le patient et l'investigateur ; réponse plus précoce qu'avec le 2 %. Ampleur mesurée : 45 % de repousse en plus que le 2 % à la 48e semaine. Davantage de prurit et d'irritation locale avec le 5 %.
- 5Olsen, Weiner et coll. 1990 — suivi de cinq ans sous minoxidil topique à 2 puis 3 %Autorité
Trente et un hommes atteints d'alopécie androgénétique ont achevé quatre ans et demi à cinq ans de traitement par minoxidil topique à 2 % puis 3 %. La repousse « tend à culminer à un an, avec un lent déclin au cours des années suivantes » ; à quatre ans et demi à cinq ans, un maintien du nombre de cheveux non duveteux au-dessus du niveau de départ restait néanmoins constaté.
- 6Olsen, Whiting et coll. 2012 — quatre régions du crâne évaluées séparémentAutorité
Analyse d'efficacité secondaire sur photographies standardisées des quatre régions du crâne (vertex, antérieure/moyenne, ligne frontale, tempes) chez des hommes de 18 à 41 ans et de 41 à 60 ans, sur 24 mois. Croissance significative dans toutes les régions à 24 mois. La diminution de la chute est retrouvée dans toutes les zones chez les hommes jeunes, mais seulement au vertex et sur la région antérieure/moyenne chez les hommes plus âgés. Limite écrite par les auteurs : les essais n'ont recruté que des hommes ayant une perte au vertex, et les résultats ne peuvent pas être extrapolés aux pertes principalement frontales ou temporales.
- 7Hu 2015 — la plus grande comparaison directe publiée (450 hommes)Autorité
Essai randomisé comparatif chez 450 hommes chinois atteints d'alopécie androgénétique masculine, répartis entre finastéride 1 mg/j (n = 160), minoxidil 5 % topique (n = 130) et association des deux (n = 160), pendant 12 mois, avec évaluation tous les 3 mois ; 428 hommes évalués à la fin (154, 122 et 152). Caractéristiques initiales comparables entre groupes (p supérieur à 0,05). À 12 mois, amélioration chez 80,5 %, 59,0 % et 94,1 % des hommes respectivement. Effets indésirables rares — finastéride 1,8 %, minoxidil 6,1 % — et disparus dès l'arrêt. Conclusion des auteurs : « le finastéride est supérieur au minoxidil 5 %, l'association montrant la meilleure efficacité ». Essai ouvert, sans bras placebo.
- 8Khandpur 2002 — quatre schémas comparés sur un an chez 100 hommesAutorité
Étude ouverte, randomisée, en groupes parallèles, 100 hommes atteints d'alopécie androgénétique de grade Hamilton II à IV, sur un an. Quatre groupes : finastéride 1 mg/j seul (n = 30), finastéride + minoxidil topique 2 % (n = 36), minoxidil 2 % seul (n = 24), finastéride + kétoconazole topique 2 % (n = 10). Évaluation par scores patient et médecin et revue photographique globale. Meilleurs résultats avec l'association finastéride + minoxidil, puis finastéride + kétoconazole, puis finastéride seul, puis minoxidil seul. Les patients recevant du finastéride, seul ou associé, montrent une amélioration statistiquement significative (p inférieur à 0,05) par rapport à ceux sous minoxidil seul. Aucun effet indésirable significatif observé.
- 9Arca 2004 — comparaison directe entre comprimé et lotion sur 65 hommesAutorité
Essai ouvert, randomisé, comparatif, 12 mois, 65 hommes : 40 sous finastéride 1 mg/j par voie orale, 25 sous minoxidil 5 % topique deux fois par jour. Amélioration clinique chez 32/40 (80 %) dans le groupe comprimé contre 13/25 (52 %) dans le groupe lotion. Effets indésirables : 6 baisses de libido et 1 hypertrichose sous finastéride, 1 irritation du cuir chevelu sous minoxidil, tous régressifs à l'arrêt. Schéma ouvert, sans placebo, effectifs déséquilibrés — caractéristiques qui figurent dans le titre et les méthodes de l'article.
- 10Gubelin Harcha et coll. 2014 — dutastéride contre finastéride chez 917 hommesAutorité
Essai randomisé contrôlé contre placebo et comparateur actif : 917 hommes de 20 à 50 ans, dutastéride 0,02 / 0,1 / 0,5 mg par jour, finastéride 1 mg par jour ou placebo pendant 24 semaines. Critère principal : comptage de cheveux sur 2,54 cm de diamètre à la 24e semaine. Le dutastéride 0,5 mg augmente significativement le comptage et l'épaisseur et améliore le jugement photographique de face par rapport au finastéride (p = 0,003 ; 0,004 ; 0,002) et au placebo. Limite écrite par les auteurs : durée restreinte à 24 semaines.
