Comment utiliser la clascotérone — et pourquoi aucun protocole n'existe
Aucune solution capillaire de clascotérone n'est autorisée et les modalités d'application des essais n'ont jamais été publiées : il n'y a pas de protocole à donner. Voici ce qui est réellement connu.

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Vous cherchez comment s'utilise la clascotérone. La réponse honnête tient en une phrase, et ce n'est pas celle que donnent la plupart des pages sur ce sujet : il n'existe aucun schéma d'utilisation qui puisse être validé aujourd'hui, parce qu'aucun produit de ce type n'est autorisé pour le cuir chevelu et qu'aucun essai n'a publié ses modalités d'application. Cette page explique d'où vient ce vide, ce que l'on sait réellement du déroulement des essais, ce que font les gens en pratique et pourquoi c'est risqué — puis vers quoi se tourner, du côté de ce qui est autorisé et documenté.
La seule autorisation qui existe pour la clascotérone est une crème à 1 % (Winlevi), autorisée dans l'Union européenne le 17 octobre 2025 — pour l'acné, et chez l'adolescent de 12 à moins de 18 ans pour l'acné du visage uniquement. Cette autorisation a été précédée d'un refus, le 25 avril 2025 : l'agence européenne a écrit qu'« il existe cependant un risque que le médicament soit absorbé dans le sang et supprime le fonctionnement de trois organes : l'hypothalamus et l'hypophyse dans le cerveau, et les glandes surrénales », suppression qui « pourrait entraîner une altération de la croissance et de la maturation sexuelle ». L'avis est devenu favorable après réexamen le 25 août 2025, assorti de mesures de réduction du risque. Pour le cuir chevelu, la clascotérone n'est autorisée nulle part : ni en France, ni dans l'Union européenne, ni aux États-Unis.
Pourquoi il n'y a pas de protocole à donner
Trois raisons se cumulent, et chacune suffirait à elle seule.
À ces trois raisons administratives s'en ajoute une quatrième, de fond. Un schéma d'application n'est jamais une simple recette : c'est une dose, sur une surface donnée, à une fréquence donnée, dont des essais ont mesuré à la fois l'effet et la tolérance. Tant que ces mesures ne sont pas publiées, tout chiffre avancé — quantité, fréquence, durée — est une invention, y compris quand il s'accompagne d'une référence bibliographique d'apparence sérieuse. C'est précisément ce que contenait la version précédente de cette page, et c'est la raison pour laquelle elle a été entièrement réécrite.
Ce que le registre décrit — et ce que cela ne dit pas
Les fiches publiques des essais décrivent une conception d'étude, pas un mode d'emploi. Voici ce qu'elles contiennent, telles qu'elles sont consultables au 19 septembre 2026.
| Essai | Effectif et centres | Conception enregistrée | Statut |
|---|---|---|---|
| NCT05910450 « Scalp 1 » | 703 hommes, 24 centres en Géorgie et aux États-Unis | Solution à 5 % ; 6 mois en double aveugle contre véhicule, puis 6 mois | Début 21 juin 2023, achevé le 26 janvier 2026 — aucun résultat déposé |
| NCT05914805 « Scalp 2 » | 762 hommes, 27 centres en Allemagne, en Pologne et aux États-Unis | Solution à 5 % ; 6 mois en double aveugle puis 6 mois en simple aveugle | Début 17 août 2023, achevé le 16 juillet 2025 — aucun résultat déposé |
| NCT02279823 (phase 2) | 95 hommes, 3 centres aux États-Unis | Trois bras : solution à 5 %, minoxidil 5 % comme comparateur actif, placebo ; 26 semaines | Achevé en mai 2016 — aucun résultat déposé |
Deux précisions comptent ici plus que tout le reste du tableau. La première : les critères principaux des essais de phase 3 sont la variation du comptage total de cheveux non duveteux dans la zone cible et l'appréciation, par le participant lui-même, de sa propre couverture capillaire — mesurées à six mois. La seconde : la mention « aucun résultat déposé » figure sur les trois fiches, y compris celle d'un essai achevé il y a dix ans. Un registre n'est pas une notice : il dit comment une étude a été organisée, jamais comment un produit doit être employé — et, en l'occurrence, le produit en question n'est disponible nulle part.
