Greffe de Cheveux
Guide complet

Clascotérone : où en est ce traitement de la calvitie ?

Autorisé pour l'acné, nulle part pour le cuir chevelu : ce que disent les documents publics sur des essais de phase 3 non publiés et sur les chiffres annoncés par l'industriel.

24 min de lecture
4 258 mots
Partager:
Responsable éditorial : Kaan · Fondateur, Renaissance Clinique — non médecin
Mis à jour le
Tube de solution topique et modèle moléculaire 3D sur paillasse de laboratoire

Cliquez pour voir les sections de l'article

Responsabilité éditoriale
Fondateur, Renaissance Clinique — non médecin
12 sources citées · Mise à jour : 26 septembre 2026

📍 Version Suisse — informations localisées

Devise CHF (CHF) · Vol depuis Genève-Cointrin : 2h45 (Genève GVA) · Urgences locales 144 (ambulance) ou 112 · Couverture LAMal (assurance de base)

Cette page est un contenu d'information : elle ne recommande aucun traitement médicamenteux et ne remplace pas une consultation. Elle répond à trois questions que le web francophone traite le plus souvent de travers : qu'est-ce que le clascotérone, où en est-il réellement, et que valent les chiffres d'efficacité que l'on lit partout ? Chaque affirmation qui suit renvoie à un document consultable : documents de l'agence européenne du médicament, fiches publiques du registre américain des essais cliniques, communiqués datés de l'industriel, articles indexés dans les bases bibliographiques médicales.

Une précision avant de commencer. Renaissance Clinique est une clinique de greffe de cheveux : elle ne prescrit pas, ne délivre pas, ne stocke pas et n'administre pas cette molécule. Vous ne trouverez donc ici ni posologie, ni protocole, ni recommandation personnelle. Pour un produit qui n'est autorisé nulle part dans cette indication, aucune de ces trois choses ne pourrait d'ailleurs être écrite honnêtement.

Statut réglementaire exact

La seule autorisation qui existe pour le clascotérone est une crème à 1 % (Winlevi), autorisée dans l'Union européenne le 17 octobre 2025 — pour l'acné, et chez l'adolescent de 12 à moins de 18 ans pour l'acné du visage uniquement. Cette autorisation a été précédée d'un refus, le 25 avril 2025 : l'agence européenne a écrit qu'« il existe cependant un risque que le médicament soit absorbé dans le sang et supprime le fonctionnement de trois organes : l'hypothalamus et l'hypophyse dans le cerveau, et les glandes surrénales », suppression qui « pourrait entraîner une altération de la croissance et de la maturation sexuelle ». L'avis est devenu favorable après réexamen le 25 août 2025, assorti de mesures de réduction du risque. Pour le cuir chevelu, le clascotérone n'est autorisé nulle part : ni en France, ni dans l'Union européenne, ni aux États-Unis.

Qu'est-ce que le clascotérone ?

Le clascotérone est une molécule dont la dénomination commune internationale est clascoterone, connue pendant son développement sous le code CB-03-01 et sous son nom chimique, cortexolone 17α-propionate. Elle appartient à une classe nouvelle en dermatologie : les inhibiteurs du récepteur aux androgènes appliqués sur la peau. La revue narrative de Shefa et coll., parue en 2026, la décrit comme le premier inhibiteur topique du récepteur androgénique autorisé par l'agence américaine dans l'acné vulgaire à partir de 12 ans, et le premier de sa classe autorisé pour les deux sexes.

Ce point de vocabulaire est à l'origine de presque toutes les confusions rencontrées en ligne : une même molécule donne lieu à deux produits différents, avec deux formes, deux concentrations, deux indications et deux statuts réglementaires. Les confondre revient à prêter à un produit non autorisé la légitimité d'un produit autorisé — c'est, très exactement, ce que fait la phrase « le clascotérone est autorisé en Europe » lorsqu'elle est employée dans un article sur la calvitie.

Une molécule, deux produits, deux dossiers
  Crème à 1 % Solution capillaire à 5 %
Nom Winlevi Désignée « Breezula » dans la communication de l'industriel
Zone d'application Peau atteinte d'acné Cuir chevelu — zone cible des essais
Indication Acné vulgaire chez l'adulte ; chez l'adolescent de 12 à moins de 18 ans, acné du visage uniquement Alopécie androgénétique masculine — en développement
Statut européen Autorisée dans l'Union le 17 octobre 2025, après un refus le 25 avril 2025 Aucune autorisation, dans aucun pays
Dossier clinique public Deux études principales, 1 440 personnes, deux applications par jour pendant 12 semaines Deux essais de phase 3, 1 465 hommes, aucun résultat publié ni déposé
Document de questions-réponses de l'agence européenne (EMA/277213/2025, 26 août 2025, procédure EMEA/H/C/006138, titulaire Cassiopea S.p.A.) et fiches publiques du registre américain des essais cliniques, consultées le 19 septembre 2026.

Comment agit-il sur le follicule ?

Dans l'alopécie androgénétique, la dihydrotestostérone se lie aux récepteurs aux androgènes portés par les cellules de la papille dermique, à la base du follicule. Cette liaison enclenche la miniaturisation : à chaque cycle, le cheveu repousse plus fin, plus court, moins pigmenté, jusqu'à ne plus émerger du tout. Deux stratégies très différentes existent pour interrompre cette chaîne.

