Clascotérone après une greffe de cheveux : ce que les données disent
Aucune donnée publiée ne documente l'usage de la clascotérone après une greffe. Pourquoi la question se pose quand même, ce qui est autorisé, et à qui revient la décision.

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Cette page répond à une question posée presque tous les jours après une intervention : « faut-il un traitement pour protéger les cheveux qui ne sont pas greffés, et la clascotérone peut-elle jouer ce rôle ? » La première moitié de la question est fondée. La seconde n'a pas encore de réponse, et l'honnêteté impose de le dire avant tout le reste : il n'existe aucune donnée publiée sur l'emploi de cette molécule après une greffe.
La seule autorisation qui existe pour la clascotérone est une crème à 1 % (Winlevi), autorisée dans l'Union européenne le 17 octobre 2025 — pour l'acné, et chez l'adolescent de 12 à moins de 18 ans pour l'acné du visage uniquement. Cette autorisation a été précédée d'un refus, le 25 avril 2025 : l'agence européenne a écrit qu'« il existe cependant un risque que le médicament soit absorbé dans le sang et supprime le fonctionnement de trois organes : l'hypothalamus et l'hypophyse dans le cerveau, et les glandes surrénales », suppression qui « pourrait entraîner une altération de la croissance et de la maturation sexuelle ». L'avis est devenu favorable après réexamen le 25 août 2025, assorti de mesures de réduction du risque. Pour le cuir chevelu, la clascotérone n'est autorisée nulle part : ni en France, ni dans l'Union européenne, ni aux États-Unis.
Pourquoi cette question se pose après une greffe
Parce qu'une greffe déplace des cheveux, elle ne soigne pas l'alopécie. Les greffons sont prélevés dans une zone dont les follicules sont peu sensibles aux androgènes, et ils gardent cette propriété une fois réimplantés. Les cheveux qui n'ont pas été greffés, eux, ne changent pas de nature : ils restent soumis au mécanisme qui les miniaturise, et ce mécanisme ne s'arrête pas le jour de l'intervention.
Trois conséquences en découlent, et elles sont mécaniques plutôt que statistiques.
- La chute d'origine continue autour de la zone opérée. Une densité satisfaisante à un an peut s'éroder ensuite, non parce que les greffons tombent, mais parce que les cheveux voisins s'affinent.
- Un déséquilibre visuel peut apparaître avec le temps. Si les cheveux natifs reculent et que la zone greffée reste stable, le contraste entre les deux finit par se voir.
- Une chute transitoire peut survenir dans les semaines qui suivent l'intervention, connue sous le nom de shock loss : elle concerne des cheveux existants et non les greffons. Elle est décrite comme le plus souvent réversible, et nous ne lui associons volontairement aucun pourcentage : les chiffres qui circulent à ce sujet sont rarement rattachables à une source vérifiable.
Un traitement médicamenteux, quand il est indiqué, ne vise donc jamais les greffons : il vise les cheveux d'origine. C'est exactement là que se pose la question de la clascotérone — et exactement là que les données manquent.
Que disent les essais de la clascotérone sur le cuir chevelu ?
Les deux essais de phase 3 sur le cuir chevelu n'ont donné lieu à aucune publication scientifique, ni à aucun dépôt de résultats au registre américain. Ils ont porté sur 1 465 hommes au total — 703 dans l'essai NCT05910450 (« Scalp 1 », achevé le 26 janvier 2026) et 762 dans NCT05914805 (« Scalp 2 », achevé le 16 juillet 2025) — avec une solution à 5 %. Les seuls chiffres publics viennent du communiqué de Cosmo Pharmaceuticals du 3 décembre 2025 : une amélioration relative du comptage de cheveux dans la zone cible, par rapport au véhicule, de 539 % dans un essai et de 168 % dans son jumeau de conception identique. Un écart de 3,2 fois entre deux études censées mesurer la même chose : c'est cet écart qui est l'information, et il montre à quel point un pourcentage relatif est instable quand le groupe témoin bouge peu. Aucune valeur absolue n'a été publiée, et aucun chiffre de densité capillaire en cheveux par centimètre carré n'est disponible pour cette molécule.
Il faut ajouter le point décisif pour cette page : ces essais ont recruté des hommes atteints d'alopécie androgénétique légère à modérée, pas des patients opérés. Aucun essai, à aucune phase, n'a évalué cette molécule après une greffe de cheveux. La question posée ici n'a donc pas seulement une réponse incomplète : elle n'a jamais été posée à un essai clinique.