Que valent les chiffres annoncés ?
Les deux essais de phase 3 sur le cuir chevelu n'ont donné lieu à aucune publication scientifique, ni à aucun dépôt de résultats au registre américain. Ils ont porté sur 1 465 hommes au total — 703 dans l'essai NCT05910450 (« Scalp 1 », achevé le 26 janvier 2026) et 762 dans NCT05914805 (« Scalp 2 », achevé le 16 juillet 2025) — avec une solution à 5 %. Les seuls chiffres publics viennent du communiqué de Cosmo Pharmaceuticals du 3 décembre 2025 : une amélioration relative du comptage de cheveux dans la zone cible, par rapport au véhicule, de 539 % dans un essai et de 168 % dans son jumeau de conception identique. Un écart de 3,2 fois entre deux études censées mesurer la même chose : c'est cet écart qui est l'information, et il montre à quel point un pourcentage relatif est instable quand le groupe témoin bouge peu. Aucune valeur absolue n'a été publiée, et aucun chiffre de densité capillaire en cheveux par centimètre carré n'est disponible pour cette molécule.
Une revue narrative parue en 2026 et consacrée à cette molécule situe l'état de la preuve capillaire dans les mêmes termes : des données « émergentes mais encore incomplètes ». Les essais de phase 3 et les méta-analyses qui existent bel et bien pour cette substance portent, eux, sur l'acné.
« Topique » ne veut pas dire « sans effet général »
L'idée que la clascotérone n'aurait aucun effet général ne tient pas pour la solution capillaire. L'étude de phase 1 du laboratoire lui-même (Täubel et coll., 2021) énonce la différence entre les deux formes : sous forme de crème, la clascotérone est peu absorbée, mais « la formulation en solution mise au point pour le traitement de l'alopécie androgénétique conduit à une concentration systémique mesurable et à une accumulation de l'anti-androgène ». C'est d'ailleurs le risque d'absorption sanguine — et de freinage de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien — qui avait motivé le refus européen du 25 avril 2025, pour une simple crème à 1 % sur le visage. Le laboratoire décrit pour la solution capillaire une absorption « négligeable », sans qu'aucune valeur mesurée ne soit publique.
Cette phrase change la façon de lire l'argument le plus répandu en faveur de cette molécule. « C'est local, donc c'est sans risque » est une déduction, pas une mesure. Le régulateur européen écrit lui-même qu'une exposition plus faible « n'exclut pas entièrement » le risque d'effets généraux — et il l'écrit à propos d'une crème bien moins concentrée, appliquée sur une surface bien plus petite qu'un cuir chevelu entier.
Ce que font les gens en pratique — et pourquoi c'est risqué
Faute de produit autorisé, deux voies circulent : l'achat sur des sites en ligne et la préparation à façon. Ni l'une ni l'autre n'est un raccourci vers ce que les essais ont testé. Il vaut la peine de dire précisément ce qui manque dans chacune.
- Ce qu'il y a réellement dans le flacon n'est pas vérifiable. Hors autorisation, il n'y a ni spécification de qualité opposable, ni contrôle de teneur, ni contrôle de pureté, ni donnée de stabilité, ni traçabilité des lots.
- La concentration citée n'est pas toujours celle des essais. Les deux essais de phase 3 ont utilisé une solution à 5 %. Les autres concentrations qui circulent viennent d'ailleurs : d'une étude de pharmacologie conduite à doses supra-thérapeutiques, ou de la crème à 1 % contre l'acné, qui n'a rien à voir avec un usage capillaire.
- Le point de sécurité documenté ne disparaît pas parce que le produit est acheté seul. L'étude de phase 1 du laboratoire décrit, pour la formulation en solution, une concentration générale mesurable et une accumulation ; le refus européen d'avril 2025 portait exactement sur ce risque de passage dans le sang.
- Personne ne recueille les effets indésirables. Hors circuit autorisé, il n'y a ni prescripteur, ni pharmacien, ni pharmacovigilance : un effet inattendu n'est vu par personne et ne sert à personne d'autre.