La première consiste à réduire la quantité d'hormone disponible dans l'organisme. C'est celle du finastéride, qui inhibe l'enzyme convertissant la testostérone en dihydrotestostérone : le rapport d'évaluation européen du 8 mai 2025 chiffre cette baisse à environ 70 % de la dihydrotestostérone sérique. La seconde consiste à occuper le récepteur là où il se trouve, sans toucher aux taux circulants. C'est celle revendiquée pour le clascotérone.

Sur le papier, la seconde approche est séduisante : si la molécule n'agissait strictement que là où elle est déposée, la question de l'effet hormonal général disparaîtrait de l'équation. Deux réserves doivent accompagner cette lecture, et elles structurent le reste de cette page. D'abord, un mécanisme plausible n'est pas un résultat : savoir combien de cheveux cette action préserve reste une question ouverte tant que les chiffres ne sont pas publiés. Ensuite, la promesse d'une action purement locale ne tient pas telle quelle pour la solution capillaire — et c'est le laboratoire lui-même qui l'écrit.

Schéma du mécanisme d'action revendiqué pour le clascotérone : blocage de la liaison de la DHT au récepteur androgénique
Schéma du mécanisme revendiqué. Il illustre l’intention pharmacologique de la molécule, et non un résultat mesuré : aucune valeur d’efficacité n’a été publiée pour la solution capillaire.

Pourquoi l'autorisation européenne a-t-elle d'abord été refusée ?

C'est l'épisode le plus instructif du dossier, et le plus systématiquement absent des pages qui présentent la molécule comme dénuée de risque. Le 25 avril 2025, l'agence européenne du médicament a recommandé de ne pas accorder l'autorisation demandée pour la crème à 1 % contre l'acné. Le motif, publié dans son document de questions-réponses, mérite d'être lu lentement, car il porte précisément sur le point que le marketing de cette classe de produits présente comme acquis.

Le motif du refus, tel que l'agence européenne l'a récapitulé

Le médicament « bloque les récepteurs des androgènes localement dans la peau », mais « il existe cependant un risque que le médicament soit absorbé dans le sang et supprime le fonctionnement de trois organes : l'hypothalamus et l'hypophyse dans le cerveau, et les glandes surrénales », suppression qui « pourrait entraîner une altération de la croissance et de la maturation sexuelle, ce qui constitue une préoccupation majeure chez l'adolescent ».

Le dossier a été réexaminé. Le 25 août 2025, l'avis est devenu favorable, et l'autorisation européenne a suivi le 17 octobre 2025 — mais assortie de mesures explicitement destinées à contenir ce risque. Ces mesures sont une information en elles-mêmes : un régulateur ne les impose pas à un produit dont il considère l'absorption comme nulle.

Les mesures qui accompagnent l'autorisation de la crème à 1 %
Décidées après le réexamen du 25 août 2025
Dose limitée
La dose autorisée est limitée : c'est la première des mesures retenues par l'agence.
Traitement surveillé
Le traitement fait l'objet d'une surveillance, et non d'un simple renouvellement automatique.
Matériel éducatif
Du matériel éducatif accompagne la mise sur le marché.
Adolescent : visage seulement
De 12 à moins de 18 ans, l'usage est restreint à l'acné du visage — donc à une surface réduite.
Prescripteurs expérimentés
La prescription est réservée aux médecins expérimentés.
Document de questions-réponses de l'agence européenne du médicament, EMA/277213/2025, 26 août 2025.

Gardons ces proportions à l'esprit pour la suite : le produit qui a suscité cette prudence est une crème à 1 % appliquée sur un visage. Le produit développé pour la calvitie est une solution à 5 % appliquée sur le cuir chevelu.

Recherche documentaire sur un écran de bibliothèque, la zone de résultats restant vide

Où en sont réellement les essais sur le cuir chevelu ?

Trois essais sur le cuir chevelu figurent au registre américain des essais cliniques, et leurs fiches sont publiques : n'importe qui peut vérifier ce qui suit en quelques minutes. Le constat est constant sur dix ans de développement : aucun de ces trois essais n'a déposé ses résultats au registre américain, et aucun n'a donné lieu à une publication relue par des pairs.

Les trois essais du clascotérone sur le cuir chevelu, au 19 septembre 2026
Essai Phase, effectif, centres Comparateur Période Résultats déposés
NCT02279823 Phase 2, triple aveugle, 95 hommes, 3 centres aux États-Unis Minoxidil 5 % et placebo Octobre 2014 → mai 2016 Non
NCT05910450 (« Scalp 1 ») Phase 3, double aveugle, 703 hommes, 24 centres (Géorgie, États-Unis) Véhicule 21 juin 2023 → 26 janvier 2026 Non
NCT05914805 (« Scalp 2 ») Phase 3, double aveugle, 762 hommes, 27 centres (Allemagne, Pologne, États-Unis) Véhicule 17 août 2023 → 16 juillet 2025 Non
Fiches publiques du registre américain des essais cliniques, consultées le 19 septembre 2026. Les deux essais de phase 3, de conception identique, évaluent une solution à 5 % — six mois en double aveugle contre véhicule, puis six mois. Promoteur : Cassiopea SpA.

Deux détails de cette table méritent d'être soulignés. Le premier concerne l'essai de phase 2 : c'est le seul qui ait jamais comparé le clascotérone à un traitement actif, en l'occurrence le minoxidil à 5 %, avec en plus un bras placebo. Il s'est achevé en mai 2016. Dix ans plus tard, ses résultats ne sont ni déposés ni publiés. Toute phrase de la forme « le clascotérone fait mieux que le minoxidil » ne s'appuie donc sur rien de public.