- 11Złotowska 2026 — revue systématique des troubles sexuels sous inhibiteurs de 5-alpha-réductaseAutorité
Revue systématique selon PRISMA, 41 travaux dont 33 en population alopécie. Finastéride 1 mg par voie orale : événements sexuels chez 1,9 à 6,7 % des traités contre 0,9 à 3,9 % sous placebo. Finastéride topique 0,25 % : 2,8 % contre 4,8 % pour la forme orale dans l'essai comparatif direct (placebo 3,3 %), avec concentration sanguine maximale plus de cent fois inférieure et baisse de dihydrotestostérone sérique de 34,5 % contre 55,6 %. Dutastéride 0,5 mg : 4,1 à 12,0 % contre 4,0 à 5,0 % sous placebo ; série ouverte japonaise sur 120 hommes à 52 semaines : troubles de l'érection 11,7 %, baisse de libido 8,3 %, troubles de l'éjaculation 4,2 %. Méta-analyse antérieure (15 essais, 4 495 hommes) : risque relatif groupé de dysfonction sexuelle 1,57 (1,19-2,08). Cohorte de 11 909 hommes exposés : trouble de l'érection persistant chez 1,4 % (167), persistance médiane 1 348 jours (IQR 632-2 321) ; 31,5 % des troubles d'apparition nouvelle deviennent persistants ; chez les 16-42 ans exposés à 1,25 mg/j ou moins, 0,8 % (34/4 284), persistance médiane 1 534 jours. Étude japonaise après commercialisation : 0,7 % d'effets indésirables tous confondus, baisse de libido 0,25 % (8/3 177). Suivi rétrospectif à 5 ans : 7,9 % de dysfonction sexuelle.
- 12Géniaux 2026 — quarante cas français de dépression et de suicidalité sans trouble sexuelAutorité
Analyse descriptive rétrospective de la base nationale française de pharmacovigilance, de 1985 à mai 2024, restreinte aux cas de troubles dépressifs ou de suicidalité SANS trouble sexuel co-déclaré, chez des hommes traités par finastéride 1 mg/j pour alopécie androgénétique. Quarante cas identifiés ; âge médian 31 ans ; 62,5 % graves ; survenue dans les 9 premiers mois pour la moitié des cas ; idées ou tentatives suicidaires dans 40 % ; amélioration après arrêt chez 45,2 % ; dans les cas non résolus (n = 10), persistance médiane de 20,2 mois après l'arrêt ; réintroduction positive chez 2 patients ; antécédent psychiatrique personnel ou familial chez 22,5 % seulement ; retentissement notable sur la qualité de vie chez 17,5 %.
- 13EMEA/H/A-31/1539 — rapport européen sur le finastéride et le dutastéride, 8 mai 2025Autorité
Rapport d'évaluation du comité de pharmacovigilance (EMA/225542/2025), saisine déclenchée le 13 septembre 2024 par l'agence française. Finastéride 1 mg autorisé dans l'Union depuis 1998 « pour le traitement des hommes âgés de 18 à 41 ans présentant une perte de cheveux de type masculin à un stade précoce » ; forme cutanée autorisée depuis 2020 (solution pour pulvérisation à 2,275 mg/mL, même indication) ; finastéride 5 mg autorisé depuis 1992 pour l'hypertrophie bénigne de la prostate ; dutastéride 0,5 mg autorisé depuis 2001, prostate uniquement. Le finastéride abaisse la dihydrotestostérone sérique d'environ 70 %, le dutastéride de plus de 90 %. Base européenne au 31 octobre 2024 : 739 cas de la requête « suicide/auto-agression », dont 16 probables et 309 possibles ; 313 des 325 cas concernaient le finastéride, 13 le dutastéride ; 15 des 16 cas probables portaient sur la forme orale (14 au dosage de 1 mg) ; dechallenge positif dans 13 cas probables, aucune réintroduction observée ; indication la plus rapportée : alopécie (262 cas) contre 24 pour la prostate, alors que l'exposition au dosage prostatique est environ trois fois supérieure ; âge médian 30 ans pour le finastéride, 57 ans pour le dutastéride ; décès rapporté dans 25 cas possibles, 58 hospitalisations, 41 événements menaçant le pronostic vital. Exposition cumulée mondiale estimée à 270 756 672,5 années-patients pour le finastéride et 82 197 163,81 pour le dutastéride. Décisions : lien de causalité confirmé entre finastéride oral (1 mg et 5 mg) et idée suicidaire, ajoutée en effet indésirable de fréquence « indéterminée » ; carte patient obligatoire dans la boîte du 1 mg ; idée suicidaire et dysfonction sexuelle inscrites comme risques importants identifiés ; pour le dutastéride, preuves jugées insuffisantes, avertissement ajouté par précaution de classe ; pour le finastéride cutané, aucune modification jugée nécessaire, l'exposition plus faible « n'excluant pas entièrement » le risque d'effets systémiques. Le rapport note que « le risque plus faible d'idées suicidaires observé chez les patients prenant du finastéride 5 mg par rapport à ceux prenant du finastéride 1 mg reste inexpliqué », et que plus de 150 