Écrire une quantité, une fréquence ou un geste donnerait l'apparence d'un cadre à quelque chose qui n'en a pas. Le vide est ici l'information : il n'existe ni dose validée, ni durée validée, ni schéma validé pour cette molécule sur le cuir chevelu. Toute page qui en propose un l'a fabriqué.
Quand cela pourrait-il changer ?
Aucune date d'autorisation n'est publique, et aucune ne peut être annoncée honnêtement. Ce qui existe, ce sont deux communiqués d'entreprise. Celui du 3 décembre 2025 annonce les résultats principaux des deux essais de phase 3. Celui du 15 avril 2026 porte sur les données à douze mois : les participants restés sous traitement continu ont poursuivi leur gain jusqu'au douzième mois, tandis que ceux passés au véhicule à partir du septième mois ont vu les gains obtenus se réduire ; l'entreprise y qualifie l'absorption générale de « négligeable », sans publier la moindre valeur mesurée, et annonce un dépôt de dossier aux États-Unis au début de 2027. Trois distinctions s'imposent : un dépôt n'est pas une autorisation, une autorisation américaine n'est pas une autorisation européenne, et un communiqué d'entreprise n'est pas une publication scientifique.
Une revue des pharmacothérapies émergentes de l'alopécie androgénétique, parue en 2026, situe les antagonistes topiques du récepteur androgénique parmi plusieurs directions explorées, et conclut que ce sont les essais en cours et à venir qui en détermineront le rôle définitif. C'est la formulation juste : une piste de recherche, pas une option disponible.
Vers quoi se tourner aujourd'hui
Deux molécules sont autorisées en France contre la chute de cheveux, et elles ont sur la clascotérone un avantage décisif : elles ont une notice. Le minoxidil topique à 5 % est autorisé chez l'homme adulte pour une chute modérée, sans ordonnance et non remboursé ; c'est aussi le traitement appliqué sur le cuir chevelu qui arrive en tête d'une revue systématique avec méta-analyses en réseau publiée en 2026, portant sur 23 études et sur la variation moyenne de densité capillaire à six mois en monothérapie chez l'homme. Ce classement reste un rapprochement indirect entre essais menés séparément, et non une comparaison directe : c'est utile pour orienter, insuffisant pour trancher.
Le finastéride 1 mg, lui, est autorisé dans l'Union depuis 1998 « pour le traitement des hommes âgés de 18 à 41 ans présentant une perte de cheveux de type masculin à un stade précoce », et il abaisse la dihydrotestostérone sérique d'environ 70 %. Son cadre s'est resserré : au terme d'une procédure européenne déclenchée par l'agence française, le comité de pharmacovigilance a confirmé le 8 mai 2025 un lien de causalité avec l'idée suicidaire, ajoutée aux effets indésirables avec une fréquence « indéterminée », et une carte patient doit désormais figurer dans la boîte. Dans les deux cas, l'indication, la posologie et la surveillance relèvent d'un médecin qui vous examine : cette page ne s'y substitue pas.
Ce qu'un traitement médical ne fait pas
Quelle que soit la molécule, un traitement médical de l'alopécie androgénétique agit sur des follicules encore vivants : il ne recrée rien là où la miniaturisation est allée jusqu'au bout, et son effet cesse avec le traitement. Une greffe répond à une autre question : elle redéploie des follicules prélevés en zone donneuse vers les zones dégarnies, sans qu'aucune molécule soit administrée, mais elle ne protège pas les cheveux qui n'ont pas été greffés — la chute peut donc se poursuivre autour de la zone opérée. Les deux approches ne portent pas sur les mêmes cheveux. La question utile n'est donc pas « médicament ou greffe », mais « reste-t-il quelque chose à préserver, et où ».
Renaissance Clinique est spécialisée dans la greffe de cheveux (FUE et technique Choi Pen). Nos chirurgiens évaluent gratuitement votre cas sur le plan chirurgical. Nous ne prescrivons, ne délivrons, ne stockons et n'administrons aucun des médicaments cités sur cette page : pour un traitement médicamenteux, l'interlocuteur est un médecin.