Pourquoi aucune posologie ni aucun calendrier ne peut être validé
Parce qu'une posologie n'existe qu'à l'intérieur d'une autorisation. C'est l'autorisation de mise sur le marché qui fixe la dose, la fréquence, la durée, la population concernée et la surveillance : sans elle, ces paramètres ne sont pas « à déterminer », ils n'existent pas. Or aucune autorisation n'a été délivrée pour le cuir chevelu, dans aucun pays.
Les calendriers que l'on lit en ligne — commencer au troisième mois, une application par jour, tel volume, tel rappel — ne renvoient à aucune source vérifiable. Ils se recopient d'un site à l'autre et finissent par ressembler à une recommandation parce qu'ils sont répétés, jamais parce qu'ils ont été mesurés. Nous n'en proposons aucun, et nous ne reprenons pas non plus ceux des autres.
Demandez d'où vient chaque nombre : quel essai, quelle publication, quel effectif, quelle durée. Un calendrier d'introduction, un volume quotidien ou un seuil de densité qui ne renvoie à rien n'est pas un protocole : c'est une habitude mise en tableau. Et sur un produit qui n'est autorisé nulle part pour cet usage, il n'existe même pas de notice à laquelle le comparer.
« Topique », est-ce que cela veut dire « sans effet général » ?
L'idée que la clascotérone n'aurait aucun effet général ne tient pas pour la solution capillaire. L'étude de phase 1 du laboratoire lui-même (Täubel et coll., 2021) énonce la différence entre les deux formes : sous forme de crème, la clascotérone est peu absorbée, mais « la formulation en solution mise au point pour le traitement de l'alopécie androgénétique conduit à une concentration systémique mesurable et à une accumulation de l'anti-androgène ». C'est d'ailleurs le risque d'absorption sanguine — et de freinage de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien — qui avait motivé le refus européen du 25 avril 2025, pour une simple crème à 1 % sur le visage. Le laboratoire décrit pour la solution capillaire une absorption « négligeable », sans qu'aucune valeur mesurée ne soit publique.
Ce point mérite d'être souligné après une greffe, parce que l'argument « c'est local, donc sans conséquence » y est particulièrement fréquent. Un produit appliqué sur l'ensemble du cuir chevelu, deux fois par jour, sur des années, n'est pas dans la même situation qu'une crème déposée sur quelques centimètres carrés de visage pendant douze semaines. Le régulateur européen écrit lui-même qu'une exposition plus faible « n'exclut pas entièrement » le risque d'effets généraux.
Ce qui est autorisé et documenté sur ce terrain
Sur le cuir chevelu, le traitement qui dispose à la fois d'une autorisation française et du meilleur classement publié est le minoxidil appliqué localement. La revue systématique avec méta-analyses en réseau de Gupta et coll., dont la recherche documentaire s'arrête au 23 janvier 2026, a retenu vingt-trois études portant sur la variation moyenne de densité capillaire à six mois, en monothérapie chez l'homme : le minoxidil topique à 5 % y est classé le plus efficace parmi les traitements appliqués sur le cuir chevelu. En France, le minoxidil à 5 % est autorisé chez l'homme adulte dans la chute de cheveux modérée liée à l'alopécie androgénétique ; il n'est pas remboursé.
Deux précisions honnêtes accompagnent ce constat. La première : un classement de méta-analyse en réseau compare des traitements entre eux à partir d'études hétérogènes, il ne prédit pas un résultat individuel. La seconde : ce travail porte sur des hommes atteints d'alopécie androgénétique en monothérapie, pas sur des patients greffés — la même limite que pour la clascotérone s'applique, à ceci près que le minoxidil, lui, est un produit autorisé, avec une notice, une dose et des contre-indications écrites.
Quant au finastéride, souvent évoqué dans le même contexte, il est autorisé dans l'Union européenne depuis 1998 « pour le traitement des hommes âgés de 18 à 41 ans présentant une perte de cheveux de type masculin à un stade précoce », abaisse la dihydrotestostérone sérique d'environ 70 %, et porte depuis le réexamen européen conclu le 8 mai 2025 une mention d'idée suicidaire en effet indésirable de fréquence « indéterminée », avec une carte patient obligatoire dans la boîte du dosage à 1 mg. Associer plusieurs molécules après une intervention est une décision médicale : aucune étude publiée n'a évalué une telle association chez des patients greffés, et nous ne proposons aucun schéma de ce type.