interventions de tiers, majoritairement de patients ou de proches, ont été reçues. Travaux discutés dans le rapport : Uleri 2024 (méta-analyse, 2 213 600 patients : dépression 1,30 [0,85-2,00], suicide 1,30 [0,65-2,61]) ; Garcia-Argibay 2022 (Suède, 2 236 876 hommes : pas d'association au suicide, dépression 1,61 pour le finastéride et 1,68 pour le dutastéride) ; Welk 2017 (Canada, 93 197 hommes : auto-agression 1,88 durant les 18 premiers mois seulement, dépression 1,94 puis 1,22) ; Laanani 2023 (France, 69 786 contre 217 577 nouveaux utilisateurs : pas de sur-risque global, mais chez les hommes ayant des antécédents de troubles de l'humeur, décès par suicide 2,71 [1,07-6,91]) ; Nguyen 2021 (base mondiale, 3 282 cas : suicidalité 1,63 [1,47-1,81], événements psychologiques 4,33 [4,17-4,49], 3,47 avant 45 ans, 2,06 dans l'indication alopécie, signal absent pour le minoxidil, le tamsulosine et le dutastéride, effet de déclaration stimulée après 2012) ; Pompili 2021 (taux groupés bruts 21,2 % contre 14,0 %, rapport de cotes 2,14 [1,40-3,27], sur cinq publications seulement) ; Irwig 2012 (61 anciens utilisateurs : symptômes dépressifs 75 % contre 10 % chez les témoins, idées suicidaires 44 % contre 3 %).
- 14ANSM 2026 — attestation d'information partagée pour le finastéride 1 mgAutorité
Information de sécurité de l'agence nationale de sécurité du médicament. L'attestation d'information partagée entre le médecin et le patient « permet de garantir que le patient a été informé des risques liés à la prise du traitement ». Elle « devra être complétée, datée et co-signée par le médecin prescripteur et le patient (ou son représentant légal) avant toute initiation de traitement et renouvelée chaque année ». « Sa présentation sera obligatoire pour chaque dispensation du médicament en pharmacie. » Entrée en vigueur : le 16/04/2026 pour les nouveaux patients (initiation du traitement) ; le 16/06/2026 pour les patients en cours de traitement. Le formulaire officiel est daté de février 2026. Les risques visés sont les troubles psychiatriques et les troubles de la fonction sexuelle.
- 15Winlevi 2025 — refus initial, puis autorisation européenne de la crème contre l'acnéAutorité
Document de questions-réponses de l'agence européenne (EMA/277213/2025, 26 août 2025, EMEA/H/C/006138), titulaire Cassiopea S.p.A. L'Agence a d'abord refusé la demande le 25 avril 2025. Motif écrit : le médicament « bloque les récepteurs des androgènes localement dans la peau », mais « il existe cependant un risque que le médicament soit absorbé dans le sang et supprime le fonctionnement de trois organes : l'hypothalamus et l'hypophyse dans le cerveau, et les glandes surrénales », suppression qui « pourrait entraîner une altération de la croissance et de la maturation sexuelle, ce qui constitue une préoccupation majeure chez l'adolescent ». Bien que l'entreprise ait présenté des données montrant que le risque était faible, l'Agence a jugé ces données et les mesures proposées insuffisantes pour autoriser le médicament chez les 12 à moins de 18 ans. Après réexamen le 25 août 2025, avis favorable assorti de mesures : limitation de la dose, surveillance du traitement, matériel éducatif pour les professionnels, usage restreint chez l'adolescent à l'acné du visage, prescription réservée aux médecins expérimentés dans le diagnostic et le traitement de l'acné. Autorisation de mise sur le marché valable dans toute l'Union le 17 octobre 2025. Indication finale : chez l'adulte, acné vulgaire ; chez l'adolescent de 12 à moins de 18 ans, acné vulgaire du visage. Dossier clinique : deux études principales portant sur 1 440 personnes à partir de 9 ans, crème deux fois par jour pendant 12 semaines.
- 16Cosmo 2025 — communiqué annonçant les résultats top-line des deux essais de phase 3
Communiqué d'entreprise du 3 décembre 2025 annonçant les résultats top-line des deux essais de phase 3 Scalp 1 (NCT05910450) et Scalp 2 (NCT05914805), de conception identique, conduits aux États-Unis et en Europe sur 1 465 patients au total. Amélioration relative du comptage de cheveux dans la zone cible par rapport au véhicule : 539 % dans un essai, 168 % dans l'autre. Tolérance décrite comme comparable à celle du véhicule. Suivi de sécurité à 12 mois annoncé pour le printemps 2026, puis soumissions parallèles aux agences américaine et européenne. Source industrielle, non relue par des pairs, sans valeurs absolues publiées : citée ici comme communication d'entreprise, pas comme résultat scientifique.