Sources et références
- 1Winlevi 2025 — refus initial, puis autorisation européenne de la crème contre l'acnéAutorité
Document de questions-réponses de l'agence européenne (EMA/277213/2025, 26 août 2025, EMEA/H/C/006138), titulaire Cassiopea S.p.A. Refus initial le 25 avril 2025 : le médicament « bloque les récepteurs des androgènes localement dans la peau », mais « il existe cependant un risque que le médicament soit absorbé dans le sang et supprime le fonctionnement de trois organes : l'hypothalamus et l'hypophyse dans le cerveau, et les glandes surrénales », suppression qui « pourrait entraîner une altération de la croissance et de la maturation sexuelle ». Après réexamen le 25 août 2025, avis favorable assorti de mesures de réduction du risque. Autorisation valable dans toute l'Union le 17 octobre 2025. Indication : chez l'adulte, acné vulgaire ; chez l'adolescent de 12 à moins de 18 ans, acné vulgaire du visage. Dossier clinique : deux études principales portant sur 1 440 personnes, crème deux fois par jour pendant 12 semaines.
- 2NCT05910450 — essai de phase 3 « Scalp 1 » (703 hommes)Autorité
Essai de phase 3 de 6 mois, multicentrique, prospectif, randomisé, en double aveugle, contrôlé par véhicule, 703 hommes, 24 centres en Géorgie et aux États-Unis, promoteur Cassiopea SpA. Clascotérone en solution à 5 %. Début 21 juin 2023, achèvement 26 janvier 2026. Statut : achevé, aucun résultat déposé au 19 septembre 2026.
- 3NCT05914805 — essai de phase 3 « Scalp 2 » (762 hommes)Autorité
Essai de phase 3 de 6 mois, multicentrique, prospectif, randomisé, en double aveugle, contrôlé par véhicule, 762 hommes, 27 centres en Allemagne, en Pologne et aux États-Unis, promoteur Cassiopea SpA. Clascotérone en solution à 5 %, six mois en double aveugle puis six mois en simple aveugle. Critères principaux : variation du comptage total de cheveux non duveteux dans la zone, et appréciation par le participant de sa propre couverture capillaire, à 6 mois. Début 17 août 2023, achèvement 16 juillet 2025. Statut : achevé, aucun résultat déposé au 19 septembre 2026.
- 4NCT02279823 — essai de phase 2 contre le minoxidil, achevé en 2016Autorité
Essai de phase 2 multicentrique, randomisé, en triple aveugle, 95 hommes atteints d'alopécie androgénétique, 3 centres aux États-Unis, promoteur Intrepid Therapeutics. Trois bras : cortexolone 17α-propionate en solution à 5 %, minoxidil en solution à 5 % (comparateur actif) et placebo, deux applications par jour pendant 26 semaines. Début octobre 2014, achèvement mai 2016. Statut : achevé, aucun résultat déposé au 19 septembre 2026.
- 5Täubel 2021 — étude de phase 1 sur la solution capillaire, promue par le laboratoireAutorité
Étude de phase 1 sur 32 volontaires évaluant l'effet du clascotérone sur l'intervalle QTc à doses supra-thérapeutiques (225 mg appliqués en solution concentrée). Aucun effet sur l'intervalle QTc dans la gamme de concentrations testée. Constat déterminant pour l'alopécie : sous forme de crème, le clascotérone est peu absorbé, mais « la formulation en solution mise au point pour le traitement de l'alopécie androgénétique conduit à une concentration systémique mesurable et à une accumulation de l'anti-androgène ».
- 6Cosmo 2025 — communiqué annonçant les résultats top-line des deux essais de phase 3
Communiqué d'entreprise du 3 décembre 2025 annonçant les résultats top-line des deux essais de phase 3 Scalp 1 (NCT05910450) et Scalp 2 (NCT05914805), de conception identique, conduits aux États-Unis et en Europe sur 1 465 patients au total. Amélioration relative du comptage de cheveux dans la zone cible par rapport au véhicule : 539 % dans un essai, 168 % dans l'autre. Tolérance décrite comme comparable à celle du véhicule. Source industrielle, non relue par des pairs, sans valeurs absolues publiées : citée ici comme communication d'entreprise, pas comme résultat scientifique.