Le second concerne les critères de jugement des deux essais de phase 3, qui sont parfaitement raisonnables : la variation du comptage total de cheveux non duveteux dans la zone cible, et l'appréciation par le participant de sa propre couverture capillaire, à six mois. Ce sont exactement les mesures dont les valeurs manquent aujourd'hui.

Que valent les chiffres d'efficacité que l'on lit partout ?

Les deux essais de phase 3 sur le cuir chevelu n'ont donné lieu à aucune publication scientifique, ni à aucun dépôt de résultats au registre américain. Ils ont porté sur 1 465 hommes au total — 703 dans l'essai NCT05910450 (« Scalp 1 », achevé le 26 janvier 2026) et 762 dans NCT05914805 (« Scalp 2 », achevé le 16 juillet 2025) — avec une solution à 5 %. Les seuls chiffres publics viennent du communiqué de Cosmo Pharmaceuticals du 3 décembre 2025 : une amélioration relative du comptage de cheveux dans la zone cible, par rapport au véhicule, de 539 % dans un essai et de 168 % dans son jumeau de conception identique. Un écart de 3,2 fois entre deux études censées mesurer la même chose : c'est cet écart qui est l'information, et il montre à quel point un pourcentage relatif est instable quand le groupe témoin bouge peu. Aucune valeur absolue n'a été publiée, et aucun chiffre de densité capillaire en cheveux par centimètre carré n'est disponible pour cette molécule.

539 %
amélioration relative annoncée dans l'un des deux essais
Communiqué de l'industriel, 3 décembre 2025
168 %
dans l'autre, de conception identique
Communiqué de l'industriel, 3 décembre 2025
3,2×
écart entre deux essais censés mesurer la même chose
Rapport des deux chiffres annoncés
0
publication relue par des pairs, et aucun résultat déposé au registre
Vérification au 19 septembre 2026

Un pourcentage relatif se calcule par rapport au groupe témoin, et il devient d'autant plus instable que ce groupe bouge peu : si le véhicule n'apporte presque aucun cheveu, un écart minime au dénominateur déplace le résultat de plusieurs centaines de points. Nous ne pouvons pas vérifier que c'est le cas ici — les valeurs par bras ne sont pas publiées — mais la comparaison des deux essais suffit à établir le point : même molécule, même dose, même durée, même protocole, et un chiffre qui varie d'un facteur 3,2.

Cela ne signifie pas que le produit est inefficace : une absence de données publiées n'est pas une preuve d'absence d'effet. Cela signifie qu'on ne peut rien conclure de la taille de l'effet tant que les chiffres absolus ne sont pas publiés : combien de cheveux par centimètre carré, au départ et à l'arrivée, dans chaque bras. Ces valeurs existent ; elles ne sont pas publiques.

Un second communiqué, daté du 15 avril 2026, a depuis annoncé les données à douze mois. Il apporte un élément qui vaut pour tous les traitements médicaux de la calvitie : les participants restés sous traitement continu ont poursuivi leur gain capillaire jusqu'au douzième mois, tandis que ceux basculés sur le véhicule à partir du septième mois ont vu les gains obtenus se réduire. C'est, à l'intérieur même de l'essai, un élément en faveur du caractère suspensif de ce type de traitement. Là encore : aucune valeur absolue.

Trois questions à poser devant n'importe quel chiffre d'efficacité
Applicables à cette molécule comme à toutes les autres
Relatif ou absolu ?
« +539 % » est un rapport au groupe témoin. « Tant de cheveux de plus par centimètre carré » est une quantité. Les deux peuvent décrire le même essai sans raconter la même histoire.
Le chiffre a-t-il un jumeau ?
Ici, oui : un second essai de conception identique a produit 168 %. Quand un résultat varie d'un facteur 3,2 d'un essai à l'autre, il ne peut pas servir à estimer l'ampleur d'un effet.
Qui l'a publié, et où le vérifier ?
Un communiqué d'entreprise n'est ni une publication relue par des pairs, ni un dépôt de résultats au registre. Ce n'est pas un mensonge : c'est une étape antérieure, et elle doit être nommée comme telle.
Grille de lecture construite à partir des deux communiqués de l'industriel et des fiches du registre américain des essais cliniques.

« Topique » veut-il dire « sans effet général » ?

L'idée que le clascotérone n'aurait aucun effet général ne tient pas pour la solution capillaire. L'étude de phase 1 du laboratoire lui-même (Täubel et coll., 2021) énonce la différence entre les deux formes : sous forme de crème, le clascotérone est peu absorbé, mais « la formulation en solution mise au point pour le traitement de l'alopécie androgénétique conduit à une concentration systémique mesurable et à une accumulation de l'anti-androgène ». C'est d'ailleurs le risque d'absorption sanguine — et de freinage de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien — qui avait motivé le refus européen du 25 avril 2025, pour une simple crème à 1 % sur le visage. Le laboratoire décrit pour la solution capillaire une absorption « négligeable », sans qu'aucune valeur mesurée ne soit publique.