| Affirmation | Soutenue par une source ? |
|---|---|
| « Une greffe met les cheveux d'origine à l'abri » | Non — seuls les greffons proviennent d'une zone peu sensible aux androgènes |
| « La clascotérone protège les cheveux natifs après une greffe » | Non établi — aucun essai publié, aucun essai mené chez des patients opérés |
| « Il faut l'introduire au troisième mois » | Non — aucun calendrier ne repose sur des données publiées |
| « La clascotérone est autorisée en Europe » | Oui, pour l'acné — jamais pour le cuir chevelu |
| « Un anti-androgène local n'a aucun effet hormonal général » | Non — la phase 1 du fabricant décrit l'inverse pour la solution capillaire |
| « Le minoxidil local est le traitement du cuir chevelu le mieux classé » | Oui — méta-analyses en réseau de 2026, 23 études, chez l'homme en monothérapie |
| « Le finastéride est un médicament anodin » | Non — idée suicidaire en effet indésirable, carte patient obligatoire depuis 2025 |
| « La clascotérone sera disponible en France en 2027 » | Non — seul fait public : un dépôt américain annoncé pour début 2027 |
À qui revient la décision
À un médecin qui vous examine — dermatologue ou médecin traitant. Renaissance Clinique est une clinique de greffe de cheveux : nous ne prescrivons, ne délivrons, ne stockons et n'administrons aucune de ces molécules, et nous ne demandons aucun examen biologique de suivi. Ce que nous pouvons faire, et que cette page essaie de faire, c'est vous donner de quoi poser les bonnes questions en consultation : ce produit est-il autorisé pour mon cas, ou est-ce un usage hors autorisation ? Sur quelles données repose la dose proposée ? Qu'est-ce qui est mesuré, et à quelle échéance ?
Un dernier point, qui vaut pour toute cette famille de sujets : l'absence de preuve n'est pas une preuve d'inefficacité. Les deux essais de phase 3 existent, ils sont achevés, et leurs résultats finiront vraisemblablement par être publiés — la revue de Shefa et coll. parle de données « émergentes mais encore incomplètes », celle d'Agrawal et coll. rappelle que ce sont les essais en cours qui trancheront. Cette page sera mise à jour lorsqu'ils le seront. En attendant, ce qui est écrit ici est exactement ce qui est vérifiable.
Les traitements médicaux comme ceux-ci ralentissent la chute mais ne restaurent pas les zones dégarnies, et leur effet cesse à l'arrêt. Renaissance Clinique est spécialisée dans la greffe de cheveux (FUE et technique Choi Pen) : un résultat permanent en une seule intervention. Nos chirurgiens évaluent gratuitement votre cas.
Sources et références
- 1Winlevi 2025 — refus initial, puis autorisation européenne de la crème contre l'acnéAutorité
Document de questions-réponses de l'agence européenne (EMA/277213/2025, 26 août 2025, EMEA/H/C/006138), titulaire Cassiopea S.p.A. Refus initial le 25 avril 2025 : le médicament « bloque les récepteurs des androgènes localement dans la peau », mais « il existe cependant un risque que le médicament soit absorbé dans le sang et supprime le fonctionnement de trois organes : l'hypothalamus et l'hypophyse dans le cerveau, et les glandes surrénales », suppression qui « pourrait entraîner une altération de la croissance et de la maturation sexuelle ». Après réexamen le 25 août 2025, avis favorable assorti de mesures de réduction du risque. Autorisation valable dans toute l'Union le 17 octobre 2025. Indication : chez l'adulte, acné vulgaire ; chez l'adolescent de 12 à moins de 18 ans, acné vulgaire du visage. Dossier clinique : deux études principales portant sur 1 440 personnes, crème deux fois par jour pendant 12 semaines.
- 2NCT05910450 — essai de phase 3 « Scalp 1 » (703 hommes)Autorité
Essai de phase 3 de 6 mois, multicentrique, prospectif, randomisé, en double aveugle, contrôlé par véhicule, 703 hommes, 24 centres en Géorgie et aux États-Unis, promoteur Cassiopea SpA. Clascotérone en solution à 5 %. Début 21 juin 2023, achèvement 26 janvier 2026. Statut : achevé, aucun résultat déposé au 19 septembre 2026. Population : hommes atteints d'alopécie androgénétique, aucun patient greffé.
- 3NCT05914805 — essai de phase 3 « Scalp 2 » (762 hommes)Autorité
Essai de phase 3 de 6 mois, multicentrique, prospectif, randomisé, en double aveugle, contrôlé par véhicule, 762 hommes, 27 centres en Allemagne, en Pologne et aux États-Unis, promoteur Cassiopea SpA. Clascotérone en solution à 5 %, six mois en double aveugle puis six mois en simple aveugle. Critères principaux : variation du comptage total de cheveux non duveteux dans la zone, et appréciation par le participant de sa propre couverture capillaire, à 6 mois. Début 17 août 2023, achèvement 16 juillet 2025. Statut : achevé, aucun résultat déposé au 19 septembre 2026.