- 7Cosmo 2026 — communiqué annonçant les données à douze mois
Communiqué d'entreprise du 15 avril 2026 annonçant les données de phase III à 12 mois pour la solution capillaire de clascotérone à 5 % chez l'homme atteint d'alopécie androgénétique légère à modérée. Les participants restés sous traitement continu ont poursuivi leur gain capillaire jusqu'au 12e mois ; ceux passés au véhicule à partir du 7e mois ont vu les gains obtenus se réduire. Absorption générale qualifiée de « négligeable » par l'entreprise, sans aucune valeur mesurée publique. Dépôt américain annoncé pour le début de 2027. Source industrielle, non relue par des pairs.
- 8Shefa 2026 — revue du clascotérone : ce qui est établi et ce qui ne l'est pasAutorité
Revue narrative fondée sur une recherche documentaire jusqu'en avril 2026. La crème de clascotérone à 1 % est le premier inhibiteur topique du récepteur androgénique autorisé par l'agence américaine dans l'acné vulgaire à partir de 12 ans, et le premier de sa classe autorisé pour les deux sexes. Les essais de phase 3 et les méta-analyses portent sur l'acné. Concernant le cuir chevelu, les auteurs écrivent que des données « émergentes mais encore incomplètes » suggèrent des applications possibles dans l'alopécie androgénétique.
- 9Agrawal 2026 — l'état du développement au-delà des molécules autoriséesAutorité
Revue ciblée des pharmacothérapies émergentes dans l'alopécie androgénétique, jusqu'en décembre 2025. Directions recensées : antagonistes et dégradeurs topiques du récepteur androgénique (dont le clascotérone), biothérapies visant le récepteur de la prolactine, injectables inducteurs de la phase anagène, agonistes du récepteur bêta de l'hormone thyroïdienne, systèmes de libération prolongée du minoxidil. Les auteurs soulignent que les essais en cours et à venir détermineront le rôle définitif de ces approches.
- 10Gupta 2026 — classement indirect des traitements appliqués sur le cuir cheveluAutorité
Revue systématique avec méta-analyses en réseau, recherche arrêtée au 23 janvier 2026, portant sur la variation moyenne de densité capillaire totale à 6 mois en monothérapie chez l'homme : 23 études retenues. Le minoxidil topique à 5 % est classé le plus efficace parmi les traitements appliqués sur le cuir chevelu.
- 11EMEA/H/A-31/1539 — rapport européen sur le finastéride et le dutastéride, 8 mai 2025Autorité
Rapport d'évaluation du comité de pharmacovigilance (EMA/225542/2025), saisine déclenchée le 13 septembre 2024 par l'agence française. Finastéride 1 mg autorisé dans l'Union depuis 1998 « pour le traitement des hommes âgés de 18 à 41 ans présentant une perte de cheveux de type masculin à un stade précoce ». Le finastéride abaisse la dihydrotestostérone sérique d'environ 70 %. Décisions : lien de causalité confirmé entre finastéride oral et idée suicidaire, ajoutée en effet indésirable de fréquence « indéterminée » ; carte patient obligatoire dans la boîte du 1 mg.
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Ces repères pour Suisse complètent l’article de référence. Votre situation administrative, l’indication médicale, le devis et le suivi doivent être confirmés individuellement.
Questions fréquentes
Combien de fois par jour faut-il appliquer la clascotérone ?
Cette question n'a pas de réponse validée, et personne ne peut honnêtement en donner une. Aucune solution capillaire de clascotérone n'est autorisée, dans aucun pays : il n'existe donc ni notice, ni dose approuvée, ni fréquence approuvée. Les deux essais de phase 3 menés sur le cuir chevelu n'ont publié ni leurs résultats, ni leurs modalités d'application ; le registre américain se limite à décrire leur conception — une solution à 5 %, six mois en double aveugle contre véhicule puis six mois, des critères principaux mesurés à six mois. C'est la description d'une étude, pas un schéma à reproduire chez soi. Les chiffres précis que l'on trouve en ligne sur ce point ne proviennent d'aucune source vérifiable.
Existe-t-il une notice officielle de clascotérone pour le cuir chevelu ?