Trois précisions rendent ce constat utilisable. La première : cette phrase situe l'état des connaissances en introduction d'un article dont l'objet était l'électrocardiogramme — l'étude portait sur trente-deux volontaires et n'a trouvé aucun effet sur l'intervalle QTc dans la gamme de concentrations testée. La deuxième : la solution qui y était testée était plus concentrée que celle des essais de phase 3, et administrée à des doses supra-thérapeutiques. La troisième, et la plus importante pour un lecteur : le régulateur européen écrit lui-même qu'une exposition plus faible « n'exclut pas entièrement » le risque d'effets généraux.

Le test à appliquer quand on lit « topique, donc sans risque »

Demandez sur quelle surface, à quelle concentration et à quelle fréquence le produit s'applique — puis comparez avec la forme dont on vous cite les données de sécurité. Un cuir chevelu n'est pas un visage, et une solution à 5 % n'est pas une crème à 1 %. C'est le raisonnement que le régulateur européen a tenu pour refuser, puis pour encadrer.

Salle de congrès qui se vide après une présentation, l'écran de projection encore allumé

Que sait-on de la tolérance ?

Il faut ici distinguer, une fois encore, les deux produits. Pour la crème à 1 % contre l'acné, il existe un dossier clinique : deux études principales portant sur 1 440 personnes, crème deux fois par jour pendant douze semaines, évaluées par un régulateur qui a publié son analyse. Ce dossier a conduit à une autorisation encadrée, ce qui est le signe d'un rapport bénéfice-risque jugé acceptable pour cette indication, à cette dose, sur cette surface.

Pour la solution capillaire à 5 %, la situation est différente : la seule information publique sur la tolérance est une phrase de communiqué décrivant une tolérance comparable à celle du véhicule, complétée en avril 2026 par une absorption générale qualifiée de « négligeable » par l'entreprise. Ces deux affirmations sont peut-être exactes. Elles ne sont simplement, à ce jour, adossées à aucune donnée consultable : ni tableau d'effets indésirables, ni dosages sanguins publiés, ni publication relue par des pairs.

Si vous lisez un pourcentage d'effets secondaires pour la solution capillaire

Demandez sa source, et suivez-la jusqu'au document d'origine. Aucun tableau de tolérance de la solution à 5 % sur le cuir chevelu n'a été publié à ce jour. Un chiffre présenté comme issu d'un essai de phase 3 avec une référence à un article scientifique renvoie donc, aujourd'hui, à un article qui n'existe pas — c'était le cas de la version précédente de cette page, et c'est pourquoi elle a été entièrement réécrite.

Clascotérone, finastéride, minoxidil : ce qui est comparable

La comparaison la plus honnête n'oppose pas trois efficacités, puisque l'une des trois n'est pas mesurable publiquement. Elle compare trois niveaux de preuve et trois statuts. C'est une information plus utile qu'un classement, et elle est vérifiable ligne par ligne.

Trois molécules, trois niveaux de preuve publique
Critère Clascotérone (solution 5 %) Finastéride 1 mg Minoxidil 5 %
Point d'action Récepteur aux androgènes, sur le lieu d'application Enzyme de conversion de la testostérone, dans tout l'organisme Cycle du cheveu, hors voie androgénique
Voie Application locale Comprimé Application locale
Autorisé pour le cuir chevelu ? Non — nulle part Oui, dans l'Union depuis 1998, chez l'homme de 18 à 41 ans Oui, en France, chez l'homme adulte
Effet hormonal général mesuré Concentration systémique mesurable décrite pour la solution ; aucune valeur publiée Baisse de la dihydrotestostérone sérique d'environ 70 % Sans objet : molécule non anti-androgénique
Niveau de preuve public Deux communiqués d'entreprise, aucune publication Essai pivot publié, et réévaluation européenne complète en 2025 Essais publiés et repris en méta-analyses
Point de vigilance documenté Risque d'absorption générale relevé par le régulateur pour une dose et une surface bien plus faibles Idée suicidaire retenue comme effet indésirable de fréquence indéterminée ; carte patient obligatoire Non remboursé en France
Femme en âge de procréer Aucun essai de phase 3 publié chez la femme pour le cuir chevelu Contre-indiqué sans contraception ; indication limitée à l'homme La concentration à 5 % est réservée à l'homme
Rapport d'évaluation européen EMEA/H/A-31/1539 du 8 mai 2025 pour le finastéride, documents de l'agence européenne pour le clascotérone, fiches du registre américain des essais cliniques.

Un point de repère complète cette table. La revue systématique avec méta-analyses en réseau de Gupta et coll., dont la recherche documentaire s'arrête au 23 janvier 2026, a classé les traitements appliqués sur le cuir chevelu selon la variation moyenne de densité capillaire à six mois en monothérapie chez l'homme, sur 23 études retenues : c'est le minoxidil topique à 5 % qui y figure comme le plus efficace. Le clascotérone, faute de résultats publiés, ne peut pas être situé dans ce type de classement — non parce qu'il y serait mauvais, mais parce qu'un classement se construit avec des chiffres disponibles.

Et après une greffe de cheveux ?

C'est la question qui amène le plus de lecteurs sur cette page, et la réponse honnête tient en une phrase : aucune donnée publiée ne documente l'usage du clascotérone après une greffe de cheveux. Aucun des trois essais recensés plus haut n'a porté sur des patients opérés, et le produit n'est autorisé pour le cuir chevelu dans aucun pays. Il n'existe donc ni protocole validé, ni calendrier d'introduction, ni durée recommandée — et personne ne peut honnêtement en publier un.