- 4NCT02279823 — essai de phase 2 contre le minoxidil, achevé en 2016Autorité
Essai de phase 2 multicentrique, randomisé, en triple aveugle, 95 hommes atteints d'alopécie androgénétique, 3 centres aux États-Unis, promoteur Intrepid Therapeutics. Trois bras : cortexolone 17α-propionate en solution à 5 %, minoxidil en solution à 5 % (comparateur actif) et placebo, deux applications par jour pendant 26 semaines. Début octobre 2014, achèvement mai 2016. Statut : achevé, aucun résultat déposé au 19 septembre 2026.
- 5Cosmo 2025 — communiqué annonçant les résultats top-line des deux essais de phase 3
Communiqué d'entreprise du 3 décembre 2025 annonçant les résultats top-line des deux essais de phase 3 Scalp 1 (NCT05910450) et Scalp 2 (NCT05914805), de conception identique, conduits aux États-Unis et en Europe sur 1 465 patients au total. Amélioration relative du comptage de cheveux dans la zone cible par rapport au véhicule : 539 % dans un essai, 168 % dans l'autre. Tolérance décrite comme comparable à celle du véhicule. Source industrielle, non relue par des pairs, sans valeurs absolues publiées : citée ici comme communication d'entreprise, pas comme résultat scientifique.
- 6Cosmo 2026 — communiqué annonçant les données à douze mois
Communiqué d'entreprise du 15 avril 2026 annonçant les données de phase III à 12 mois pour la solution capillaire de clascotérone à 5 % chez l'homme atteint d'alopécie androgénétique légère à modérée. Les participants restés sous traitement continu ont poursuivi leur gain capillaire jusqu'au 12e mois ; ceux passés au véhicule à partir du 7e mois ont vu les gains obtenus se réduire. Absorption générale qualifiée de « négligeable » par l'entreprise, sans aucune valeur mesurée publique. Dépôt américain annoncé pour le début de 2027. Source industrielle, non relue par des pairs.
- 7Täubel 2021 — étude de phase 1 sur la solution capillaire, promue par le laboratoireAutorité
Étude de phase 1 sur 32 volontaires évaluant l'effet du clascotérone sur l'intervalle QTc à doses supra-thérapeutiques. Aucun effet sur l'intervalle QTc dans la gamme de concentrations testée. Constat déterminant pour l'alopécie : sous forme de crème, le clascotérone est peu absorbé, mais « la formulation en solution mise au point pour le traitement de l'alopécie androgénétique conduit à une concentration systémique mesurable et à une accumulation de l'anti-androgène ».
- 8Gupta 2026 — classement indirect des traitements appliqués sur le cuir cheveluAutorité
Revue systématique avec méta-analyses en réseau, recherche arrêtée au 23 janvier 2026, portant sur la variation moyenne de densité capillaire totale à 6 mois en monothérapie chez l'homme : 23 études retenues. Le minoxidil topique à 5 % est classé le plus efficace parmi les traitements appliqués sur le cuir chevelu.
- 9Shefa 2026 — revue du clascotérone : ce qui est établi et ce qui ne l'est pasAutorité
Revue narrative fondée sur une recherche documentaire jusqu'en avril 2026. La crème de clascotérone à 1 % est le premier inhibiteur topique du récepteur androgénique autorisé par l'agence américaine dans l'acné vulgaire à partir de 12 ans, et le premier de sa classe autorisé pour les deux sexes. Les essais de phase 3 et les méta-analyses portent sur l'acné. Concernant le cuir chevelu, les auteurs écrivent que des données « émergentes mais encore incomplètes » suggèrent des applications possibles dans l'alopécie androgénétique.
- 10Agrawal 2026 — l'état du développement au-delà des molécules autoriséesAutorité
Revue ciblée des pharmacothérapies émergentes dans l'alopécie androgénétique, jusqu'en décembre 2025. Directions recensées : antagonistes et dégradeurs topiques du récepteur androgénique (dont le clascotérone), biothérapies visant le récepteur de la prolactine, injectables inducteurs de la phase anagène, agonistes du récepteur bêta de l'hormone thyroïdienne, systèmes de libération prolongée du minoxidil. Les auteurs soulignent que les essais en cours et à venir détermineront le rôle définitif de ces approches.