Non. La seule notice qui existe est celle d'une crème à 1 % contre l'acné, autorisée dans l'Union européenne le 17 octobre 2025 chez l'adulte, et chez l'adolescent de 12 à moins de 18 ans pour l'acné du visage uniquement. Elle ne concerne ni la chute de cheveux, ni le cuir chevelu, ni la forme en solution évaluée dans les essais capillaires. Transposer son cadre d'emploi à un cuir chevelu entier reviendrait à changer à la fois la surface traitée, la concentration et la durée : rien ne permet de le faire.
Peut-on acheter de la clascotérone en ligne pour ses cheveux ?
Des produits circulent sous ce nom, mais ils se situent hors de tout cadre autorisé, avec quatre conséquences concrètes : la teneur et la pureté ne sont vérifiées par personne ; la stabilité et la traçabilité des lots ne sont documentées par personne ; la concentration annoncée ne correspond pas nécessairement à celle des essais ; et aucun effet indésirable n'est recueilli, ni pour vous, ni pour les suivants. À cela s'ajoute un point de sécurité documenté : l'étude de phase 1 du laboratoire décrit, pour la formulation en solution, une concentration générale mesurable et une accumulation de l'anti-androgène.
La clascotérone en application locale passe-t-elle dans le sang ?
Pour la solution capillaire, oui, et c'est le laboratoire qui l'écrit. Son étude de phase 1 (Täubel et coll., 2021) précise que la crème est peu absorbée, mais que « la formulation en solution mise au point pour le traitement de l'alopécie androgénétique conduit à une concentration systémique mesurable et à une accumulation de l'anti-androgène ». C'est d'ailleurs ce risque de passage dans le sang — et de freinage de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien — qui avait motivé le refus européen du 25 avril 2025 pour la crème à 1 % sur le visage. L'entreprise qualifie l'absorption de « négligeable » pour la solution capillaire, sans qu'aucune valeur mesurée ne soit publique.
Quand les résultats des essais seront-ils publiés ?
Aucune date n'est annoncée. Au 19 septembre 2026, les trois essais enregistrés sur le cuir chevelu — deux de phase 3 et un de phase 2 achevé en 2016 — portent tous la mention « aucun résultat déposé », et aucune publication relue par des pairs n'existe. Les seuls éléments publics sont deux communiqués d'entreprise, ceux du 3 décembre 2025 et du 15 avril 2026, le second annonçant un dépôt de dossier aux États-Unis au début de 2027. Un dépôt n'est ni une autorisation, ni un calendrier européen : aucune date d'autorisation n'est publique, en France comme ailleurs.
Qu'est-ce qui est autorisé aujourd'hui en France contre la chute de cheveux ?
Le minoxidil topique à 5 %, chez l'homme adulte pour une chute modérée, sans ordonnance et non remboursé : une revue systématique avec méta-analyses en réseau publiée en 2026, sur 23 études, le classe en tête des traitements appliqués sur le cuir chevelu pour la variation de densité à six mois en monothérapie chez l'homme. Et le finastéride 1 mg par voie orale, autorisé dans l'Union depuis 1998 chez l'homme de 18 à 41 ans, dont le cadre s'est resserré après la décision européenne du 8 mai 2025 : idée suicidaire ajoutée aux effets indésirables et carte patient obligatoire dans la boîte. Le choix entre ces options relève d'un médecin qui vous examine.
Renaissance Clinique délivre-t-elle ce produit ?
Non. Nous sommes une clinique de greffe de cheveux : nous ne prescrivons, ne délivrons, ne stockons et n'administrons aucun des médicaments cités sur cette page, et nous ne recommandons aucun traitement médicamenteux. Cette page est un contenu d'information construit à partir de documents publics : document de questions-réponses de l'agence européenne, fiches du registre américain des essais cliniques, publications relues par des pairs et communiqués d'entreprise identifiés comme tels.
Aller plus loin
FUE et technique Choi Pen — principe, indications, limites.
Forfaits tout compris — évaluation gratuite de votre cas.
Mécanisme, statut réglementaire, état réel des essais.
Deux points d’action différents, deux niveaux de preuve différents.
Données d'acné, absorption générale, ce qui n'est pas publié.
État des données pour cette situation particulière.