Ce qui est établi, en revanche, c'est le problème auquel cette question tente de répondre, et il est réel. Une greffe redéploie des follicules prélevés dans une zone qui résiste à l'hormone ; elle ne protège en rien les cheveux d'origine qui n'ont pas été greffés. L'alopécie peut donc continuer à progresser autour de la zone opérée, ce qui explique l'intérêt pour un traitement d'entretien. Mais l'existence d'un besoin ne crée pas la preuve d'une solution.

Ce que nous faisons, et ce que nous ne faisons pas

Renaissance Clinique est une clinique de greffe de cheveux : nous ne prescrivons, ne délivrons, ne stockons et n'administrons aucun traitement médicamenteux de la calvitie, et nous n'émettons aucun avis sur celui qui vous conviendrait. Cette page est un contenu d'information construit à partir de documents publics. Pour un traitement médicamenteux — avant comme après une intervention —, l'interlocuteur est un médecin qui vous examine et qui connaît votre dossier.

Et chez la femme ?

Deux faits doivent être tenus ensemble, et ils sont souvent mélangés. Le premier : la crème à 1 % est, selon la revue de Shefa et coll. (2026), le premier produit de sa classe autorisé pour les deux sexes — mais c'est une autorisation dans l'acné. Le second : pour le cuir chevelu, les deux essais de phase 3 n'ont inclus que des hommes, 703 dans l'un et 762 dans l'autre. Il n'existe à ce jour aucun essai de phase 3 publié chez la femme pour cette indication.

L'intérêt porté à cette molécule dans la chute de cheveux féminine s'explique pourtant sans difficulté : le finastéride, principal traitement hormonal de l'alopécie androgénétique, a une autorisation européenne qui vise « les hommes âgés de 18 à 41 ans », et il est contre-indiqué chez la femme enceinte ou en âge de procréer sans contraception. L'espace thérapeutique est donc réel. Il n'est simplement pas encore comblé par des données.

Colis postal ouvert sur une table de cuisine, à côté d'un flacon compte-gouttes sans étiquette

Peut-on s'en procurer en France, et à quel prix ?

Pour le cuir chevelu, non : un produit qui n'a d'autorisation dans aucun pays n'a pas de marché légal dans cette indication, donc pas de prix de référence, pas de prise en charge, et pas de posologie validée. C'est une conséquence directe du statut réglementaire, pas une opinion. Les offres que l'on rencontre en ligne se situent, par construction, en dehors de tout cadre d'autorisation, et aucune vérification d'identité, de dosage ou de pureté ne peut y être opposée.

Ce que l'on peut dire du calendrier est également limité, et il vaut mieux l'énoncer précisément que de le deviner. Le communiqué du 15 avril 2026 annonce un dépôt de dossier américain pour le début de 2027. C'est une annonce d'entreprise : elle indique une intention, pas une date d'autorisation. Aucune date d'autorisation européenne ou française n'est publique, et un dépôt de dossier n'en garantit ni l'obtention, ni le délai — le refus européen d'avril 2025 sur la crème contre l'acné, avant réexamen, en est une illustration récente.

La revue d'Agrawal et coll. (2026), consacrée aux pharmacothérapies émergentes de l'alopécie androgénétique, situe le clascotérone dans un ensemble plus large de pistes en développement — antagonistes et dégradeurs topiques du récepteur androgénique, biothérapies visant le récepteur de la prolactine, injectables inducteurs de la phase anagène, agonistes du récepteur bêta de l'hormone thyroïdienne, systèmes de libération prolongée du minoxidil. Ses auteurs concluent, sobrement, que ce sont les essais en cours et à venir qui détermineront le rôle définitif de ces approches. C'est la formule exacte qui convient à l'état actuel du dossier.

Que retenir ?

Cette page n'accuse personne et ne recommande rien. Elle met côte à côte des documents publics et pose, devant chaque affirmation que l'on lit couramment sur cette molécule, une question unique : qu'est-ce qui la soutient ?

Ce que les documents publics permettent — et ne permettent pas — d'affirmer
Affirmation couranteSoutenue par une source ?
« Le clascotérone est autorisé en Europe »Oui, pour l'acné — une crème à 1 %, jamais pour le cuir chevelu
« C'est un traitement de la calvitie disponible »Non — aucune autorisation, dans aucun pays
« Il améliore la repousse de 539 % »Trompeur — pourcentage relatif issu d'un communiqué ; l'essai jumeau, identique, annonce 168 %
« Des chiffres de densité en cheveux par centimètre carré existent »Non — aucune valeur absolue n'a été publiée pour cette molécule
« Un traitement local n'a aucun effet général »Non — la solution capillaire conduit à une concentration systémique mesurable, selon la phase 1 du laboratoire
« Il fait mieux que le minoxidil »Non établi — le seul essai les comparant s'est achevé en 2016 sans jamais publier ses résultats
« Les essais de phase 3 ont inclus des femmes »Non — 703 hommes dans l'un, 762 hommes dans l'autre
« Une autorisation française est attendue pour 2027 »Non — aucune date n'est publique ; seul un dépôt américain est annoncé pour le début de 2027
« Il existe un protocole validé après une greffe »Non — aucune donnée publiée ne documente cet usage
« Un traitement médical peut remplacer une greffe »Non — aucune de ces molécules ne recrée un follicule disparu
Synthèse des sources listées en bas de page, toutes vérifiées à leur référence d'origine le 19 septembre 2026.