- 17ALOSTIL 5 % — résumé français des caractéristiques du produitAutorité
Résumé des caractéristiques du produit, base de données publique des médicaments. Rubrique 4.1 : « Ce médicament est indiqué en cas de chute de cheveux modérée (alopécie androgénétique) chez le sujet de sexe masculin. » Rubrique 4.2 : « Réservé à l'adulte de sexe masculin. » Rubrique 4.3, contre-indications : hypersensibilité à la substance active ou à un excipient ; maladies du cuir chevelu ; mauvaise tolérance à la forme 2 % quelle que soit la symptomatologie ; « Ce médicament est contre-indiqué chez la femme » ; sujets de moins de 18 ans ou de plus de 65 ans. Délivré sans ordonnance, non remboursable.
- 18ALOPEXY 2 % — résumé français des caractéristiques du produitAutorité
Résumé des caractéristiques du produit, base de données publique des médicaments. Rubrique 4.1 : « Ce médicament est indiqué en cas de chute de cheveux modérée (alopécie androgénétique) de l'adulte, homme ou femme. Il favorise la pousse des cheveux et stabilise le phénomène de chute. » Rubrique 4.2 : « Réservé à l'adulte. » Rubrique 4.3 : hypersensibilité à la substance active ou à un excipient, uniquement. Présentation non agréée aux collectivités, prix libre, médicament non remboursable.
- 19ALOPEXY 50 mg/mL — motif écrit de l'exclusion des femmes du dosage à 5 %Autorité
Résumé des caractéristiques du produit, base de données publique des médicaments, pour la solution à 50 mg/mL (5 %). Rubrique 4.1 : « ALOPEXY 50 mg/ml, solution pour application cutanée est indiqué chez l'homme adulte en cas de chute de cheveux modérée (alopécie androgénétique). Remarque : Ce médicament n'est pas indiqué chez la femme en raison de sa faible efficacité et de la fréquence importante des hypertrichoses (37 % des cas) à distance des sites d'application. » Rubrique 4.3 : hypersensibilité, affections du cuir chevelu, mauvaise tolérance à la forme à 2 % — la femme n'y figure pas, l'exclusion étant portée par l'indication elle-même. Rubrique 4.4 : « Bien que la survenue d'effets systémiques liés au minoxidil n'ait pas été observée lors de l'utilisation de la solution, la possibilité d'apparition de tels effets ne peut être exclue. »
- 20Chiappini 2026 — comparaison des signaux psychiatriques entre les deux moléculesAutorité
Analyse de disproportionnalité sur la base américaine de déclaration, données jusqu'en 2025, après déduplication et exclusion des cas non graves et de ceux où le médicament n'était pas le seul suspect : 4 132 cas pour le finastéride contre 202 pour le dutastéride. Rapports de cotes de déclaration finastéride contre dutastéride : dépression 3,20 (2,33-4,39) ; suicidalité 2,72 (1,77-4,19) ; libido 2,68 (1,96-3,67) ; anxiété 3,79 (2,51-5,71). Suicide abouti 2,28 (1,26-4,10) ; dépression 3,76 (3,13-4,51). Le dutastéride ne montrait pas de signal significatif. Les auteurs recommandent une évaluation psychiatrique initiale puis un suivi de l'humeur, de la fonction sexuelle et des idées suicidaires, et rappellent que la causalité ne peut pas être déduite de déclarations spontanées.
- 21Thaibah 2025 — évolution du signal de suicidalité entre 2015 et 2024Autorité
Analyse de la base américaine de déclaration, 2015-2024, avec métriques bayésiennes et de disproportionnalité. Population : 87 % d'hommes, 43 % âgés de 18 à 40 ans, majoritairement traités pour la chute de cheveux. Rapport de cotes de déclaration pour les événements liés à la suicidalité : 27,51 (23,22-32,58) en 2019 ; pic en 2022 à 34,64 (28,36-41,88) ; 19,04 (17,02-21,30) en 2024. Issues graves rapportées : invalidité 18,7 %, événement menaçant le pronostic vital 12,9 %, décès 7,5 %.
- 22Täubel 2021 — étude de phase 1 sur la solution capillaire, promue par le laboratoireAutorité
Étude de phase 1 sur 32 volontaires évaluant l'effet du clascotérone sur l'intervalle QTc à doses supra-thérapeutiques (225 mg appliqués en solution à 7,5 %, deux fois par jour à 12 heures d'intervalle les jours 1 à 3, puis une fois le jour 4). Aucun effet sur l'intervalle QTc dans la gamme de concentrations testée. Constat déterminant pour l'alopécie : sous forme de crème, le clascotérone est peu absorbé, mais « la formulation en solution mise au point pour le traitement de l'alopécie androgénétique conduit à une concentration systémique mesurable et à une accumulation de l'anti-androgène ».