- 11EMEA/H/A-31/1539 — rapport européen sur le finastéride et le dutastéride, 8 mai 2025Autorité
Rapport d'évaluation du comité de pharmacovigilance (EMA/225542/2025), saisine déclenchée le 13 septembre 2024 par l'agence française. Finastéride 1 mg autorisé dans l'Union depuis 1998 « pour le traitement des hommes âgés de 18 à 41 ans présentant une perte de cheveux de type masculin à un stade précoce ». Le finastéride abaisse la dihydrotestostérone sérique d'environ 70 %. Décisions : lien de causalité confirmé entre finastéride oral et idée suicidaire, ajoutée en effet indésirable de fréquence « indéterminée » ; carte patient obligatoire dans la boîte du 1 mg.
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Questions fréquentes
Quand peut-on commencer la clascotérone après une greffe de cheveux ?
Aucune date ne peut être donnée, parce qu'aucune n'a été établie. Le produit n'est autorisé nulle part pour le cuir chevelu : il n'existe donc ni notice, ni dose, ni délai d'introduction opposables. Aucun essai n'a par ailleurs porté sur des patients greffés, à aucune phase du développement. Les calendriers que l'on trouve en ligne — « à partir du troisième mois », telle quantité par jour — ne renvoient à aucune source vérifiable. La seule réponse honnête est : cette question relève d'un médecin, et aujourd'hui aucun document public ne lui permettrait d'appuyer un calendrier sur des données.
La clascotérone protège-t-elle les cheveux greffés ?
La question porte en réalité sur les cheveux d'origine, pas sur les greffons. Les follicules prélevés le sont dans une zone peu sensible aux androgènes et gardent cette propriété après réimplantation ; ce sont les cheveux voisins, non greffés, qui restent exposés à la miniaturisation. Savoir si la clascotérone les protège serait donc la bonne question — mais aucune donnée publiée ne permet d'y répondre : les deux essais de phase 3 sont achevés sans publication ni dépôt de résultats, et aucun n'a inclus de patients opérés.
Les essais de phase 3 ont-ils inclus des patients greffés ?
Non. Les deux essais, de conception identique, ont recruté des hommes atteints d'alopécie androgénétique légère à modérée : 703 dans NCT05910450 et 762 dans NCT05914805, soit 1 465 hommes, avec une solution à 5 %, six mois contre véhicule puis six mois. Ils sont achevés — le 16 juillet 2025 et le 26 janvier 2026 — et n'ont donné lieu à aucune publication relue par des pairs ni à aucun dépôt de résultats au registre américain. Les seuls chiffres publics sont deux pourcentages relatifs annoncés par communiqué d'entreprise : 539 % dans un essai, 168 % dans l'autre.
Qu'est-ce qui est autorisé et documenté pour les cheveux natifs après une greffe ?
Le minoxidil appliqué sur le cuir chevelu est autorisé en France chez l'homme adulte dans la chute de cheveux modérée liée à l'alopécie androgénétique, et il n'est pas remboursé. Dans la revue systématique avec méta-analyses en réseau de Gupta et coll., arrêtée au 23 janvier 2026 et portant sur 23 études, le minoxidil topique à 5 % est classé le plus efficace parmi les traitements appliqués sur le cuir chevelu, sur la variation de densité à six mois en monothérapie chez l'homme. Deux limites : ce travail ne porte pas sur des patients greffés, et un classement de méta-analyse ne prédit pas un résultat individuel. L'indication vous concernant relève d'un médecin.
Un traitement appliqué localement est-il sans effet sur le reste du corps ?
Non. Pour la clascotérone, l'étude de phase 1 conduite pour le laboratoire écrit noir sur blanc que, si la crème est peu absorbée, « la formulation en solution mise au point pour le traitement de l'alopécie androgénétique conduit à une concentration systémique mesurable et à une accumulation de l'anti-androgène ». C'est précisément ce risque de passage dans le sang, et de freinage de l'hypothalamus, de l'hypophyse et des glandes surrénales, qui avait motivé le refus européen du 25 avril 2025 — pour une crème à 1 % appliquée sur le visage. Un produit étalé sur tout le cuir chevelu, deux fois par jour, pendant des années, n'est pas dans une situation plus favorable.
Renaissance Clinique fournit-elle un protocole médicamenteux après la greffe ?
Non. Nous sommes une clinique de greffe de cheveux : nous ne prescrivons, ne délivrons, ne stockons et n'administrons aucune de ces molécules, nous ne fixons aucune posologie et nous ne demandons aucun examen biologique de suivi. Nos consignes post-opératoires portent sur les soins de la zone opérée, pas sur un traitement de fond. Un traitement médicamenteux destiné aux cheveux d'origine relève d'un médecin qui vous examine, et cette page est là pour vous aider à lui poser des questions précises.
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