Reste une dernière remarque, qui vaut au-delà de ce dossier. Une molécule dont les essais ne sont pas publiés n'est pas une molécule disqualifiée : c'est une molécule dont on ne peut pas encore parler en chiffres. La distinction est simple à tenir, et elle est la seule qui protège un lecteur — autant de l'enthousiasme prématuré que du rejet injustifié. Le jour où les données absolues des deux essais de phase 3 seront publiées, cette page sera mise à jour avec elles.

💡 Une solution définitive existe

Les traitements médicaux, lorsqu'ils agissent, ralentissent la chute mais ne restaurent pas les zones dégarnies, et leur effet cesse à l'arrêt. Renaissance Clinique est spécialisée dans la greffe de cheveux (FUE et technique Choi Pen) : un résultat permanent en une seule intervention. Nos chirurgiens évaluent gratuitement votre cas.

Sources et références

  1. 1
    Winlevi 2025 — refus initial, puis autorisation européenne de la crème contre l'acnéAutorité

    Document de questions-réponses de l'agence européenne (EMA/277213/2025, 26 août 2025, EMEA/H/C/006138), titulaire Cassiopea S.p.A. Refus initial le 25 avril 2025 : le médicament « bloque les récepteurs des androgènes localement dans la peau », mais « il existe cependant un risque que le médicament soit absorbé dans le sang et supprime le fonctionnement de trois organes : l'hypothalamus et l'hypophyse dans le cerveau, et les glandes surrénales », suppression qui « pourrait entraîner une altération de la croissance et de la maturation sexuelle ». Après réexamen le 25 août 2025, avis favorable assorti de mesures de réduction du risque. Autorisation valable dans toute l'Union le 17 octobre 2025. Indication : chez l'adulte, acné vulgaire ; chez l'adolescent de 12 à moins de 18 ans, acné vulgaire du visage. Dossier clinique : deux études principales portant sur 1 440 personnes, crème deux fois par jour pendant 12 semaines.

  2. 2
    Cosmo 2025 — communiqué annonçant les résultats top-line des deux essais de phase 3

    Communiqué d'entreprise du 3 décembre 2025 annonçant les résultats top-line des deux essais de phase 3 Scalp 1 (NCT05910450) et Scalp 2 (NCT05914805), de conception identique, conduits aux États-Unis et en Europe sur 1 465 patients au total. Amélioration relative du comptage de cheveux dans la zone cible par rapport au véhicule : 539 % dans un essai, 168 % dans l'autre. Tolérance décrite comme comparable à celle du véhicule. Source industrielle, non relue par des pairs, sans valeurs absolues publiées : citée ici comme communication d'entreprise, pas comme résultat scientifique.

  3. 3
    Cosmo 2026 — communiqué annonçant les données à douze mois

    Communiqué d'entreprise du 15 avril 2026 annonçant les données de phase III à 12 mois pour la solution capillaire de clascotérone à 5 % chez l'homme atteint d'alopécie androgénétique légère à modérée. Les participants restés sous traitement continu ont poursuivi leur gain capillaire jusqu'au 12e mois ; ceux passés au véhicule à partir du 7e mois ont vu les gains obtenus se réduire. Absorption générale qualifiée de « négligeable » par l'entreprise, sans aucune valeur mesurée publique. Dépôt américain annoncé pour le début de 2027. Source industrielle, non relue par des pairs.

  4. 4
    Täubel 2021 — étude de phase 1 sur la solution capillaire, promue par le laboratoireAutorité

    Étude de phase 1 sur 32 volontaires évaluant l'effet du clascotérone sur l'intervalle QTc à doses supra-thérapeutiques (225 mg appliqués sous forme de solution, à une concentration supérieure à celle retenue pour les essais de phase 3). Aucun effet sur l'intervalle QTc dans la gamme de concentrations testée. Constat déterminant pour l'alopécie : sous forme de crème, le clascotérone est peu absorbé, mais « la formulation en solution mise au point pour le traitement de l'alopécie androgénétique conduit à une concentration systémique mesurable et à une accumulation de l'anti-androgène ».

  5. 5
    NCT05910450 — essai de phase 3 « Scalp 1 » (703 hommes)Autorité

    Essai de phase 3 de 6 mois, multicentrique, prospectif, randomisé, en double aveugle, contrôlé par véhicule, 703 hommes, 24 centres en Géorgie et aux États-Unis, promoteur Cassiopea SpA. Clascotérone en solution à 5 %. Début 21 juin 2023, achèvement 26 janvier 2026. Statut : achevé, aucun résultat déposé au 19 septembre 2026.

  6. 6
    NCT05914805 — essai de phase 3 « Scalp 2 » (762 hommes)Autorité

    Essai de phase 3 de 6 mois, multicentrique, prospectif, randomisé, en double aveugle, contrôlé par véhicule, 762 hommes, 27 centres en Allemagne, en Pologne et aux États-Unis, promoteur Cassiopea SpA. Clascotérone en solution à 5 %, six mois en double aveugle puis six mois en simple aveugle. Critères principaux : variation du comptage total de cheveux non duveteux dans la zone, et appréciation par le participant de sa propre couverture capillaire, à 6 mois. Début 17 août 2023, achèvement 16 juillet 2025. Statut : achevé, aucun résultat déposé au 19 septembre 2026.