- 23NCT02279823 — essai de phase 2 contre le minoxidil, achevé en 2016Autorité
Essai de phase 2 multicentrique, randomisé, en triple aveugle, 95 hommes atteints d'alopécie androgénétique, 3 centres aux États-Unis, promoteur Intrepid Therapeutics. Trois bras : cortexolone 17α-propionate en solution à 5 %, minoxidil en solution à 5 % (comparateur actif) et placebo, deux applications par jour pendant 26 semaines. Critères principaux : variation du comptage de cheveux dans la zone cible à 6 mois et auto-évaluation de la croissance capillaire. Début octobre 2014, achèvement mai 2016. Statut : achevé, aucun résultat déposé au 16 septembre 2026.
- 24NCT05914805 — essai de phase 3 « Scalp 2 » (762 hommes)Autorité
Essai de phase 3 de 6 mois, multicentrique, prospectif, randomisé, en double aveugle, contrôlé par véhicule, 762 hommes, 27 centres en Allemagne, en Pologne et aux États-Unis, promoteur Cassiopea SpA. Clascotérone en solution à 5 %, six mois en double aveugle (partie 1) puis six mois en simple aveugle (partie 2). Critères principaux : variation du comptage total de cheveux non duveteux dans la zone, et appréciation par le participant de sa propre couverture capillaire, à 6 mois. Début 17 août 2023, achèvement 16 juillet 2025. Statut : achevé, aucun résultat déposé au 16 septembre 2026.
- 25NCT05910450 — essai de phase 3 « Scalp 1 » (703 hommes)Autorité
Essai de phase 3 de 6 mois, multicentrique, prospectif, randomisé, en double aveugle, contrôlé par véhicule, 703 hommes, 24 centres en Géorgie et aux États-Unis, promoteur Cassiopea SpA. Même schéma et mêmes critères principaux que l'essai jumeau. Début 21 juin 2023, achèvement 26 janvier 2026. Statut : achevé, aucun résultat déposé au 16 septembre 2026.
- 26Cosmo 2026 — communiqué annonçant les données à douze mois
Communiqué d'entreprise du 15 avril 2026 annonçant les données de phase III à 12 mois pour la solution capillaire de clascotérone à 5 % chez l'homme atteint d'alopécie androgénétique légère à modérée. Les participants restés sous traitement continu ont poursuivi leur gain capillaire jusqu'au 12e mois, tandis que ceux passés au véhicule à partir du 7e mois ont vu les gains obtenus se réduire. Tolérance décrite comme comparable au véhicule, sans effet hormonal systémique significatif, l'entreprise évoquant une absorption générale « négligeable ». Préparation d'une demande d'autorisation aux États-Unis et en Europe, dépôt américain annoncé pour le début de 2027, et intention de soumettre le jeu de données complet de phase III à une revue à comité de lecture. Aucune valeur absolue publiée. Source industrielle, non relue par des pairs.
- 27Shefa 2026 — revue du clascotérone : ce qui est établi et ce qui ne l'est pasAutorité
Revue narrative fondée sur une recherche documentaire jusqu'en avril 2026. La crème de clascotérone à 1 % est le premier inhibiteur topique du récepteur androgénique autorisé par l'agence américaine dans l'acné vulgaire à partir de 12 ans, et le premier de sa classe autorisé pour les deux sexes. Les essais de phase 3 et les méta-analyses portent sur l'acné et montrent une efficacité maintenue jusqu'à 12 mois, avec des effets indésirables essentiellement locaux, légers et transitoires. Concernant le cuir chevelu, les auteurs écrivent que des données « émergentes mais encore incomplètes » suggèrent des applications possibles dans l'alopécie androgénétique et l'hidradénite suppurée légère.
- 28Gupta 2026 — classement indirect des traitements appliqués sur le cuir cheveluAutorité
Revue systématique avec méta-analyses en réseau, recherche arrêtée au 23 janvier 2026, portant sur la variation moyenne de densité capillaire totale à 6 mois en monothérapie chez l'homme : 23 études retenues (15 hors autorisation, 8 de minoxidil topique). Le minoxidil topique à 5 % est classé le plus efficace, devant la mélatonine topique, l'oxyde de diaminopyrimidine à 1 %, la procyanidine à 1 %, le palmier nain topique, une formulation à base d'exosomes d'origine végétale par voie sous-cutanée, la cétirizine à 1 % et le finastéride topique.
- 29Réseau féminin 2026 — classement chez la femme, et pourquoi il ne conclut pasAutorité
Revue systématique et méta-analyse en réseau des interventions non chirurgicales dans l'alopécie féminine, recherche jusqu'au 1er janvier 2025 ; 14 essais randomisés, 919 patientes. Pour la densité capillaire, l'association micro-aiguilles + minoxidil est classée première (valeur de rang 0,93). Limites écrites par les auteurs : aucun essai du réseau ne comportait de bras placebo ou sans traitement, de sorte que les résultats « ne reflètent que des classements relatifs entre interventions actives » ; certitude des preuves faible à très faible ; intervalles de crédibilité largement chevauchants, rendant la supériorité des premières places statistiquement indistinguable ; classements qualifiés d'exploratoires et jugés « inadéquats pour guider la décision clinique ».
- 30Gil-Redondo 2026 — deux anti-androgènes oraux comparés chez 187 femmesAutorité
Étude de cohorte rétrospective monocentrique, femmes atteintes d'alopécie féminine traitées entre 2018 et 2022, 187 patientes ayant achevé 24 mois de suivi, âge médian 35 ans (15-69 ans). Critère principal : variation moyenne du grade de Sinclair entre l'inclusion et le 24e mois. Les deux molécules produisent une amélioration significative ; la spironolactone au-delà de 100 mg/j se montre plus efficace que la dose maximale de bicalutamide (50 mg/j), avec un taux d'effets indésirables comparable mais moins d'anomalies biologiques et une surveillance moins lourde. Aucune de ces deux molécules ne dispose d'autorisation dans cette indication.
- 31Irwig 2011 — série de 71 hommes rapportant des troubles sexuels persistantsAutorité
Entretiens standardisés avec 71 hommes de 21 à 46 ans, en bonne santé par ailleurs, ayant pris du finastéride pour une chute de cheveux et rapportant des effets sexuels d'apparition nouvelle persistant au moins 3 mois après l'arrêt. Parmi eux : 94 % de baisse de libido, 92 % de troubles de l'érection, 92 % de baisse de l'excitation, 69 % de troubles de l'orgasme. Population sélectionnée sur la présence de symptômes persistants : ces proportions décrivent la composition d'un groupe atteint et ne peuvent pas être lues comme un risque pour un patient qui débute le traitement.
- 32Spindler 2026 — ce que 143 000 conversations en ligne disent de ces traitementsAutorité
Analyse d'écoute sociale à grande échelle : plus de 700 000 publications publiques captées entre mars 2024 et avril 2025 sur les principaux forums, filtrées à environ 143 000 conversations écrites par des humains, dont 27 425 portant sur des traitements sur ordonnance et 39 138 sur des produits en vente libre. Sentiment général dominé par la frustration et l'anxiété, satisfaction faible. Les discussions sur les traitements sur ordonnance évoquent plus souvent un manque d'efficacité perçu et des craintes d'effets indésirables, et sont davantage associées au scepticisme, au découragement et à un cadrage de dernier recours ; celles sur les produits en vente libre expriment plus souvent des thèmes positifs, de la satisfaction et de la simplicité. Les auteurs y voient un facteur de retard à la prise en charge dermatologique.
- 33Agrawal 2026 — l'état du développement au-delà des trois moléculesAutorité
Revue ciblée des pharmacothérapies émergentes dans l'alopécie androgénétique, fondée sur les bases documentaires, le registre américain des essais, les ressources de l'agence américaine, les communiqués d'industriels et les résumés publiés, jusqu'en décembre 2025. Directions recensées : antagonistes et dégradeurs topiques du récepteur androgénique (dont le clascotérone), biothérapies visant le récepteur de la prolactine, injectables inducteurs de la phase anagène, activateurs métaboliques et folliculaires, agonistes du récepteur bêta de l'hormone thyroïdienne, systèmes de libération prolongée et sublinguale du minoxidil, modulation de voies liées à la longévité. Les auteurs soulignent que les essais en cours et à venir détermineront le rôle définitif de ces approches.
Patients de Canada (Québec)
Préparer votre soin — Canada (Québec)
Voyage vers Istanbul
- Repère de départ : Montréal-Trudeau (YUL)
- Vérifiez les horaires, escales et conditions de modification avec votre transporteur. Le calendrier doit prévoir les contrôles médicaux avant le retour.
- Les formalités dépendent notamment de votre nationalité et de votre document de voyage. Consultez les informations officielles d’entrée en Turquie avant de réserver.
Comparer votre budget en CAD
Faites préciser la devise de facturation. Si une conversion est nécessaire, utilisez un taux daté et ajoutez les frais de paiement.
- Comparez les mêmes actes, dispositifs et étapes de traitement.
- Ajoutez les frais de voyage, les nuits et le suivi non inclus.