  7. 7
    NCT02279823 — essai de phase 2 contre le minoxidil, achevé en 2016Autorité

    Essai de phase 2 multicentrique, randomisé, en triple aveugle, 95 hommes atteints d'alopécie androgénétique, 3 centres aux États-Unis, promoteur Intrepid Therapeutics. Trois bras : cortexolone 17α-propionate en solution à 5 %, minoxidil en solution à 5 % (comparateur actif) et placebo, deux applications par jour pendant 26 semaines. Début octobre 2014, achèvement mai 2016. Statut : achevé, aucun résultat déposé au 19 septembre 2026.

  8. 8
    Shefa 2026 — revue du clascotérone : ce qui est établi et ce qui ne l'est pasAutorité

    Revue narrative fondée sur une recherche documentaire jusqu'en avril 2026. La crème de clascotérone à 1 % est le premier inhibiteur topique du récepteur androgénique autorisé par l'agence américaine dans l'acné vulgaire à partir de 12 ans, et le premier de sa classe autorisé pour les deux sexes. Les essais de phase 3 et les méta-analyses portent sur l'acné. Concernant le cuir chevelu, les auteurs écrivent que des données « émergentes mais encore incomplètes » suggèrent des applications possibles dans l'alopécie androgénétique.

  9. 9
    Agrawal 2026 — l'état du développement au-delà des molécules autoriséesAutorité

    Revue ciblée des pharmacothérapies émergentes dans l'alopécie androgénétique, jusqu'en décembre 2025. Directions recensées : antagonistes et dégradeurs topiques du récepteur androgénique (dont le clascotérone), biothérapies visant le récepteur de la prolactine, injectables inducteurs de la phase anagène, agonistes du récepteur bêta de l'hormone thyroïdienne, systèmes de libération prolongée du minoxidil. Les auteurs soulignent que les essais en cours et à venir détermineront le rôle définitif de ces approches.

  10. 10
    Gupta 2026 — classement indirect des traitements appliqués sur le cuir cheveluAutorité

    Revue systématique avec méta-analyses en réseau, recherche arrêtée au 23 janvier 2026, portant sur la variation moyenne de densité capillaire totale à 6 mois en monothérapie chez l'homme : 23 études retenues. Le minoxidil topique à 5 % est classé le plus efficace parmi les traitements appliqués sur le cuir chevelu.

  11. 11
    EMEA/H/A-31/1539 — rapport européen sur le finastéride et le dutastéride, 8 mai 2025Autorité

    Rapport d'évaluation du comité de pharmacovigilance (EMA/225542/2025), saisine déclenchée le 13 septembre 2024 par l'agence française. Finastéride 1 mg autorisé dans l'Union depuis 1998 « pour le traitement des hommes âgés de 18 à 41 ans présentant une perte de cheveux de type masculin à un stade précoce ». Le finastéride abaisse la dihydrotestostérone sérique d'environ 70 %. Décisions : lien de causalité confirmé entre finastéride oral et idée suicidaire, ajoutée en effet indésirable de fréquence « indéterminée » ; carte patient obligatoire dans la boîte du 1 mg.

  12. 12
    Kaufman et al. — JAAD 1998 (essai pivot du finastéride 1 mg)Autorité

    Essai pivot de phase III établissant le finastéride 1 mg oral comme standard thérapeutique de référence dans l'alopécie androgénétique masculine.

Patients de Suisse

Préparer votre soin — Suisse

Voyage vers Istanbul

  • Repère de départ : Genève-Cointrin (GVA) ou Zurich (ZRH)
  • Vérifiez les horaires, escales et conditions de modification avec votre transporteur. Le calendrier doit prévoir les contrôles médicaux avant le retour.
  • Les formalités dépendent notamment de votre nationalité et de votre document de voyage. Consultez les informations officielles d’entrée en Turquie avant de réserver.

Comparer votre budget en CHF

Faites préciser la devise de facturation. Si une conversion est nécessaire, utilisez un taux daté et ajoutez les frais de paiement.

  • Comparez les mêmes actes, dispositifs et étapes de traitement.
  • Ajoutez les frais de voyage, les nuits et le suivi non inclus.
  • Identifiez les dépenses qui restent à confirmer avant votre décision.

Suivi et urgences — Suisse

Demandez le contact médical et les modalités d’un examen après le retour. En cas de symptôme urgent, contactez les services de soins locaux sans attendre une réponse de coordination à distance. Conservez vos comptes rendus et les références des dispositifs éventuellement posés.

Sécurité sociale & couverture

Interrogez votre organisme de couverture (LAMal (assurance de base)) et votre assurance avant de réserver. Demandez une réponse écrite pour les actes programmés en Turquie, les autorisations éventuelles et les exclusions. Une facture ne garantit pas une participation. Les règles françaises citées dans l’article ne déterminent pas votre couverture locale.

Ces repères pour Suisse complètent l’article de référence. Votre situation administrative, l’indication médicale, le devis et le suivi doivent être confirmés individuellement.

Questions fréquentes

Le clascotérone est-il disponible en France pour la calvitie ?

Non, et il ne l'est dans aucun pays pour cette indication. La seule autorisation existante porte sur une crème à 1 % (Winlevi) contre l'acné, accordée dans l'Union européenne le 17 octobre 2025 après un premier refus le 25 avril 2025. Pour le cuir chevelu, aucune autorisation n'a été délivrée — ni en France, ni dans l'Union européenne, ni aux États-Unis. L'industriel a annoncé, dans un communiqué du 15 avril 2026, un dépôt de dossier américain pour le début de 2027 : c'est une intention d'entreprise, pas une date d'autorisation, et aucune échéance européenne n'est publique.