- Identifiez les dépenses qui restent à confirmer avant votre décision.
Suivi et urgences — Canada (Québec)
Demandez le contact médical et les modalités d’un examen après le retour. En cas de symptôme urgent, contactez les services de soins locaux sans attendre une réponse de coordination à distance. Conservez vos comptes rendus et les références des dispositifs éventuellement posés.
Sécurité sociale & couverture
Interrogez votre organisme de couverture (RAMQ (Régie de l'assurance maladie)) et votre assurance avant de réserver. Demandez une réponse écrite pour les actes programmés en Turquie, les autorisations éventuelles et les exclusions. Une facture ne garantit pas une participation. Les règles françaises citées dans l’article ne déterminent pas votre couverture locale.
Ces repères pour Canada (Québec) complètent l’article de référence. Votre situation administrative, l’indication médicale, le devis et le suivi doivent être confirmés individuellement.
Questions fréquentes
Minoxidil ou finastéride : lequel choisir ?
Trois essais les ont comparés directement et vont tous dans le même sens — mais aucun n'est en double aveugle contre placebo, ce qui interdit de chiffrer l'écart avec confiance. Le plus grand, sur 450 hommes randomisés pendant douze mois, rapporte une amélioration chez 80,5 % sous finastéride 1 mg, 59 % sous minoxidil 5 % et 94,1 % sous association des deux. Les deux molécules agissent différemment — l'une abaisse la dihydrotestostérone d'environ 70 %, l'autre n'y touche pas — et n'ont ni le même profil d'effets indésirables ni la même population autorisée. Le choix appartient à un médecin qui vous examine.
Le finastéride a-t-il vraiment un risque d'idées suicidaires ?
Le comité européen de pharmacovigilance a confirmé un lien de causalité entre le finastéride par voie orale et l'idée suicidaire le 8 mai 2025, au terme d'une procédure déclenchée par l'agence française. La fréquence est classée « indéterminée », c'est-à-dire qu'elle ne peut pas être estimée à partir des données disponibles. Sur 739 cas examinés dans la base européenne, 16 ont été jugés probablement liés et 309 possiblement liés, dont 313 concernant le finastéride et 13 le dutastéride. Depuis cette décision, une carte patient doit figurer dans la boîte du dosage à 1 mg.
Le clascotérone est-il efficace contre la chute de cheveux ?
Ses deux essais de phase 3 ont été annoncés positifs par l'industriel, mais aucun chiffre vérifiable n'est public. Le communiqué du 3 décembre 2025 fait état d'une amélioration relative de 539 % dans un essai et de 168 % dans son jumeau de conception identique — un écart de 3,2 fois entre deux études censées mesurer la même chose, qui montre surtout l'instabilité d'un pourcentage calculé par rapport à un groupe témoin presque immobile. Ni publication scientifique, ni dépôt de résultats au registre américain, ni valeurs absolues. L'essai de phase 2, qui comparait le clascotérone au minoxidil 5 % sur 95 hommes, s'est achevé en mai 2016 et n'a pas non plus publié ses résultats. La seule autorisation existante pour cette molécule est une crème à 1 % contre l'acné, autorisée dans l'Union européenne le 17 octobre 2025 après un premier refus en avril de la même année, motivé par un risque de passage dans le sang.
Combien de cheveux perd-on si on ne prend rien ?
C'est le chiffre le plus utile et le moins cité. Dans le groupe placebo des essais du finastéride, suivi cinq ans, les hommes ont perdu en moyenne 239 cheveux dans la zone de comptage, soit une baisse de 26,3 % de la densité, et 75 % d'entre eux ont été jugés visiblement plus dégarnis sur photographies standardisées. C'est la référence à laquelle il faut rapporter tout bénéfice annoncé : un traitement qui vous laisse au même point qu'au départ n'a pas échoué.
Un traitement en application locale est-il sans effet sur le reste du corps ?
Non. L'exposition générale est réduite, pas nulle. Dans l'essai comparant la forme locale et le comprimé de finastéride, la concentration sanguine maximale était plus de cent fois inférieure avec la forme locale — mais la dihydrotestostérone sérique baissait tout de même de 34,5 %. Pour le clascotérone, l'étude de phase 1 du fabricant indique que la crème est peu absorbée, alors que la solution capillaire conduit à une concentration systémique mesurable et à une accumulation du produit. Le régulateur européen écrit lui-même que l'exposition plus faible « n'exclut pas entièrement » le risque d'effets généraux.
Les effets sexuels du finastéride disparaissent-ils toujours à l’arrêt ?
Dans la très grande majorité des cas, oui. Mais une cohorte de 11 909 hommes exposés à un inhibiteur de 5-alpha-réductase a mesuré un trouble de l'érection persistant chez 1,4 % d'entre eux, avec une persistance médiane de 1 348 jours après l'arrêt ; chez les hommes de 16 à 42 ans au dosage capillaire, le chiffre était de 0,8 % avec une persistance médiane de 1 534 jours. Les séries qui rapportent 90 % et plus de troubles portent sur des hommes recrutés parce qu'ils rapportaient déjà des symptômes persistants : ces pourcentages décrivent un groupe atteint, pas un risque de départ.
Le dutastéride est-il autorisé pour les cheveux en France ?
Non. Le dutastéride 0,5 mg a été autorisé dans l'Union européenne en 2001 pour la prise en charge de l'hypertrophie bénigne de la prostate, et pour cette seule indication. Son emploi contre la chute de cheveux est donc un usage hors autorisation. Il abaisse davantage la dihydrotestostérone que le finastéride — plus de 90 % contre environ 70 % — et l'a dépassé dans un essai sur 917 hommes, mais cet essai s'est arrêté à 24 semaines. Le comité européen n'a pas retenu de lien de causalité avec l'idée suicidaire pour cette molécule, tout en ajoutant un avertissement par précaution de classe.
Une femme peut-elle prendre du finastéride pour ses cheveux ?
L'autorisation européenne du finastéride 1 mg vise « les hommes âgés de 18 à 41 ans présentant une perte de cheveux de type masculin à un stade précoce ». La forme cutanée porte la même indication. Aucune de ces autorisations ne couvre la femme. Dans les faits, la prise en charge de la chute de cheveux féminine repose largement sur des prescriptions hors autorisation, ce qui est légal mais change le cadre : information renforcée, surveillance, absence de prise en charge. La question à poser en consultation est simple : « est-ce autorisé pour mon cas, ou est-ce hors autorisation ? »
Au bout de combien de temps peut-on juger un traitement ?
Pas avant six mois, et plus raisonnablement douze. Un cheveu pousse d'environ un centimètre par mois : un follicule reparti au troisième mois porte trois centimètres de tige au sixième — assez pour exister, très insuffisant pour couvrir. Une évaluation faite trop tôt mesure donc surtout une longueur, pas un nombre. Les essais cités sur cette page ont tous retenu six mois au minimum, le plus souvent douze. Une chute transitoire en début de traitement est par ailleurs un phénomène connu, et c'est le moment où l'abandon est le plus fréquent.
Pourquoi les témoignages en ligne sont-ils si négatifs ?
Une analyse de plus de 700 000 publications, filtrées à environ 143 000 conversations humaines, a mesuré ce décalage : le sentiment général est dominé par la frustration et l'anxiété, et les traitements sur ordonnance — ceux dont la preuve est la plus solide — sont davantage associés au scepticisme et au découragement que les produits en vente libre. Ce n'est pas que les témoignages mentent : une plateforme de discussion sélectionne mécaniquement ceux qui ont quelque chose à raconter. Celui pour qui il ne s'est rien passé pendant huit ans n'écrit pas.
Un traitement médical peut-il remplacer une greffe ?
Non, et l'inverse est également faux. Ces molécules agissent sur des follicules encore vivants : sur une zone où la miniaturisation est allée jusqu'au bout, il n'y a plus de cible. Une greffe, elle, redéploie des follicules prélevés ailleurs, mais ne protège en rien les cheveux d'origine qui n'ont pas été greffés — la chute peut donc continuer autour de la zone opérée. Les deux approches ne portent pas sur les mêmes cheveux. La question utile n'est pas « médicament ou greffe » mais « reste-t-il quelque chose à préserver, et où ».
Renaissance Clinique prescrit-elle ces traitements ?
Non. Nous sommes une clinique de greffe de cheveux : nous ne prescrivons, ne délivrons, ne stockons et n'administrons aucune de ces molécules, et nous n'émettons aucun avis sur le traitement qui vous conviendrait. Cette page est un contenu d'information construit à partir de documents publics — essais pivots, rapport de la procédure européenne de 2025, registre des essais cliniques, base nationale de pharmacovigilance. Pour un traitement médicamenteux, l'interlocuteur est un médecin qui vous examine.
Aller plus loin
Mécanisme, état du développement, statut réglementaire.
Indications autorisées, pays concernés, calendrier.
Ce que mesurent les essais et ce que mesurent les bases de déclaration.
Le comparatif adossé à une méta-analyse en réseau publiée.
Statut légal, produits non contrôlés, et ce qu’aucune posologie ne peut valider.
Exposition générale, baisse hormonale, effets rapportés.
Usage hors autorisation, données disponibles, surveillance.
Ce qui se passe réellement après l’interruption.
Ce que montre la comparaison directe, et sur quelle durée.
Le calcul sur le projet entier, deuxième séance comprise.
Indications, limites et ce qui doit être écarté avant.
Ce qu’une intervention déplace, et ce qu’elle ne protège pas.