Quels sont les effets secondaires du clascotérone ?

Il faut distinguer les deux produits. Pour la crème à 1 % contre l'acné, un dossier clinique existe et a été évalué par le régulateur européen : deux études principales sur 1 440 personnes, deux applications par jour pendant douze semaines. L'autorisation a été assortie de mesures de réduction du risque — dose limitée, surveillance du traitement, usage restreint au visage chez l'adolescent —, motivées par un risque d'absorption dans le sang. Pour la solution capillaire à 5 %, aucun tableau d'effets indésirables n'a été publié : la seule information disponible est une phrase de communiqué décrivant une tolérance comparable à celle du véhicule. Tout pourcentage précis que vous liriez pour cette forme ne renvoie, à ce jour, à aucune publication vérifiable.

Clascotérone ou finastéride : lequel choisir ?

La question ne peut pas être tranchée par des chiffres, car les deux molécules ne sont pas au même stade. Le finastéride 1 mg est autorisé dans l'Union depuis 1998 chez l'homme de 18 à 41 ans, son essai pivot est publié, et il a fait l'objet d'une réévaluation européenne complète en mai 2025 : il abaisse la dihydrotestostérone sérique d'environ 70 %, et porte désormais l'idée suicidaire comme effet indésirable de fréquence indéterminée, avec une carte patient obligatoire dans la boîte. Le clascotérone, lui, n'est autorisé nulle part pour le cuir chevelu et n'a publié aucun résultat d'essai. Comparer une molécule documentée à une molécule non documentée revient à comparer un dossier à une promesse. Ce choix appartient à un médecin qui vous examine.

Peut-on utiliser le clascotérone après une greffe de cheveux ?

Aucune donnée publiée ne documente cet usage. Les trois essais menés sur le cuir chevelu — un de phase 2 achevé en 2016, deux de phase 3 achevés en 2025 et 2026 — n'ont porté sur aucun patient opéré, et aucun n'a publié ses résultats. Le produit n'est par ailleurs autorisé pour le cuir chevelu dans aucun pays, ce qui interdit de valider une posologie ou un calendrier d'introduction. Le besoin, lui, est réel : une greffe ne protège pas les cheveux natifs qui n'ont pas été greffés. Mais la décision d'un traitement d'entretien, quel qu'il soit, revient à votre médecin traitant ou à un dermatologue qui connaît votre dossier. Renaissance Clinique ne prescrit, ne délivre ni n'administre aucun traitement médicamenteux.

Quel est le prix du clascotérone en France ?

Pour le cuir chevelu, la question n'a pas de réponse chiffrée : un produit sans autorisation dans aucun pays n'a pas de marché légal dans cette indication, donc pas de prix de référence et pas de prise en charge. Les offres rencontrées en ligne se situent en dehors de tout cadre d'autorisation, sans garantie d'identité, de dosage ni de pureté du produit livré. Ce n'est pas une mise en garde de principe : c'est la conséquence directe du statut réglementaire décrit plus haut.

Le clascotérone fonctionne-t-il chez la femme ?

Aucun essai de phase 3 publié ne permet de répondre : les deux essais de phase 3 sur le cuir chevelu n'ont inclus que des hommes — 703 dans l'un, 762 dans l'autre. Ce qui existe pour les deux sexes concerne l'autre produit : la crème à 1 % contre l'acné, décrite dans la revue de Shefa et coll. (2026) comme la première de sa classe autorisée chez l'homme comme chez la femme. L'intérêt pour la chute de cheveux féminine s'explique : le finastéride a une autorisation limitée à l'homme de 18 à 41 ans et est contre-indiqué chez la femme enceinte ou en âge de procréer sans contraception. L'espace thérapeutique est réel, les données ne sont pas encore là.

Au bout de combien de temps peut-on juger un traitement de ce type ?

Les essais eux-mêmes donnent l'échelle. L'essai de phase 2 du clascotérone a mesuré ses résultats après 26 semaines ; les deux essais de phase 3 ont fixé leurs critères principaux à six mois, avec une période de prolongation portant l'observation à douze mois. Aucune donnée publiée ne permet toutefois de dire à quel moment un effet deviendrait perceptible pour cette molécule, puisqu'aucune valeur n'a été rendue publique. Un élément du communiqué d'avril 2026 mérite d'être retenu : les participants basculés sur le véhicule à partir du septième mois ont vu les gains obtenus se réduire — ce type de traitement est donc suspensif, comme les autres traitements médicaux de la calvitie.

Peut-on associer le clascotérone au minoxidil ou au finastéride ?

Aucun essai publié n'a évalué une association incluant le clascotérone. Le seul essai qui l'ait comparé à un traitement actif — le minoxidil à 5 %, sur 95 hommes — s'est achevé en mai 2016 et n'a jamais déposé ni publié ses résultats ; il testait d'ailleurs des bras séparés, pas une association. La revue systématique de Gupta et coll. (2026) classe les traitements appliqués sur le cuir chevelu en monothérapie, et y place le minoxidil topique à 5 % comme le plus efficace ; le clascotérone, faute de résultats publiés, ne peut pas y être situé. Associer des médicaments relève dans tous les cas d'une décision médicale individuelle, prise par un médecin qui vous examine.

Aller plus loin

Avis Trustpilot